TANXAtiE.
TEINTURE.
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23 centimes, soit 10 centimes pour 7300 calories qu’unkilog. de houille du prix de 2 à 3 cent, peu* produire.11 faudra'; une bien grande économie it l’emploi pour
qu’une semblable rHlïi-rence pût Otre compensée etqu'unperfectiomnement de la machine à vapeur ne lui rendîtpas bientôt la supériorité.
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TANNAGE. M. Knapp, qui a fait sur le tannaged’intéressautes recherches, pour arriver à formuler lathéorie de cette opération si obscure jusqu’à ce jour, amis hors de doute quelques principes fondamentaux quenous allons rapporter.
Le but qu’on se propose d’atteindre par l’opérationdu tannage est double. 11 faut d’abord détruire autantque possible les tendances de la peau à se putréfier,puis faire que, lorsqu’elle se sèche, elle reste maniable,élastique.
C’est à tort que l’on veut considérer les opérationseffectuées comme constituant seulement une véritableréaction chimique, que l’on veut voir dans la peauun corps s’unissant au tannin ou aux matières tan-nantes, et le comparer à la gélatine; on a été memejusqu’à dire que le cuir ordinaire est du tannate degélatine, etc.
Il suffit de la simple discussion des faits connuspour démontrer combien cette manière de voir est éloi-gnée de la vérité. D’abord, les os acidulés, qui don-nent de la gélatine aussi bien que la peau, ne sont passusceptibles de donner un produit qui, de près ou deloin, ressemble à du cuir, quelle que soit la quantitéde tannin, quel que soit le temps du contact. Puis,les sels de fer et d’alumine qui tannent le cuir ne pré-cipitent pas la gélatine; enfin, la graisse qui tanne par-faitement bien n’a aucun rapport avec le tannin.
Pour M. Knapp, la matière tannante a seulement 'pour fonction d’envelopper les fibres de la peau, de tellemanière que leur adhérence devienne impossible, et quela peau conserve sa qualité maniable après la dessic-cation, ou tout au moins puisse la retrouver par uneaction mécanique ; ce qui est pour lui le vrai caractèredu tannage. Pour démontrer sa proposition, il a insti-tué une série d’expériences dans le but de tanner la peausans l’emploi de substances tannantes.
En considérant que les filaments ne se collent quelorsqu’ils sont pénétrés par l’eau, il est arrivé à l’idéede mettre la peau détrempée en contact avec un li-quide {l’alcool ou l’éther, par exemple) qui, chassantl'eau par endosmose, pût Oter par cela seul aux fila-ments cette propriété de se coller. Selon ses prévisions,il a obtenu parla seule action de l’alcool une peau mé-gissée bien blanche, d’une constitution telle, que toutpraticien est forcé de la reconnaître comme peau mé-gissée. Or, c’est bien là le vrai cuir sans matières tannantes , qui dans l’eau redevient peau et par la cuissonse change en colle.
Cette dernière expérience prouve surabondammentque le tannage n’est pas une action chimique, quec’est une opération qui produit la conversion de lapeau, que la dessiccation rendrait cornée, en une ma-tière qui reste flexible, malgré la dessiccation. Quantaux autres qualités que le cuir peut prendre dans l’o-pération du tannage, telles que Timputrescibilité, etc.,on peut dire qu’elles ne sont pas absolument inhérentesà la nature du cuir; elles ne sont d’ailleurs que rela-tives, et on les obtient à des degiés variables, selon lesproduits employés et selon les épreuves que la peaudoit subir.
On comprend qu’en outre du caractère de cuir, la peau
reçoive de l’action des sels métalliques d’autres pro-priétés, qu’elle devienne, par exemple, relativement im-putrescible ; les sels d’alumine et de chrome étant desantiseptiques et formant d’ailleurs autour des filamentsune enveloppe qui les préserve du contact de l’air etlesrend moins hygrométriques. On comprend aussi qu’unepeau soit plus ou moins bien tannée : ainsi, par exem-ple, il n’est pasplusdifficile d'admettre qu’un cuir tannéau tan résiste mieux au carbonate de soude qu’un cuirpréparé au tannin, que d’admettre qu’une matière tinc-toriale (bon teint) tienne mieux à la laine qu’une autre(mauvais teint), sans que l’on veuille pour cela admettredeux modes d’action dans la teinture ou deux modesd’action des substances tannantes.
En dernière analyse, : U le tannage n’est pas uneopération chimique. Le cuir tanné n’est pas plus dutannate de gélatine que le cuir mégissé n’est une com-binaison de gélatine avec le sous-sulfate d’alumine.
2° La preuve en est dans les faits suivants :
Certaines matières qui peuvent, comme la peau, scconvertir en colle, ne donnent pas de cuir.
Les matières tannantes ne sont pas absorbées par lapeau en proportions définies.
Les divers sels tannants ne s’unissent pas à la peauen raison de leur équivalent chimique.
Les sels tannants, le tannin lui meme, peuvent pardes lavages être séparés de cuir, du manière que celui -ci redevienne peau.
Les corps gras qui n’ont aucun rapport avec les com-posés astringents tannent le cuir, et cela sous des poidsminimes.
Les peaux peuvent acquérir les propriétés que donnele tannage sans l’emploi de composés tannants.
Enfin, des substances peuvent s’unir à la peau et larendre imputrescible et non susceptible de former dela gélatine, sans pour cela lui donner les qualités ducuir.
Pour l’auteur, le cuir diffère de la peau sèche en ceque dans celle-ci les fibres sont adhérentes les unes auxautres, tandis que dans celui-là elles restent isolées lesunes aux autres ; le rôle de la matière tannante est deproduire et de maintenir cet isolement.
TEINTURE. On connaît sous le nom de teinturel’art de communiquer aux diverses matières textilesdes colorations variées. M. Chevrcul définit la tein-ture, Vart d'imprégner, aussi profondément que possible,le ligneux, la soie , la laine et la peau y de matières colo-rées qui y restent fixées mécaniquement ou par affinitéchimique, ou enfin, à la fois, par affinité et mécanique-ment. (Travaux de la commission française, t. V. Tapis-series, p. 51.) Nous aurons à traiter de cette partietrès-importante delà science industrielle, dans ses rap-ports avec les divers tissus que l’homme a su, par dopersévérants efforts, introduire dans les usages domes-tiques, le lin, le chanvre, le coton, parmi les matièrestextiles d’origine végétale, la soie, la laine, parmi lesmatières textiles d’origine animale. Nous no devonsmentionner ici que pour mémoire les matières textilesd’origine minérale, comme les verres filés, les asbestes,les amiantes, etc., matières qui, comme la soie, lalaine, le coton, ont été transformées en tissu». La colo-