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tions de détail qui ont été successivement adoptées enAngleterre, nous décrirons celle adoptée par M. E. Bu-rel, ingénieur civil à Rouen , qui a heureusementperfectionné lo photomètre de Bunsen, et lui a donnéun haut degré de simplicité et de perfection. Il est re-présenté fig. 3671 et 3672.
La tringle qui supporte les diverses pièces de l’in-strument est une barre prismatique en cuivre solide-ment établie et qui ne peut fléchir sous le poids du sys-tème qui marche avec l’écran, étant soutenue par unappendice vertical de cet écran terminé par un galetqui roule sur la table qui sert de base commune à toutl’appareil. À Tune des extrémités de la barre de cui-vre est maintenu, par une vis de pression, en un pointqui est le zéro de l’échelle photométrique, le supportqui reçoit les sources dont on veut mesurer l’intensité.La lumière prise pour unité est une lampe mécaniqueconsommant une quantité d’huile connue, à l’heure,ou une bougie maintenue à une hauteur constante parun ressort à boudin, comme dans les lanternes de voi-tures ou mieux dans l’appareil analogue dit photophoreoù l’enveloppe de la bougie est une matière vitreuse,non métallique ; de plus la flamme doit être rendueimmobile par l'adaption d’une cheminée en verre.
Le centre de la flamme du bec de gaz qu’il s'agitd’évaluer, celui de l'écran et celui de la lampe sontdonc placés sur une ligne droite parallèle n la tringle ;l’écran et la lampe, tous deux solidaires, peuvent semouvoir le long de la tringle pour obtenir la mesurecherchée par la constatation de l’égalité de l’éclairementdes deux faces de l’écran. En amère de celui-ci, setrouvent deux miroirs inclinés, qui permettent à l’œil laperception simultanée des deux faces du diaphragme,et favorisent la détermination de l’égalité d’éclaire-ment. D’avance sc trouvent inscrits sur la règle, deschiffres qui donnent le rapport éclairant des deux lu-mières comparées, en prenant pour unité l’intensitéd’une bougie ; une ouverture pratiquée dans la pièce àcoulisse qui porte la lumière type découvre l’échelle, etun index correspondant à l’axe vertical de cette lu-mière marque lo nombre de bougies auquel équivautla source examinée.
La solidarité permanente établie entre la bougie etl’écran est un perfectionnement notable de cet appareil,qui non-seulement simplifie le calcul des intensités,mais surtout qui fait que l’appareil possède, dans tou-tes les parties de son échelle, un degré à peu près égalde sensibilité. En effet, si c’est l’écran qui se déplaceentre les deux sources lumineuses, comme dans l’appa-reil primitif de Bunsen et dans la plupart de ceux leplus fréquemment employés, le mouvement qu’il devrafaire par unité do m, m, étant le rapport des intensités,sera d’autant plus petit que m sera plus grand et cor-respondra bientôt à des différences que l’oeil n’appré-ciera plus; tandis que, par lanouvcllcdisposition, l’éclai-rement constant de l’écran n’est égalé qu’àl’aide de mou-vements très-notables, d’où cette conséquence que lesrésultats obtenus à tous les degrés de l’échelle photomé-triquepresentent àpeuprèsle même degrédeprécisiou.
PIERRES PRÉCIEUSES ARTIFICIELLES. Larecherche des moyens propres à produire artificielle-ment des pierres précieuses, qui avait accompli un siimportant progrès par les travaux du savant Ebelmen ,progrès si malheureusement arreté par la mort de sonautour, a été reprise avec quelque succès.
Nous devons d’abord citer M. de Sénarmont, qui aobtenu des cristaux d’alumine et de silice en exposantdes tubes en verre scellés (contenant de l’eau et deshydrates d’alumine et de silice) à une température de180 degrés. Sous l’influence de la chaleur ces terresabandonnent leur eau de combinaison et sc transfor-mait en cristaux microscopiques anhydres isolés, d’unerare perfection.
