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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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SAVON.

SCIE CONTINUE.

d'usages, à un prix meme supérieur. Ce prix de\rad’ailleurs subir toutes les diminutions que pourradéterminer rabaissement des droits des huiles d’olivedans les savons fabriqués avec ce corps gras; car l’a-cide oléique est un résidu nécessaire de la fabricationde l’acide stéarique, et trouvera toujours dans la con-fection des savons son emploi le plus fructueux commele plus rationnel.

Puisque les procédés dits de la grande chaudièrefournissent de 3 produits définis et purs, comment ca-ractériser le procédé dit de la^c/ite chaudière, à froid,ou par empâtage , dans lequel le corps gras et la dosed’alcali nécessaire pour le saponifier sont ajoutés suc-cessivement, le savon soumis à la coction, et le produitobtenu sans séparation de la glycérine ou des impu-retés du corps gras et de la lessive, et livré immédia-tement à la consommation ? On ne peut guère consi-dérer ce retour au mode de fabrication, qu’il fautbien accepter pour les savons noirs, que comme unpas rétrograde fâcheux dans la fabrication des savonsdurs.

C’est h l’introduction de l’huile de coco dans la fa-brication des savons et à un peu de fraude que ce pasrétrograde doit être attribué en France , du moins.Tant que la consommation des savons durs marbrésfut générale et que l’on n’y employa des savons blancsd’huile d’olive que dans quelques cas spéciaux, lecommerce de la savonnerie fut loyal ; la marbrurerendait la fraude impos.-ible; mais dès que les progrèsde l’industrie et'du bien-être eurent fait fabriquer par-tout des savons unicolorcs, dans lesquels on pouvaitintroduire des poudres inertes blanches, sans en chan-ger l’aspect et sans éveiller la crainte du consomma-teur, la falsification du savon ne connut plus de bornes ;on y introduisit de l’amidon, de la silice, de l’argile,des os calcinés, du sulfate de baryte en proportions

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Il;che en acides gras des séries peu élevées, formantun savon plus dur, susceptible d’absorber beaucoupd’eau sans acquérir une consistance molle et dilliciieà séparer do l’eau par le sel marin dans lequel cesavon est moins insoluble que le savon ordinaire,l’huile de coco se présente aux savonniers comme uncorps gras dont la saponification ne pouvait s'opérerindustriellement que par des moyens plus simples queceux do la fabrication ordinaire et dont le rende-ment, indépendant bien entendu de la faculté dé-tersive, était considérable. C’est dire avec quel em-pressement elle dut être accueillie par les fabricants,désireux do donner à leurs produits l’appât d’un bonmarché fictif, à la réalité duquel le consommateur esttoujours d’autant plus disposé à croire, que ces savonsont une très-belle apparence, produisent une mousseabondante et semblent 11e rien laisser à désirer pourleur qualité. Ils se fondent plus vite cependant, et ma-nifestent en so délayant un pouvoir détersif qui nepeut être évidemment que proportionnel à leur titre ensavon réel ; mais c’est là un défaut que reconnaissentbien vite-, sans doute, l’industriel employant desmasses de ce produit, la blanchisseuse meme, qui estun industriel d’un certain ordre, mais dont l’apprécia-tion dut échapper longtemps à la mère de famille quine s’en sert pas dans son ménage d’une manière con-tinue. Aussi ces savons de coco, altérés par un excèsd’eau, sont-ils toujours vendus sous les noms de sa-von économique, savon des ménages, s;noti des fa-milles.

SUIE CONTINUE. Les progrès de la fabrication del’acier permettant d’obtenir facilement des lames descie d’une grande longueur, c’est une combinaison quisc présente naturellement à l’esprit et qui, en effet, aété tentée plusieurs fois, que de réunir ensemble lesextrémités d’une longue lame, et la faisant tourne**

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considérables, mais qui, faciles à reconnaître au plussimple essai, ont dû disparaître dès que l’huile de cocoh permis de les remplacer par un des éléments mêmesdu savon, c'est-à-dire par l’eau.

C.

sur deux poulies, d’obtenir une scie continue, en évi-tant ainsi les pertes de temps et de travail que causele mouvement alternatif de la scie ordinaire. Plusieursinventeurs ont, en effet, successivement attaqué la

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