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de l’alun par l’ammoniaque et lavant à l’eau bouil-lante. On mélange l’alumine et l’argile, on forme descylindres par le moyen d’un moule, on les égalisepour la longueur, on les aplatit sur une face et on lesfait rougir faiblement en les soumettant à la tempéra-ture du rouge naissant. On les ajuste alors pour lesfaire entrer dans le canal du pyromètre jusqu’à ladivision marquée 0 degré. Lorsqu’on veut employerun cylindre pour le pyromètre, on l’expose au feudont on vent connaître l’intensité. On retire le cylindrenu bout de quelque temps ; quand il est froid, onl’introduit dans la rainure, on examine à quelle divi-sion il s’arrête. C’est la température qu’il a dû subirexprimée en degrés de Wcdgwood.
Mais le retrait que prend l’argile étant variableavec la température, suivant une loi qui n’est pasencore connue, ces indications ne peuvent être com-parables qu’entre elles ; il n’est pas rigoureux de lesrapprocher de celles que fournit le thermomètre cen-tigrade. Il n’est pas possible même de calculer à com-bien de degrés correspond 1 degré de Wedgwood.Si l’on admettait 20 degrés pour la valeur moyennedu degré correspondant aux températures inférieures,à la fusion de l'argent et en supposant que zérocorrespond à 525 degrés, on trouverait moins de40 degrés pour la valeur moyenne du degré corres-pondant aux températures comprises entre la cuissonde la porcelaine et le zéro de l’échelle. Il est probableque la contraction est plus sensible vers les tempéra-tures basses qu’à celles qui sont très-élevées, le coeffi-cient de contraction n’étant pas le même pour toutela longueur de l’échelle.
Quoi qu’il en soit, on admet les indications sui-vantes comme exprimant d’une manière suffisammentexacte les différences de fusibilité des diverses poteriesconnues :
Cuisson de la porcelaine de Nankin . . 4 60 degrés.Cuisson de la porcelaine chinoise com-mune.140 —
Fusion de la fonte de fer. 435 —
Cuisson de la porcelaine anglaise de
Chelsea.. . 105 — »
Cuisson de la porcelaine anglaise de
Worcester. 94 —
Cuisson des grès anglais . 86 —
Cuisson de la faïence commune. ... 57 —
Fusion de l’or fin. 32 degrés
Fusion de l'argent.28 _
Alliages métalliques . — MM. Appolt, fabricants deproduits chimiques, ont disposé, pour mesurer les cha-leurs intenses qu’ils veulent régler, une série d’alliagesde zinc et de cuivre composés et dosés exactement,dont le point de fusion est déterminé préalablementpar des expériences spéciales et rapporté par compa-raison aux degrés centigrades.
1 re partie de zinc, 4 de cuivre fondant à 4050
— — 5 — 1100
— — 6 — 1130
— — 8 — 1160
— — 42 — 4 230
— — 20 4300
Ces indications paraissent donner au cuivre un point
de fusion moins élevé que celui que l’on admet géné-ralement. Pour employer ces alliages, on creuse surune large barre de fer , à quelques centimètres de sonextrémité, plusieurs cavités hémisphériques dans les-quelles on place une parcelle de chaque alliage. Cesparcelles sont environ de la grosseur d’un pois ; onles choisit de telle sorte que leur degré de fusion nesoit pas éloigné de la température du fourneau. Unpeu d’habitude permet bientôt de faire ce choix sansse tromper. On couvre les grains d’alliage avec uneplaque de fer pour les garantir de l’oxydation, puisou place la barre dans le fourneau. Pour que l’expé-rience soit concluante, il faut qu’une partie seulementdes alliages se fonde, et l’on apprécie la températureen choisissant dans le tableau celle qui correspond àla moins fusible des parcelles qui sont liqt éfiées. Latempérature indiquée par le point de fusion de cer-tains alliages, très-convenable théoriquement, présenteencore pratiquement des embarras tels, que ce procédén’a pas encore été mis en usage dans les industriescéramiques.
On a fait à Sèvres l’essai du thermomètre à air ;mais il se présente pour cuire la porcelaine la diffi-culté de trouver une enveloppe parfaitement imper-méable pour conserver la même quantité d’air pendanttoute la durée d’une même fournée , et pendant lesfournées subséquentes. On conçoit qu’on doive ren-contrer des obstacles sérieux dans la mesure des tem-pératures capables de faire fondre des alliages conte-nant 53 parties de platine pour 47 d’or. Salvétat.
R
RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX . L’expériencenouvelle rapportée à l’article Êquicalent mécanique de lachaleur m’a permis d’expliquer un phénomène d’écra-sement des corps durs qui était fort obscur jusqu’ici, àsavoir, leur décomposition en pyramides ou en cônes,suivant que le corps soumis à la compression a uneforme prismatique ou cylindrique.
Lorsqu’on laisse tomber un corps pesant, comme lemouton de la sonnette à battre les pieux que j’em-ployais dans mes expériences, sur un morceau de plombcoulé de la forme d’un tronc de cône droit, pénétré parun tronc de cône renversé, forme préférable à celle decubes ou de prismes qui résistent également parleursfaces opposées, sur lesquelles seules on avait fait derares expériences, les déformations ont toujours été dela forme représentée par la fig. 3708, c’est-à-dire quele métal, écrasé, seulement à la partie supérieure du
cône, s’écarte perpendiculairement à la direction del’écrasement, de manière à présenter sa plus grandelargeur extérieurement, à y former un bourrelet entulipe, tandis qu’à l’inté-rieur, près de la surface,une paroi circulaire verti-cale bien nette montrebien que le phénomènese passe tout différem-ment à l’extérieur cju’àl’intérieur.
Cette différence d’effets
est facile à analyser.
A l'extérieur, le métal, ne trouvant pas de soutien,puisque les circonférences successives vont en crois-sant, s’écarte sans rencontrer de résistance, et parla succession des couches superposées prend extérieu-