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REVOLVER.
REVOLVER.
chines à vapeur; il ne coûte presque aucun entretien,et donne en pratique une détente réglée très-exacte-ment en raison de la charge que la machine entraîne àchaque instant, règlement de détente dont les résul-tats sont :
Régularité entière de vitesse qui se maintient, memeavec la suppression presque complète de la charge;disparition des secousses que produisent ces brusquesvariations de travail et économie notable de combus-tible due aux proportions parfaites entre la dépense devapeur et la charge réelle à chaque instant.
De nombreux régulateurs La Rivière fonctionnentavec succès en France et en Angleterre.
REVOLVER. Multiplier le nombre de coups, chargésà l’avance, qu’il est possible de tirer avec une memearme, c’est augmenter beaucoup sa puissance. 11 est clairtoutefois qu’on n'y peut songer lorsqu'on emploie desarmes auxquelles on donne, dans leur plus grandesimplicité, le maximum du poids admissible dans lapratique pour avoir la plus grande portée possible.C’est ce qui arrive notamment pour les fusils de guerre,lorsque cependant il serait important de pouvoir réi-térer le feu qui laisse le soldat sans autre défenseque celle que peuvent lui fournir les armes blanches.C’est donc naturellement pour les pistolets, dont lepoids est assez limité, que l’on a pu reprendre des es-sais d’arme à nombre de coups multipliés que l’onrencontre dans les principaux musées d’artillerie etqui out été assez nombreux lors de l’invention de lapoudre à canon. Ce ne sont toutefois pas les besoins dela grande guerre ni un développement de la traditionqui ont donné naissance aux armes dont nous voulonsparler. C’est en Amérique pour les besoins des pion-niers, souvent en lutte avec les sauvages, que se sontmultipliés des essais que l’Eurppe a surtout connussous la forme perfectionnée que leur avait donnée leurprincipal promoteur le colonel Colt. Le gouvernementdes États-Unis regardait aussi comme un problème
disposition. Cependant les armes qu’il construisitd’abord se composaient d’un grand nombre d’organesmécaniques dont l’assemblage était compliqué, et l’ony reconnut bientôt plusieurs inconvénients pratiques,causés surtout par le désir qu’avait eu l’auteur (leconstruire des pistolets solides et d’une belle appa-rence. Ses premiers essais avaient tous été faits surdes armes réduites aux seules pièces nécessaires pourl’exécution des expériences. Dans cet état, il n’existaitpas de causes pour la communication latérale du feu ;mais lorsque l’on posa derrière le tambour tournantune masse métallique destinée à subir l’effort du recul,et devant les chambres une plaque dont l’objet était d’encouvrir les embouchures, le feu se trouvant concentréentre ces pièces et le tambour se communiqua d’une, capsule aux capsules les plus proches, et quelquefoismême la flamme , s’étendant sur les côtés devant letambour, alla faire détoner les charges voisines.
Ces explosions intempestives ont donc obligé d’éta-blir des cloisons entre les cheminées pour empêcherl'inflammation de s’étendre ; mais cette addition n’aobtenu qu’un succès incomplet. On avait encore à re-douter l’explosion provenant de l’extension de laflamme entre la base du canon et l’extrémité du tam-bour. Pour obvier à cet inconvénient, on a suppriméla plaque de métal qui était attachée au canon et quiformait un recouvrement sur les tonnerres. On a ainsidiminué le danger sans le supprimer absolument,jusqu'à ce qu’enfin l’auteur ait imaginé de ménager,à l’oriflce de chaque chambre à la paroi interne, unpetit biseau destiné à porter au dehors, par réflexion,la flamme qui s’étendait latéralement devant les bou-ches des tonnerres, et qui, frappant maintenant obli-i quement la surface du biseau, se trouve projetée audehors loin de la charge.
Quelque peu importante que semble cette modifica-tion, elle est tellement efficace que, si l’on répand de1 la poudre en grains sur les charges voisines de celle qi i
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3710.
tcèS'importantrinvention d’urtc arme à plusieurs coups,parce que le mode d’attaque habituel aux cavaliersintPsiis consistait à fondre en grand nombre sur depetits détachements de soldats, à essuyer leur feu, età les accabler pendant que la nécessité de rechargerleurs armes les laissait presque sans défense.
La première disposition à laquelle il parvint consis-tait à unir un certain nombre de longs canons tournantautour d’une broche par l’effet du mouvement quiarmait la platine , comme dans les revolvers actuels ;mais l’arme ainsi disposée était si massive et si pe-sante, que M. Colt, qui ignorait les essais faits depuislongtemps en Europe , reconnut l’avantage d’employerun seul canou et une culasse tournante à plusieurstonnerres. Il prit, en 1835, une patente pour cette
sert à faire feu, cette poudre ne s’enflamme pas. Farces perfectionnements et par les autres améliorationsqui y ont été apportées, la nouvelle anne est devenuesûre et efficace, et l’auteur regarde comme impossible,que, dans aucun cas, plusieurs tonnerres prennent feuà la fois , si le métal est sain et que les chambressoient convenablement chargées.
Le pistolet-revolver de M. Colt est représenté ,fig. 3710. Il se compose essentiellement d’un canon A,ouvert par ses deux extrémités, et d’un tambour ILdans lequel on a foré six chambres e, c, destinées àcontenir les charges. Ce tambour tourne autour de labroche en fer C, et porte six échancrures a , a, qui re-çoivent les cheminées des chambres. Par conséquent,entre ces échancrures, il se trouve six renflements R,