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PRODUCTION DU FROID.
PRODUCTION DU FROID.
application directe de celle de la chaleur latente. Laconversion de l’eau en vapeur à la minime pressionétablie sous le récipient ne peut avoir lieu sans uneconsommation d’une quantité proportionnelle de cha-leur de vaporisation, de chaleur latente, qui ne peutêtre empruntée qu’aux corps voisins et spécialement àl’eau. La température de celle-ci s’abaisse, et bientôtelle est convertie en "lace.
Les résultats obtenus par l’appareil inventé parM. Ca rré, pour tirer industriellement parti de cetteexpérience, sont si remarquables et si intéressants aupoint de vue de la physique, qu’il nous a semblé né-cessaire de procéder à la mesure de tous les éléments,mesure qui seule pouvait permettre de bien apprécierles phénomènes. Bien que l’expérimentation d’unappareil industriel soit bien éloignée de la précisiond’expériences purement scientifiques, surtout dans lesconditions d’installation provisoire dans lesquellesl’appareil était placé, toutefois l’échelle et la rapiditéde la production devaient permettre d’atteindre quel-ques résultats intéressants.
1/appareil représenté fig. 3707, pour la production dela glace de M. Carré, se compose :
1<> D'un cylindre A en tôle de 0 m ,6u de diamètre à labase et de 0 m ,65 de hauteur, que nous appellerons lecalorimètre. Sa partie supérieure est iorméo d’uneplaque de cuivre dans laquelle sont pratiqués dix-huittrous circulaires de l décimètre de diamètre, dont lesbords sont redressés d’équerre par un emboutissage.Des cylindres en cuivre descendant près du fond ducalorimètre sont réunis à ces amorces par unesoudure à l’étain 6ur une longueur assez grandepour en obtenir un excellent assemblage. Le long deces cylindres sont étagés de petits cônes, de telle sorteque l’éther qui revient au centre, à la partie supérieure,
manivelle dont l’axe porte un volant recevant une.courroie qui passe sur celui d’une locomobile de 3 che-vaux dans l’expérience dont nous voulons vous rendrecompte, mais la machine pourrait recevoir aussi bientout autre moteur.
Cette pompe, dont le piston a 32 e ,o de diamètro(surface 861 cent, carrés) et 0,72 de course, est mise hl’abri des rentrées de l’air par un 6tutling-box hydrau-lique recevant de l’huile (versée dans le godet ouvert moù l’on suit son niveau) entre deux garnitures; solu-tion simple et excellente. Le volume décrit par lapompe est de 61 litres par coup de piston.
3" D’un condenseur à tubes inclinés P placé sur lecôté du long bâti qui porto la pompe placée horizonta-lement, les guides de la tige du piston et l’axe de lamanivelle. La vapeur d’éther, refoulée par la pompedans les tubes, vient-s’y condenser par l’effet de l’eaufroide arrivant par le tuyau K qui entoure ces tubes etqui s’écoule d’une manière continue par le tuyau Q. Lasurface du condenseur est de 6 mettes carrés, et l’eaufroide se meut en sens inverse de la vapeur chaude d’é-ther qui arrive par le tube O’. Lorsqu’on arrête la cir-culation de l’eau, l’échauffemcnt du condenseur estrapide par suite de la chaleur dégagée par la compres-sion (les vapeurs. Alors la pression s’élevant, la ferme-ture hydraulique qui empêche la sortie de la vapeur,et qui n’est autre qu’un baromètre à cuvette V en com-munication par sa colonne avec le condenseur, laissepasser la vapeur d'éther. C'est ainsi que se fait la purge,qu’en peu de temps tout l’air est expulsé de l’appa-reil , condition essentielle d’une parfaite condensa-tion.
4° Enfin, d’un tube S permettant le retour de l’étherliquide du condenseur au calorimètre par l’effet de ladifférence de la tension des vapeurs dans ces deux
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vient se déverser sur les rigoles qui garnissent cescylindres, et fournit une surface très-grande d’évapo-ration que l’auteur évalue à 3 mètres carrés. Le calo-rimètre, pesant 12okilogr. et renfermant lükilogr.d’éther, a reçu, dans l’expérience dont nous allons rap-porter les résultats, dix-huit cylindres pleins d’eauglissant librement dans ceux dont nous venons deparler, avec interposition d’eau alcoolisée pour éviterles adhérences. 11 plongeait par sa partie inférieuredans un baquet plein d’eau, et la partie cylindriquesupérieure était enveloppée d’étoupe.
2 U D’une pompe aspirante et foulante, à double ef-fet G, mise en mouvement par une bielle mue par une
parties de l’appareil dont les températures sont très-différentes. Ce retour est réglé au moyen d’une valvequi, pour ne pas laisser rentrer d'air, est attachée au-dessous d’une plaque fixe formant paroi du conduit,valve que l’on abaisse ou que l’on relève au moyend’une vis de pression dans les limites parfaitementsuffisantes de l'élasticité de la plaque.
L’appareil étant décrit, indiquons les résultats denos expériences. Une première fois, en une heuretrente minutes, on a congelé les cylindres pleins d’eau ;mais, le jour où nous avons pris des mesures, il afallu une heure quarante minutes et purger plusieursfois l’appareil de l’air qui rentrait par quelque fuite