REVOLVER.
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qui empêchent l’inflammation de se propager d’unecapsule aux capsules voisines. Chacun de ces renfle-ments porte une pointe, sur laquelle on abat le mar-teau du chien, lorsqu’on veut transporter le pistolet.Cette disposition rend l’arme plus sûre, puisque l’on n’apoint à craindre qu’une chute ou un choc vienne déter-miner l'explosion, ce qui pourrait avoir lieu si le mar-teau reposait sur la capsule.
Derrière le tambour sc trouve le corps de platine,composé en partie d’un bloc hémisphérique dont lapartie plane s’appuie presque contre la culasse du tam-bour 15 en ne laissant que le jeu nécessaire pour lafacilité du mouvement. Ce bloc n’a pu être qu’indiquéen partie dans la figure par l’arc 6, qui forme l’inté-rieur du chien.
Ee chien 1) se meut librement dans une entaillepratiquée ail milieu du bloc hémisphérique; on l’arme,comme à l’ordinaire, avec le pouce, et lorsqu’il s’abat,il vient frapper la capsule sur la cheminée de la cham-bre qui lui fait face et déterminer l’explosion.
Lorsqu’on le relève, le tambour exécute un douzièmede révolution pendant que la gâchette parvient au crandu repos, et un autre douzième tandis qu’elle passe dece cran à celui du bandé, en sorte qu’il suffit d’armer lepistolet, après l’avoir déchargé, pour amener devantle marteau la chambre et la cheminée voisines de cellesqui viennent de faire feu. Si l’on arrête l’arme au re-pos, on voit, au contraire, en face du chien, une despointes dont nous avons parlé ; et, en dégageant lechien du cran d’arrêt, on peut l’abattre doucement surcette pointe et fixer ainsi le tambour.
Pour charger l’arme, on amène le clûen au repos,et l’on peut alors faire tourner le tambour avec lamain. On place donc successivement dans chacune dessix chambres la poudre et la balle qui doit être assezgrosse pour n’entrer que de force. Afin de chasserainsi la balle dans le tonnerre, on dégage le levier-baguette L de l’arrêtoir à ressort F qui en retient l'ex-trémité, et ou l’éloigne du canon , ce qui pousse enavant la broche articulée E. Cette broche vient s’ap-puyer sur la balle et la force de pénétrer dans lachambre du tambour.
Après avoir répété cette opération pour les six cham-bres , on relève le levier-baguette L et on le fixe denouveau par le moyen de l’arrêtoir F.
Quant aux capsules , on les place sur les cheminéespar une échancrure ménagée dans le côté du bloc hé-misphérique qui fait partie du corps de platine.
En examinant attentivement les pièces de la bat-terie, on peut s’expliquer facilement les divers effetsque nous venons d’exposer.
On voit, en effet, que le chien P, terminé en baspar une noix , reçoit successivement dans ses deuxcrans l’extrémité de la détente-gâchette G, pousséeconstamment contre la noix par le ressort IL Or leprofil de cette noix est tel, qu’à mesure que l’on re-lève le chien, la détente-gâchette tourne autour de sonaxe de rotation, assez pour permettre au ressort H devenir peser sur la goupille qui forme une saillie surl’arrêtoir I. Cet uffet n’est pas sensible lorsque le chienn'est encore parvenu qu’au repos, et l’on peut alorstourner le tambour avec la main; mais, quand le chienest armé, la pression du ressort fait pénétrer l’extrémitéde l’arrêtoir dans une des six entailles a, a, creuséessur la périphérie du tambour qui se trouve ainsi soli-dement fixé, jusqu’à ce que le coup soit parti.
Quant au mouvement de rotation du tambour, ilest produit par le levier IC que l’on voit fixé sur lecôté de la noix du chien I). Lorsque l’on élève lechien, ce levier tourne autour de son axe, et par sonautre extrémité engagée dans les dents d’un rochet R,taillé derrière le tambour, pousse ce tambour de gau-che à droite, en le forçant d’exécuter successivement
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deux douzièmes de révolution , comme nous l’avonsdit, pendant que la détente-gâchette parvient jusqu’aucran du bandé.
