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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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PHOTOMÉTRIE.

PIIOTOMÈTRIE.

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gaz et nous avons trouvé 331, c'est-à-dire le mêmenombre à 1 /30 m ° prés.

Une disposition du photomètre , analogue à la pré-cédente, en ce qu’elle met bien à l’abri de l’influenceréciproque des deux lumières à comparer, a déjà étéemployée avec succès en Angleterre. Elle est repré-sentée figure 3667. Elle consiste à employer deux cônes

3667.

UtiUtîi

réunis vers leurs sommets, terminés à ces sommetspar deux disques de papier.

Photomètre deBitchie . — TJne disposition àindiquer estcelle due au professeur Iiitchie, que l’on voit fig. 3668.

36G8.

Elle consiste en une boîte rectangulaire ouverte h sesdeux extrémités et noircie à l’intérieur. La face anté-rieure a une longue fente étroite, de forme rectangu-laire recouverte avec un tissu fin ou du papier huilé.A l’intérieur on place deux miroirs, taillés dans lameme pièce de verre, pour produire exactement lameme réflexion. L’angle de réunion des miroirs esten C, et leur ligne de jonction partage ÀB en deuxparties égales; cette ligne est couverte par un papiernoir, pour éviter le mélange des lumières réfléchies parles deux miroirs.

Pour se servir de ce photomètre, on le place entreles deux lumières dont on veut comparer les intensités,et elles sont toutes deux réfléchies par les miroirs CDet CE sur le tissu ÀB. En faisant varier les distancesde l’une de ces lumières h la ligne CF, on arrivera àl’égalité de lumière dont l’œil juge assez bien, n’étantpas gêné par la vue des foyers de lumière.

En employant des papiers imprimés (probablementhuilés) en caractères très-fins, on apprécie très-bien sichaque lumière permet la lecture des types d’égalefinesse, moyen excellent de mesure employé par lesoculistes pour juger la netteté de la vision.

Photomètre de Wheastone. —Cet appareil est fondé surla persistance de la sensation lumineuse sur la rétine.La partie principale est une perle brillante d’acier P(fig. 3669) montée sur le bord d’un disque de liège portésur un pignon o qui engrène intérieurement avec uneroue plus grande. Celle-ci est adaptée à une petite boîtecylindrique de cuivre qu’on tient d’une main, tandisque de l’autre on fait tourner une manivelle À, quitransmet le mouvement à un axe central et au pi-gnon o. Celui-ci roulant dans l’intérieur du grand en-grenage, la perle participe à ce mouvement en mêmetemps qu’elle roule sur elle-même, et elle décrit, lerapport des rayons étant de I h 4, une courbe épicy-

cloïdale à 4 nœuds telle que celle représentée fig. 3670.Soient M et N deux lumières dont on veut comparer

les intensités ; on place entre elles le photomètre et onfait tourner rapidement. Les points brillants produitspar la réflexion des deux lumières sur deux points op-posés de la perle donnent alors naissance à deux ban-des lumineuses, grâce à la persistance de la sensationde la rétine, semblables à celles de la figure. Si l’uned’elles est plus intense que l’autre, on approche l’in-strument de celle qui l’est le moins, jusqu’à ce quo lesdeux bandes présentent le même éclat. Mesurant alorsla distance du photomètre à chacune des deux lumiè-res, leurs intensités sont proportionnelles aux carrés doces distances.

Cet instrument n’est évidemment pas susceptiblod’une grande précision, mais son emploi est commodepour obtenir des approximations suffisantes dans biendes cas.

Photométrie photographique . — Les progrès de laphotographie, en mettant à la disposition des ex-périmentateurs des substances dont l’impressionna-bilité à la lumière est très grande, fourniront à laphotométrie des ressources nouvelles, des moyens demesure plus exacts que ceux qui exigent l’estimationd’égalité de lumière par l*œil, qui n’est pas un instru-ment bien précis pour estimer de petites différences.Lorsqu’au contraire on aura exactement la limite à la-quelle des substances cesseront d’être impressionnéespar un foyer lumineux, on pourra4étcrminer la mêmelimite pour une autre lumière, et si la quantité pouvantproduire une image peut être* très-faible, il en résul-tera un moyen de mesure très-précis, donnant desrenseignements précipux à la fois sur l'intensité et lanature des lumières comparées. Nous ne connais-sons pas de recherches faites dans cette voie, maiselle s’ouvrira tout naturellement avec le progrès de laphotographie et pourra conduire à d’excellents résul-tats. L’action chimique de la lumière, évaluée ainsiavec une grande précision, conduira sans doute à me-surer tous les éléments de son action, et par suitenotamment ce que nous appelons son intensité, ob-jet de la photométrie.

Photomètre de Bunsen modifié par M. ÆureL— On em-ploie depuis quelques années en Angleterre, surtoutpour les cas nombreux de mesure de lumière des becsde gaz, un photomètre dft àM. Bunsen, fondé sur un prin-cipe nouveau et fort ingénieux. Voici en quoi il consiste :

Une feuille de papier blanc, portant une taçhe dematière grasse en son milieu, tache qui le rend trans-lucide dans toute la partie imprégnée du corps gras,est placée entre les deux lumières quo l’on veut compa-rer, de manière que chacune des faces se trouve éclai-rée seulement par les faisceaux lumineux qui rayon-nent de la source qui est en regard de la face considé-rée. Les rayons lumineux dont l’ensemble constitueles faisceaux incidents frappent à angle droit la fcuillode papier, et si les deux foyers sont également dis-tants et de même intensité, les deux faces devrontprésenter le même aspect. Mais l’expérience indiqueun phénomène bien plus remarquable, c’est la dispa-rition, à peu près complète, de la tache au moment