POTf.RÏF.S.
introduit a dessein dans les pâtes de porcelaine ueSevrés.
Or, on sait que dans certaines localités cette réac-tion du sulfate de elmux sur les matières organiques,qui donne naissance à des dégagements considérablesd'hydrogène sulfuré, se trouve accompagnée de la for-mation d’une substance particulière glaireuse. Nepeut-on pas supposer que cette matière devient la causede la plus grande plasticité que prend la pute dans lescirconstances de la pourriture? On n’ignore pas d’ail-leurs qu’on donne à la pâte une certaine plasticité pardes mélanges appropriés.
Quant à l’ancienneté, nous avons avancé, M. Kbel-men et moi, dans notre travail sur les matières em-ployées, en Chine , il la fabrication de la porcelainedure, qu’un long séjour des pâtes sous l’eau pouvaitbien déterminer la décomposition d’une partie de l’élé-ment feldspathique qu’elles renferment. Nous avonstrouvé, en effet, par des analyses précises que les pâtesde la Chine paraissent être composées de I partie dokaolin pour 1 de pétro-silcx, tandis que les documentssynthétiques les plus dignes de foi s’accordent à donner2 de pétro-siiex pour I de kaolin. L’altération de fels-patli suivie de la dissolution d’une certaine quantité depotasse fournit une nouvelle proportion de l'élémentplastique ; cette décomposition peut être, du reste, fa-cilement admise ; car pendant la végétation, les rochesgranitiques fournissent aux plantes, assez rapidementencore, les alcalis nécessaires à leur développement.La transformation kaolinique doit être, en outre, solli-citée par le jeu des décompositions particulières danslesquelles la pourriture prend son origine, et nousavons déjà dit que l’action prolongée de l'eau sur lessilicates alcalins devait avoir pour résultat forcé la for-mation d’un silicate d’alumine privé de silicates alca-lins (voyez argile).
Une dernière observation que nous ferons sur ce su-jet porte sur les améliorations que la pâte doit subirsous le rapport de sa pureté, lorsqu’on s’occupe de laporcelaine. L’oxyde de fer est le plus grand obstacle àla blancheur ; il est évident que la pourriture des pâtestend à l’éliminer à l’état de sulfate soluble; l'expérienceprouve, en effet, que des pâtes primitivement coloréesen jaune, parce qu’elles avaient admis dans leur com-position des kaolins ferrugineux, ont fini par donnerdes pâtes presque irréprochables sous le rapport de lablancheur, lorsqu’on les avait laissées suffisammentpourrir.
Façonnage des pâ(es. —Les pâtes pétries, malaxées,et pourrie^, lorsqu’on juge que cette dernière opé-ration devient utile, nécessaire même à l’économie dela fabrication, sont amenées dans des ateliers spéciauxdans lesquels on leur donne la forme que le consom-mateur réclame.
On peut diviser en deux classes les procédés de fa-çonnage. Les uns ont pour but d’ébaqpher les pièces,les autres ont pour objet de les terminer. Il est certainesfabrications grossières qui ne comporteraient pas lesdépenses qu’on ajouterait à l'ébauche; il est aussi desmoyens d’ébauche assez parfaits pour donner presqueimmédiatement et de premier jet, en quelque sorte, despièces terminées.
Parmi les procédés débauchage qu’on trouvera dé-crits à l’article poteries du Dictionnaire, on dis-tingue :
1° L’ébauchage à la main, au colombin ou à laballe ;
2° L’ébauchage au ballon et sur le tour ;
3° Le moulage comprenant le calibrage, le coulageet le tréfilage, ou moulage à la presse.
On nomme achevage l'ensemble des procédés variésqui ont pour but de terminer les pièces. Il comprenddiverses opérations distinctes, savoir :
POTKRIF.S. 4i>'J
t° Le tournassnge, comprenant le" guilloclnigc et legarni ronnage ;
2° Le réparage, comprenant l’évidage et le sculp-tage ;
3° Le molletnge et l’estampage ;
4 U L’applicage et le collage.
Chacune de ces dénominations rappelle l’opération(pi 1 elle représente. Nous n’aurons donc pas à revenirsur ces diverses opérations avec plus de détails quenous n’en avons donné dans le premier paragraphe.Cependant certaines méthodes ont conduit dans cesderniers temps à des résultats tellement parfaits, lors-qu’on les employait dans certains cas spéciaux, qu’ilnous est impossible de les passer ici sous silence. Nousprofiterons de cette occasion pour expliquer quelquespratiques générales dont ne s’écartent jamais les ou-vriers, même dans les opérations les plus connues del’ébauehage sur le tour.
On avait cru pendant longtemps qu’il n’était paspossible de faire usage de tours mus à la vapeur. On^ait aujourd’hui que la combinaison du tournage et dumoulage conduit, même dans les fabriques de porce-laine dure, à des résultats pratiques de la plus hauteimportance, et qu’il est très-avantageux de faire mou*
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voir simultanément tous les tours d’un même atelier;il faut toutefois ménager à chaque tourneur la possibi-lité de ralentir ou d’accélérer, d’arrêter même le mou*veinent de son tour sans gêner eu rien le mouvement