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PEIGNEUSE.
PHOSPHATE DE CHAUX.
primé à l’aide d’une came qui meut le levier 4 8, laverge 17, le levier 17 et enfin l’axe 13. Le mouvementétant produit do bas en liant, la mâchoire supérieures’élève, et celle inférieure la suit jusqu’à la rencontredes points fixes du bâti contre lesquels elle vient buter;alors la mâchoire c continue de s’élever seule, et parconséquent la pince s’ouvre.
C’est à ce moment que les cylindres a et b fontavancer la nappe, dont la tète vient s’engager dans lapince , en la dépassant d’une quantité déterminée parle réglage de l’alimentation , en raison de la longueurdes libres élémentaires.
Aussitôt ce mouvement accompli, la mâchoire c re-descend, vient s’appuyer contre la mâchoire d, en ser-rant la nappe, et toute la pince, entraînée par l’oscil-lation do la mâchoire supérieure, tourne autour ducentre I et vient présenter la tête de la nappe aux pei-gnes parallèles qui garnissent une partie de la surfacedu tambour peigneur E. La surface du tambour pei-gneur E est divisée en quatre parties inégales parlespeignes parallèles assemblés sur partie de sa surface,d’un côté, et un segment cannelé K’ de l’autre, lesintervalles entre ces parties étant unis.
Les peignes sont faits avec des aiguilles d'acier réu-nies dans du plomb (comme on le fait pour celles dumétier à bas) ; les premières sont les plus grosses, fontla majeure partie du travail; les dernières, très-fines,ayant 4U dents au centimètre, le rendent parfait.
Une brosse circulaire G, montée sur l’arbre 4, tournedans le racine sens que le tambour peigneur, mais avecune vitesse plus grande. Cette brosse, à chaque révo-lution du tambour, débarrasse les peignes des matièresétrangères, des boutons et des brins très-courts dontils sont chargés. Un ruban de carde II, monté en toilesans fin, nettoie les brosses G , et un peigne à mou-vement alternatif fait tomber dans une caisse destinéeà cet effet tous les déchets qu’il détache des dents dela carde.
Quand les peignes du tambour peigneur ont accomplileur fonction, la pince remonte en s’ouvrant, et le peignefixe e, placé en avant, s’introduit vers la limite de laportion déjà épurée delà nappe.
Au même moment, un cylindre garni de cuir 3, os-cillant autour d’un cylindre cannelé g, vient s’appuyervivement contre la partie cannelée E’ du tambourpeigneur, et par suite comprimer les fibres peignéesqui demeurent appliquées sur le tambour. Cet abaisse-ment est produit au moyen d’une came qui met enmouvement au moment voulu l’axe 22, et par suite lesystème 23, Q, 1t. Les deux surfaces en contact conti-nuant à tourner retirent du peigne fixe e la queue desfilaments, et par conséquent la détachent complètementdu reste de la nappe. Ils passent ensuite entre le rou-leau g et un autre rouleau h qui opère après le rouleau f.
Voici maintenant comment se soudent en un rubanparfaitement continu les différentes mèches successi-vement arrachées. Après l’arrachage, les cylindresarracheurs f et g , entre lesquels la mèche est engagée,opèrent un léger mouvement de recul de manière àdégager une portion de la queue arrachée ; il en résulteque la tête de la mèche suivante vient se placer surcette portion de queue précédente, se soudera avec ellesous l’action des cylindres f, g, /i, et il en résulteraun ruban continu dont la longueur sera nécessairementégale à la somme dos mouvements d’avance ou d’arra-chage, diminuée de la somme de leurs mouvements derecul.
Ainsi soudé, le ruban est saisi par les rouleauxd’appel qui le dirigent hors de la machine.
Une seule machine peut avoir six têtes semblables,agir sur six nappes à la fois, chacune d’elles ayant 20à 23 centimètres de largeur. Les peignes donnent engénéral uu coup par seconde , 00 par minute.
