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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TEINTURE.

TEINTURE. 537

T>‘ ri.luise la nmtièro colorante et qui l'expulse. Les 1 mise, en sorte qu’on emploie pour ces 100 pièces 36 kil.laines d’apparence blanche tiennent cette qualité bien de carbonate de Ssude;

plus de celle do la matière que de l’elFet du blanchi- | 5° Les pièces passent ensuite au soufrage, elles res-

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ment; il serait intéressant de trouver une marche ra-tionnelle qui supprimât l’azurage complémentaire aveclequel on imite un faux blanc.

Pratique du blanchiment des tissus de laine. — Nousréunirons ici l’ensemble des opérations qui constituentle blanchiment des laines tel qu’on l’exécute aujour-d’hui. Nous supposerons avec M. Chevreul qu’on ait àblanchir 100 pièces de mousseline de laine, ayantOU mètres de longueur, soit 6,000 mètres d'étoffe :

4° Les pièces sont assemblées par mises de cinq, etcousues ensemble jusqu’à la fin des opérations. Chaquemise est enroulée sur des bobines. Les 100 pièces for-ment ainsi vingt mises; chaque mise est garnie auxdeux bouts de deux garats en toile de 2 mètres envi-ron, cousus solidement pour protéger les chefs dechaque extrémité de la mise ;

2° On monte un bain avec 7 kilog. do carbonate desoude, et 1 k ,7o de savon blanc, à la température de50 degrés, dans une cuve à foularder, garnie de sonrouleau presseur et convenablement chauffée par lavapeur ;

On y fait passer la première mise trois fois de suitedans les rouleaux. Avant d’y faire passer la deuxièmemise, on ajoute 500 grammes de savon bien dis-sous, en maintenant la température toujours à 50 de-grés. On remonte de meme le bain par 500 grammesde savon, pour la troisième, la quatrième et la cin-quième mise; après le passage de ces cinq mises, onvide la cuve que l’on remonte à neuf pour cinq autresmises, en sorte que pour les 100 pièces on emploie28 kilog. de carbonate de soude, et 15 kilog. de savonblanc;

3° On rince ensuite deux fois chaque mise dans unbain d’eau à 35 degrés, monté dans l’appareil à foular-der, où l’on renouvelle l’eau pour chaque mise ;

4° On monte un bain avec 7 kilog. de carbonate desoude à la température de 50 degrés centigrades; on yfait passer trois fois la première mise entre les rou-leaux; avant d’y faire passer la seconde mise, on re-monte le bain avec 50 grammes de carbonate de soudetrès-limpide, et l’on maintient la température à 50 de-grés centigrades. On remonte de même le bain avee50 grammes de carbonate de soude avant le passagede la troisième et de la quatrième mise; on remonte àneuf une nouvelle cuve pour le passage de la cinquièmeC.

tout 12 heures dans le soufroir, compris le temps né-cessaire pour garnir et dégarnir la chambre; on con-somme 25 kilog. de soufre ;

0° Au sortir du soufroir les pièces sont rincées dansun courant d’eau froide qu’on renom elle continuel-lement;

7° On répète l’opération 4°, en ayant SQin d’em-ployer pour faire les bains nécessaires aux 100 pièces36 kilog. de carbonate de soude;

8° On répété l’opération du soufrage avec 25 kilog.de soufre;

9° On rince encore à l’eau courante ;

40° On lessive avec le carbonate de soude, en con-sommant 36 kilog. de carbonate de soude;

41° On soufre de nouveau, toujours avec 25 kilog.de soufre ;

42° On rince enfin en eau tiède;

43° On rince en eau froide en établissant un cou-rant.

On azuré, au moyen d’un passage dans le carmind’indigo, qu’on fixe dans la dernière opération du sou-frage, lorsque les pièces sont destinées à la vente enblanc; elles peuvent d’ailleurs ne recevoir qu’un seulsoufrage. Quant aux pièces destinées à la teinture ennuances claires et brillantes, il faut leur donner ledégraissage et la décoloration la plus complète, afind’obtenir des nuances ou des impressions irréprocha-bles. On ne doit soumettre les pièces décolorées aveol’acide sulfureux qu’à des températures peu élevées,afin de ne pas détruire par la chaleur le principe inco-lore qui résulte de la combinaison de l’acide sulfureuxavec la matière colorante; il se dégagerait de l’acide etla coloration apparaîtrait de nouveau.

Observations générales.

On a pu voir par ce qui précède toutes les lenteursqu’on rencontre dans les opérations courantes du blan-chiment. Nous avons signalé les points encore délicatsqu'il était possible d’aborder. Disons quelques mots destentatives faites dans ces dernières années pour intro-duire dans la pratique de nouveaux agents.

On a fait en Prusse, dans une douzaine de fabriques,des expérieuees en grand sur l’emploi du verre solu-ble comme savon; en général, les résultats n’ont pasété satisfaisants ; on nettoie bien, il est vrai, les tissus

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