M. Gaudin, qui avait essayé il y a longtemps de fa-briquer le rubis à l’aide du chalumeau oxyhydrogène,a produit, par un autre procédé, des cristaux plus grosavec une extrême facilité. C’est à l’aide d’un creusetbrasqué que Fauteur opère ; mais, au lieu de charbonordinaire, contenant généralement de la silice, il metà l’intérieur du creuset du noir de fumée, qui est ducharbon pur. Préalablement il calcine au rouge unmélange, à parties égales, d’alun et do sulfate de po-tasse, qu’il réduit ensuite en poudre. Après avoir remplià moitié avec cette poudre la cavité du creuset bras-qué. il achève avec du noir de fumée bien tassé, surlequel il pose le couvercle, qu’il lute soigneusementavec de la terre réfractaire.
Le creuset ainsi préparé et séché est soumis à unfeu de forge violent, qui doit atteindre le blanc éblouis-sant et durer un quart d’heure, pour les creusets nedépassant pas 4 centimètres de diamètre. M. Gaudinfait usage, comme combustible , de graphite des cor-nues à gaz, de coke, de goudron et de houille. Si le feua été suffisant, en cassant le creuset on trouve dans lacavité de sa brasque une petite concrétion noire, hé-rissée de points brillants : cette concrétion se compose desulfure de potassium empâtant des cristaux d’alumine.En la plaçant dans une capsule, sur un feu doux, aveode l’eau régale étendue d’eau, le sulfure se dissout aveceffervescence, et laisse au fond de la capsule des sa-phirs blancs qui ressemblent assez à du sable fin, avecun certain éclat adamantin qui les ferait confondre, àpremière vue, avec la poudre de diamant. Au micros-cope chaque grain apparaît comme un cristal parfait,d’une limpidité merveilleuse. Malgré les corps colo-rants introduits , les saphirs sont toujours incolores.Cependant, vers la fin de l’opération , il se produit depetites pierres de couleur qui se posent sur les cristauxincolores.
On a trouvé que la dureté de ces pierres était nota-blement supérieure à celle des rubis naturels qu’onemploie pour les trous à pivots, et déjà les saphirs deM. Gaudin sont assez gros pour servir dans les petitesmontres. 11 a fallu vingt minutes pour en percer unavec un foret d’un dixième de millimètre de diamètre,garni de poudre de diamant, qui exécutait cent tourspar seconde. Ce saphir percé, qui avait un tiers demillimètre d’épaisseur, a été présenté à l’Académie àl’appui de co que Fauteur avançait. Si ees pierrespeuvent déjà servir dans l’horlogerie , on peut croirequ’avec des moyens de fabrication sur une certaineéchelle, on arrivera à les faire assez grosses pour servirdans les chronomètres et les pendules.
Mais l’auteur espère mioux encore : il pense obtenirles pierres de cette taille à Fétat de rubis. Ceux-ci se-raient naturellement préférés , à cause de leur richecouleur, à ceux employés jusqu’à ce jour, et qui sontde couleur pâle, et toujours à un bon marché incom-parable, relativement aux pierres naturelles, qui ne setrouvent qu’avec des frais de recherche très-considé-rables.
MM. Sainte-Claire Deville et Caron ont proposé unautre procédé qui repose sur la réaction mutuelle desfluorures métalliques volatils sur des composés oxy-génés fixes ou volatils à de hautes températures ; il peutêtre appliqué dans un grand nombre de cas, par la rai-son que les fluorures métalliques ne sont presque ja-mais doués d’une fixité absolue.
1° Corindon. On le prépare aisément et en remar-quables cristaux en introduisant du fluorure d’alumi-nium dans un creuset en charbon, au-dessus duquel onassujettit une petite coupelle de charbon remplie d’acideborique. Le tout est muni d’un bon couvercle, et chaufféau blanc pendant une heure environ. La vapeur defluorure d’aluminium rencontre celle d’acide borique,