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sur le treuil de mise en ficlic, qui sert ainsi à remor-quer tout l’appareil.
La même installation de sonnette peut avoir lieu surun ponton pour battre dans l’eau ; tous les mouvementsde l’appareil se font alors avec la plus grande facilité.
Le mouton de la sonnette dont il s’agit pèse 800 ki-logrammes, et la tenaille 50. La locotnobile donnantdo 80 à 90 coups par minute, le mouton frappe 100 à110 coups en moyenne par heure. La même sonnette,manœuvrée à bras par deux gabiers et six manœuvres,ne donne que IG à 18 coups. Tandis que l'on bat 1* pi-lot à bras, on en bat 3,37 à la vapeur.
La journée de la sonnette conduite à bras coûte21 francs ; savoir :
Deux gabiers à 3 francs .•. G f ,00
Six manœuvres à 2 f 50.15,00
21 ,00
La journée de la même sonnette conduite à la va-peur revient à 27 francs; savoir :
Un mécanicien. 3,50
Un chauffeur. 2,50
Deux gabiers. G,00
Deux manœuvres. 5,00
Quart de journée de porteur d’eau . . 0,50
Bois à brûler, déchets de pilotage.. . 6,50
Iluile, graisse, chiffons. 0,50
Intérêt et amortissement de la ma-chine (5,000 fr.). 2,50
Amortissement du châssis.0,50
27,50
Dans ces conditions, le battage à bras d’un pilotrevenait à LU,05, et celui du battage à vapeur, à4,25 seulement.
Dans les travaux de battage très-considérables oùle terrain présente des difficultés exceptionnelles, et oùl’on est pressé de gagner du temps, on emploie unemachine spéciale connue sous le nom de pilon à va-peur de Nasmytli.
On décrira ici la machine de cette espèce qui a étéemployée au viaduc de Tarascon , sur le Rhône, oùelle a produit des résultats excellents et impossiblesà réaliser avec les sonnettes à déclic les plus puis-santes.
La nature du terrain rendait très-difficile l’enfonce-ment des pieux. D’après la manière dont le battageavait marché, on pensa qu’un certain nombre de pieuxavaient dû se briser dans le sol. Une circonstance im-prévue est venue éclaircir cette question de manière àne laisser aucun doute. Une palée du pont de service,que l’on n’avait pas eu le temps d’enrocher, ayant étéaffouillée par une crue subite, est restée suspendue aupont de service par l’intermédiaire de la haute palée,de sorte que tous ces pieux, flottant comme des boisamarrés, ont pu être démontés, examinés et mesurés.Aucun pieu n’avait conservé son sabot, et tous les boisétaient cassés dans le sol et sur dos hauteurs variablesatteignant 4 mètres. Après une telle expérience, il étaitimpossible de ne pas considérer le battage au décliccomme tout à fait insuffisant pour les enceintes, sur-tout pour les piles à établir sur les parties peu pro-fondes du Rhône , enceintes que l’on devait draguer à8 ou 9 mètres sous l’étiage; c’est pourquoi on a jugénécessaire d’essayer le battage à la vapeur d’après lesystème Kasmyth. Un pilon à vapeur acheté en Angle-terre au prix de 39,380 fr. 27 c., transport et droitsde douane compris, a été essayé et a donné, aprèsd’assez longs tâtonnements et des modifications impor-tantes, des résultats tellement satisfaisants, qu’il a étéemployé exclusivement, sur les points difficiles, au bat-
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tage de 682 pieux. L’emploi du déclic n’a plus été ad-mis que pour les palées.
L’appareil du pilon à vapeur posé sur la tète du pieupesait 4,000kilogr. ; son mouton, du poklsde 1,500 ki-logr., battait de 80 à 100 coups par minute, avec unechute de ü m ,93 ; le pieu se trouvait ainsi continuelle-ment ébranlé et pénétrait de 8 à 10 mètres dans unterrain où les sonnettes ù déclic les plus puissantes nepouvaient pas lui donner plus de 5 mètres de fiche.Dans ces circonstances, le battage d’un pieu s’exécutaiten une dizaine de minutes, c’est-à-dire en trois ouquatre fois moins de temps que n’en exigeait la miseen fiche. Où le battage au déclic coûtait 35 à 40 francspar pieu, le battage à la vapeur est revenu de 15 à! 17 francs, y compris les réparations de l’appareil,j La machine (fig. 3676) est portée sur une plate-I forme mobile sur deux rails parallèles ù la ligne de| pieux ù battre. Ces rails sont posés sur un échafau-dage ou sur un bateau.
Les parties principales de l’appareil sont les sui-vantes :
1° Une petite machine à vapeur destinée à fairefonctionner successivement, selon les besoins, ou letreuil sur lequel s’enroule la chaîne qui supporte lepilon à vapeur , ou un tambour sur lequel s’enroule lachaîne servant à soutenir le pieu à mettre en fiche, ouenfin à faire avancer sur scs rails, dans un sens oudans l’autre, l’ensemble du mécanisme.
2° Le pilon à vapeur proprement dit, suspendu àl’aide d’une chaîne passant sur la poulie placée au hautde la bigue, et assujetti à glisser le long de cette bi-gue par quatre brides à crochets fixées sur la boîte entôle où se meut le mouton, et embrassant les bords defortes bandes de tôle boulonnées sur cette pièce debois.
Cette petite machine auxiliaire et le pilon sont ali-mentés par une même chaudière à vapeur. On va dé-crire successivement ces deux parties du mécanisme.
Machine auxiliaire. — L’échelle de la figure ne per-met pas de suivre tous les détails du mécanisme, maiselle suffit pour bien indiquer sa disposition générale.On aperçoit nettement la roue d’angle qui transmet lemouvement à l’essieu des galets qui portent toute laplate-forme. L’arbre de cette roue d’augle porte le tam-bour sur lequel s’em*oule la petite chaîne de manœuvredu pieu à mettre en fiche. Un autre tambour, placé plusà gauche, reçoit la grosse chaîne qui sert à remonterl’appareil du pilon à vapeur. Des embrayages conve-nablement disposés permettent de ne faire fonctionnerque les parties du mécanisme nécessaires pour chaquemanœuvre.
La hache et la pompe d'alimentation sont à droitede la plate-forme, en dehors de la ligne de rails.
Voici les principales dimensions de la machine à va-peur auxiliaire :
Diamètre du cylindre de la machine à vapeur. 0 m ,145
Course du piston.. . 0 m ,272
\ Longueur. 0 m ,022
y ^Arrivée de la vapeur.< T n A n / A
Lumières ) L /Largeur. . O n \U78
du cylindre.!^ , . Longueur. 0 m ,03 i
(Echappement. . . .j Largeiir>> o™,078
Diamètre du plongeur de la pompe alimentaire. 0 m ,090Course.0 m ,408
Pilon d vapeur. — La vapeur est introduite dans lecylindre du pilon par un tuyau en fonte de Ü m ,06 dediamètre intérieur, articulé à l'aide de genouillères,de manière à suivre, en se développant plus ou moins,le cylindre dans toutes ses positions depuis le sommetjusqu’au bas de la bigue.
T.a tige du piston est liée au mouton comme l’indi-