PKSE-MONXA1E Nous avons déjà parlé de cetingénieux appareil, de l'invention deM. Seguier. Nousen donnerons ici lu description.
Chaque pièce arrive par un plan incliné près duqueltourne un tambour horizontal garni de pointes quiagitent les pièces pour les faire passer une à une. Ar-rivées au bas du plan incliné., les pièces sont placéessur la balance par un poseur. La balance est multiple,et chaque plateau est suspendu à une extrémité du fléaupar une tige verticale dont une partie est enveloppéepar un très-petit cône. Cette tige enfile librement unpetit anneau porté par un bras implanté dans la piècequi soutient le couteau central et qui sert à soulever lefléau. Le petit anneau, dont le poids est précisémentégal au poids de tolérance, se trouve, dans l’état derepos, à une très-petite distance au-dessus du sommetdu cône.
Supposons que l’étalon ou le poids droit soit placésur un plateau et la pièce sur l’autre : l w Si la pièce ale poids de l’étalon ou à peu près, le fléau restehorizontal; une pièce amenée par le poseur poussecelle qui est sur le plateau et la fait descendre par uncanal du milieu dans la case des bonnes pièces; 2° sila pièce est plus lourde que l’étalon, le fléau tend às’élever du côté de l’étalon, la tige monte avec soncône qui pénètre dans le petit poids annulaire, s’encharge, et alors du côté de l'étalon on a un poids fortégal au poids droit augmenté de la tolérance. »Si l’os-cillation du fléau est arrêtée, la pièce est dans les li-mites de la tolérance et se rend dans la case des bonnespièces. Mais quand ce poids annulaire est insuffisantpour arrêter l'oscillation, la balance trébuche et lapièce c.-t poussée dans un canal latéral qui la conduitdans la case des pièces trop fortes; 3° enfin, si la pièceest plus légère que l’étalon , le fléau monte du côté dela piècè, le cône monte aussi et se charge de son poidsannulaire. Si ce poids ajouté à la pièce arrête l’oscil-lation, la pièce s’en va par le canal du milieu; mais,s’il n’arrête pas l'oscillation, la pièce se rend par unautre canal latéral dans la case des pièces faibles. Laséparation, le triage des pièces, s’opère au moyen d’uneaiguille placée au-dessus du fléau et dirigée verticale-ment entre deux touches dans l’état d’équilibre.Quand une pièce est dans les limites de la tolérance,l’aiguille, qui n’a que de petites oscillations, ne heurtepas les touches, et la voie du milieu reste ouverte pourconduire la pièce au récipient des pièces acceptées.Mais quand une pièce est trop légère ou trop lourde,l'aiguille vient heurter une des touches qui com-mandent l’extrémité des conduits latéraux, et la pièceprend l’une ou l’autre des deux voies latérales condui-sant au récipient des pièces rejetées comme trop faiblesou trop fortes.
Avec cette balance on pèserait 30 pièces par minute.Ou irait à 500 si la même trémie alimentait dix ba-lances : c'est le travail de quinze ou seize peseurs.
PHOSPHATE DE CHAUX. Une des plus grandesdécouvertes auxquelles la science soit arrivée dans cesdernières années est sans contredit l'importance duphosphate de chaux minéral pour l’agriculture. Ac-croître dans une proportion considérable les récoltespar l’emploi d’un amendement minéral, c’est permettred'augmenter la richesse générale avec une incroyablefacilité. Nous ne saurions mieux faire, pour montrer lapossibilité d’accomplir ce grand progrès, que de suivrel’excellent Guide de la fabrication économique des en-grais, par M. llohart, livre oit toutes les questions quise rapportent à l'utilité, au prix de revient, à l’emploides engrais, sont traitées d’une manière à la fois si pra-tique et si complète. Nous y renverrons le lecteur pourles développements dans lesquels le cadre de cet ou-\ rage ne nous permet pas d’entrer.
« Parcourons rapidement l’historique de cette dé-