Une petite entaille pratiquée sur la tête du marteausert, conjointement avec le guidon, à diriger la visée,lorsque le pistolet est armé.
Les premiers revolvers ont été fabriqués par l’auteur,de 1836 à >812, en partie par le travail manuel, et eupartie parle travail mécanique, à l’usino de la compa-gnie des armes brevetées (datent •irms'company), éta-blie à Patterson ( États-Unis ).
Cette compagnie dépensa d’abord près de 780,000 fr.sans autre avantage que l’acquisition de l’expérience.
En 1837 éclata la guerre de la Floride où les Indiensretirés dans leurs déserts bravèrent longtemps avecsuccès, quoiqu’on petit nombre, les troupes envoyéescontre eux par les États-Unis . Ces sauvages sc ser-vaient de la carabine tout aussi habilement que leursennemis, qui ne faisaient pas de progrès. Dans cettesituation fâcheuse , le gouvernement s’adressa àM. Colt qui se transporta sur le théâtre de la guerreavec une certaine quantité d’armes à plusieurs coups.Ces armes, malgré l’état d’imperfection où elles étaientencore, furent trouvées si efficaces, que le gouverne-ment en demanda d’autres qu’il mit entre les mainsdes éclaireurs commandés par le général Ilarney, etqui frappèrent de terreur les Peaux-Rouges. Ces sau-vages, en effet, lorsqu’ils virent que leurs ennemisfaisaient feu six fois de suite sans abaisser les armespour les recharger, comprirent que leur tactique étaitinutile et mirent fin à la lutte en sc soumettant. Cesuccès, si glorieux pour le gouvernement, fut néan-moins préjudiciable à l’auteur, parce que, en suppri-mant la guerre, il supprima aussi la vente de ces armes.Elles furent cependant employées depuis avec beau-coup d’avantages par le commodore Moore de lamarine du Texas , par le colonel Jack Ilays, et parplusieurs autres officiers distingués du Texas , pendantla guerre coutre le Mexique et les Indiens de 1837 à1848.
Lorsque en 1847 commença la campagne contre leMexique , le général Taylor, qui avait apprécié lesrevolvers dans la Floride , en fit demander d’autres àl’auteur , et un rapport constate quo les chasseurs duTexas qui e.i furent munis marchèrent droit sur lesvilles et les hameaux des Mexicains, et surmontèrenttoutes les résistances.
M. Colt emploie maintenant des machines-outilspour les huit dixièmes de sa fabrication, et il obtientainsi beaucoup plus d’économie, d’exactitude et d’uni-formité. Le remplacement des pièces hors de serviceest également beaucoup plus facile.
Les appareils nécessaires pour cette fabrication, quiréclame un grand nombre de travaux distincts, parais-sent d’abord compliqués, et ne se composent cependantque d’éléments fort simples quf répètent constammentles mêmes opérations.
Comme toutes les autres parties, le corps de platineest forgé dans des matrices qui le forment d’un seulcoup. Les machines commencent par forer et fraiserle centre du bloc hémisphérique où l’on fixe solidementla broche C, préparée d’avancç, dont on a fileté l’ex-trémité inférieure, et sur laquelle on a creusé unerainure hélicoïde destinée à recevoir de l’huile et à laretenir. Cette broche fournit une base pour toutes lesautres opérations , et pour le montage de toutes lesautres pièces. Le dressement et le forage du blochémisphérique , qui reçoit l’effort du recul, le creu-sement des cavités centrales, la taille des caunelureset des orifices, le planage de toutes les parties plates,l’exécution des surfaces courbes, préparent le corpsde platine à passer entre deux calibres d’acier trempé,à travers lesquels tous les trous sont percés , alésés
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