PLATINE.
PLATINE.
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turc. Avec uno lame de platine qu’on introduit par lerampant D, et que l’on met sur le jet do gaz, onvoit où est fixé le maximum de température, c'est-à-dire le point où la fusion se fait le plus vire ; onl’abaisse ou on le relève au besoin en desserrant lavis P (fig. 3683), et abaissant ou élevant l'orifice dubout de platine qui amène l'oxygène. On assujettit lavis et on introduit peu à peu le platine par l'ouver-ture D. Si ce platine est en lames minces de moinsd’un millimètre d’épaisseur, on a à peine le temps deies introduire. On les voit disparaître et fondre presquenu moment où elles entrent dans le four. L’oxygènei doit arriver avec une certaine pression, de 4 à 5 centi-1 mètres de mercure environ, et doit agiter le platined’un mouvement giratoire, ce qui régularise la tempé-rature dans toute sa masse.
Quand on ne veut pas couler le platine, la fusionétant complète,l’affinage terminé, ce que l'on voit lors-qu'il ne se forme plus de matière vitreuse à la sur-face du platine, on diminue peu à peu la vitesse desdeux gaz, laissant toujours déminer le gaz réducteur,mais en très-léger excès. Ce gaz détermine une pro-duction d’eau ou d’acide carbonique très-rapide auxdépens du gaz combustible et de l’oxygène dissousdans le platine; il se manifeste alors une ébullitiontrès-sensible dans la masse métallique. Peu à peu lasolidification s'opère jusqu'au centre, et l’on éteint en-tièrement le foyer. Il y a toujours projection <ie pla-tine à la voûte du four ; on le recueille après l’opéra-tion avec la plus grande facilité.
Quand on veut couler le platine, on prépare unelingotière, soit en fonte épaisse et bien frottée avec dela plombagine, soit en charbon de cornues, ou enchaux. Ces dernières se fabriquent avec la plus grandefacilité avec des plaques de la matière, sciées et main-tenues par du fil de fer. On enlève la voûte, on saisitle foyer avec des pinces, et on coule le platine sans sepresser, comme on le ferait pour un métal ordinaire.La seule difficulté, que l’habitude apprend à surmon-ter, c’est de pouvoir en même temps distinguer la sur-face éblouissante du platine et l’ouverture béante delàlingotière, afin de verser à coup sûr.
Les principes sur lesquels MM. Deville et Debray sesont appuyés pour construire leurs appareils sont lessuivants :
1° La chaux est peut-être le corps le plus mauvaisconducteur que l'on connaisse, si bien qu’à travers uneépaisseur de 2 centimètres au plus,l'appareil étantplcinde platine fondu, l’extérieur est à peine h loO degrés.
2° La chaux est le corps qui rayonne la chaleur etla lumière avec le plus de perfection ; c’est à cause decela qu’on l’a choisi pour obtenir la lumière Dmm-mond. Ce sont donc les meilleures parois que l'onpuisse donner à un four à réverbère de cette espèce.
3° La chaux agit sur toutes les impuretés dont on aintérêt à débarrasser le platine, fer, cuivre, sili-cium, etc., et les transforme en combinaisons fusiblesqui pénètrent sa substance- si poreuse Elle agit commeune coupelle dont la matière purifierait le métal qu’ony fond.
Aucun métal étranger, excepté l’iridium et le rho-dium, ne peuvent exister dans le platine après qu’il aété fondu et affiné par les procédés que nous avons dé-crits. Toutes les matières qui attaquent le plus facile-ment le platine : le soufre, le phosphore, l’arsenic, l’oravec lequel on le soude, le fer, le cuivre, le palladium,l’osmium, s’en séparent soit par l’oxydation et l’absorp-tion par la chaux, soit parla volatilisation. Le pla-tine contenant de l’or, du palladium, laisse échapperces métaux à l’état de vapeur, et on peut les recueilliravec facilité en faisant entrer la flamme qui sort dufour dans un tuyau de terre, où elle dépose toutes lesmatières étrangères volatiles, sauf l’acide osmique, qui
se condense lui-même, si l’on met un vase plein d’am-moniaque dans le trajet des vapeurs. D’ailleurs unepartie de l’osmium se dépose dans le tubo à l’état mé-tallique, soit qu’il se volatilise dans le courant gazeuxde la flamme, soit que l’acide osmique produit dans lefoyer se réduise plus loin dans le tube de condensation.
La revivification d’un kilogramme de platine exigeau plus GO litres d’oxygène, ce qui correspond à0 f ,2-i° par kilogramme.
PREPARATION DU PLATINE PUR INDUSTRIELLEMENT.
Nous allons maintenant décrire les procédés de pré-paration industrielle du platine pur.
Le plomb et les métaux du platine s’allient avecune grande facilité ; mais le fer qui est uni au platinesoustrait les grains de minerai à l’action du plombavec une très-grande énergie : cependant la dissolutionpeut à la longue devenir complète. Le plomb n’exerceaucune action sur l’osmiure d'iridium, et si on fundensemble du plomb et du minerai de platine, on retrouvetout l’osmiure sans la moindre altération à la partieinférieure du culot’de plomb platinifère.
Pour faire la séparation de l’osmiure et du platine,il suffit donc de les fondre avec du plomb, en em-ployant toutefois un artifice pour hâter la dissolutiondu platine. Pour cela, il faut se servir non pas deplomb, mais de galène ou sulfure de plomb qui est dé-composé pur le fer, comme on le sait, en produisantdu plomb, lequel s’allie au platine. Le plomb a de pluscet avantage, qu'il forme des sous-sulfures ou mattesplombeuses ti èâ—riches en métal et très-propres à cetteopération.
Traitement en petit.
Dans un creuset on met quelques kilogrammes deminerai de platine qu’on fond avec leur poids de ga-lène et un peu de verre, ou mieux d’un mélange deverre et de borax. On chauffe au rouge \if de la fusionde l’argent, et on agite de temps en temps avec unbarreau de fonte jusqu'à ce que tout le minerai ait dis-paru et qu’on ne sente plus sous la pression du ringardque quelques grains d'osiniure. Dans cette opération, lagalène, au contact du fer contenu dans le minerai et duringard lui-même, fournit le plomb pour dissoudre leplatine. On augmente alors la chaleur et on verse surla matière de lu litharge, jusqu’à ce que tout dégage-ment d’acide sulfureux cesse et jusqu’à ce que la scoriedevienne manifestement plombeusc et oxydée. Pourfavoriser la réaction entre la litharge et la galène, onagite de temps en temps avec un ringard eu fonte.L'opération doit être conduite de telle façon qu’à la finle plomb soit entièrement privé de soufre; le poids del’alliage est environ le quadruple du'poids du platineemployé.
Ôn laisse refroidir lentement le creuset, et lorsquele plomb est entièrement solidifié, on détache le culot;on enlève à la scie le dixième inférieur qui contientl’osmiurc d’iridium et qu’on conserve pour l’ajouter àl’opération suivante. On coupelle alors, et en prolon-geant la coupellation à haute température et dans unvif courant d’air, on finit par enlever presque tout leplomb, et il ne reste plus qu’à introduire ce platineplombeux dans un four en chaux, à le fondre et àl’affiner par les procédés déjà décrits. Dans les pre-miers moments de la fusion, il sc dégage des fumées deplomb qu’on dirige dans une cheminée d’appel. Pen-dant l’affinage, l’odeur de l'osmium est à peu près in-sensible.
Traitement en grand.
On modifie facilement ce procédé pour l’appliqueren grand.
1° Fusion avec la galène, — Cette fusion peut s’opé-