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TEINT UK E.
TE1XTUUE.
sur toutes les autres teintures vertes connues et lui avalu le nom de vert de lumière.
Nous donnerons plus loin la méthode qu’on suit pouropérer la teinture qu’il serait logique de re gardercomme une teinture mécanique.
30. Quercituon' (quercitrine).
Le qucrcitron est fourni par une espèce de chênequercus niyra : e’e*t l’écorce qui produit la matière tinc-toriale.
Une décoction de quercitron faite par une ébullitiond’un quart d'heure, avec une partie de quercitron etcinq parties d’eau, se trouble et dépose une matièrecristalline que M. Chevreul a nommée quercitrin. D'a-près M. Uochledcr, les îletirs et les fruits du marronnierd’Inde contiennent le même principe. Les cotylédonscoupés en morceaux minces et recouverts d'alcool à36 degrés, dans un vase fermé, pendant 8 ou 10 jours,donnent une dissolution jaune d'or qui contient de laquercitrine.
Pour l’extraire des fleurs de marronnier, M. Koclile-der traite les pétaUs avec de l’alcool bouillant; il filtre;il se sépare, par refroidissement, des cristaux jaunesqu'il purifie par une nouvelle filtration. 11 distille aubain-marie pour recueillir l'alcool; il ajoute de l’eausur le résidu qui se sépare en deux couches; la pinsdense renferme des résines, la plus légère contient laquercitrine. Cette solution rougeâtre donne, avec l’a-cétatc neutre de plomb, mi précipité jaune soluble enpartie dans l'acide acétique ; le résidu insoluble est dela résine. La solution acide est précipitée par l’acétatobasique de plomb. Ce précipité contient beaucoup dequercitrine. «Si kilos de fleurs ont donné 30 grammesde quercitrine pure.
M. Uochledcr reconnaît cependant ([ne le meilleurprocédé pour préparer la quercitrine consiste à l’ex-traire du quercitron. 11 faut, pour obtenir d’assezgrandes quantités de cette matière , faire bouillir l’é-corce avec de l’eau; on filtre en exprimant la massedans une toile. La décoction est abandonnée au refroi-dissement et l'écorce épuisée de nouveau par une memequantité d’eau bouillante. La première dissolution dé-pose de la quercitrine impure, la seconde en renfermebeaucoup moins, on recueille sur un filtre en toile et onlaisse égoutter; en ajoutant de l’acide chlorhydrique àla liqueur filtrée, il se précipite des flocons jaunes vo-lumineux qu'on sépare par filtration ; on fait chaufferau bain-marie t ut que la liqueur dépose de la querci-trine, on filtre. Pour purifier les divers dépôts succes-sivement obtenus, on triture au bain-marie avec del’alcool et on filtre ; la plupart des impuretés sont en-levées par l’alcool; on fait dissoudre dans l'alcoolbouillant, on filtre a chaud, et on précipite la matièrecolorante par l’eau bouillante qu'on verse aussi long-temps qu’il fC fait de trouble dans la liqueur. Après lerefroidissement, la plus grande partie de la matièrecolorante s’est précipitée, on la recueille sur un filtreen toile et on la purifie par un nouveau traitement.
Quercitrine .—La quercitrine cristallise sous forme depetites écailles d’un jaune assez pâle. Il est facile deconstater sa réaction acide au moyen du papier de cur-ciinia rougi par la chaux; peu soluble dans l'alcool,dans l’éthcr, dans l’eau, la solution est d'un jaune pâle ;elle ne précipite pas la colle de poisson.
Les dissolutions aqueuses de potasse et d’ammonia-que la font passer au jaune-vert plutôt qu'au jaune-orangé. L’eau de baryte en précipite peu à peu des flo -cons d’un jaune roux. Une dissolution d'alun y déve-loppe graduellement une belle couleur jaune. Mais laréaction est très-lente; les acétates de plomb et lecuivre forment nue laque d’un beau jaune ; le proto-chlorure d’étain se comporte de la môme manière; lesulfate de peroxyde de for Sa fait passer au vert olive;
il sc produit un précipité qui n’est bien déposé qu’aubout de plusieurs heures.
L’acide sulfurique dissout la quercitrine : la solutiond’un orangé verdâtre se trouble par l’eau. L'acidenitrique fait passer la couleur à l'orangé-rougc.
Une dissolution de quercitrine dans l’eau donne à lalaine, préparée par l'alun, une couleur jaune un peuplus pâle et plus verdâtre que celle qu’on obtient avecle morin. Elle se comporte de même avec la soie. Maiscette dernière, préparée par un sel de peroxyde de fer,reçoit un gris olive moins foncé que celui qu’on prépare avec le morin.
La quercitrine est lç principe actifdes décoctions dequercitron. Cette décoction préparée par l’ébullitionde 1U parties d’eau et d’une partie de quercitron, pen-dant un quart d’heure, est d’un rouge orangé bruu,elle ne se trouble pas par le refroidissement. Elle al’odeur de l’écorce de chêne, sa saveur est astringente;die précipite la colle de poisson. Elle contient, d’aprèsM. Chevreul, des chlorures, des sulfates, de la chaux.
Les dissolutions alcalines de potasse, do soude, d’am-moniaque, de chaux, de baryte, de strontiane, en fon-cent la coyjenr. Ces trois dernières précipitent, en outre,des flocons d’un jaune roux. La décoction du boisjaune ne précipite pas. Le protochlorure d'étain y faitnaître lin dépôt roussâtre ; l’alun no la trouble quefaiblement: l’acétate de plomb la précipite en floconsépais d’un jaune roux ; l’acétate de cuivre la précipiteen flocons fins d’un jaune foncé tirant sur le verdâtre.Le sulfate de peroxyde de fer colore la liqueur en vertvif; il se précipite, à la longtm, des flocons d'un vertolive.
L’acide sulfurique concentré précipite des floconsroux solubles dans un excès d’acide ; si l’acide estétendu, il affaiblit la couleur et précipite égalementdes flocons. L’acide nitrique h 3i degrés se conduit demôme, mais la liqueur acide qui redissout les floconsest d'un beau ronge brun.
31. Lois jaune (morin blanc, morin jaune, moréine.)
On rencontre parmi les bois de teinture une espèceparticulière qu’on nomme monts tinctoria, et qui pro-vient du Brésil et (l’es Antilles . C’est le bois jaune;cette substance a été l’objet d'un travail très-impor-tant de M. Chevreul, qui a fait connaître la nature duprincipe utile contenu dans le bois jaune. Nous étudie-rons cette matière sous le nom de morin.
Lorsqu'on examine attentivement des tâches debois jaune, on trouve quelquefois des parties jauneset des parties distinctes d’un blanc rosé. Traitées parl’éther, ces matières abandonnent par cristallisation,la première une substance jaune cristalline, la secondeune substance cristallisée, presque incolore ; celle-cise trouve accompagnée d’un résidu rouge qui lui don-nait sa nuance couleur de chair. En fractionnant lescri-taux obtenus par l'évaporation de l’éther, les pre-miers qui se déposent sont jaunes et les seconds sontblancs ; on leur enlève leur dernière teinte jaunâtre enles lavant à l’eau froide. Us constituent le morin blanc,qu’on pourrait nommer morine.
Morine. —Ce nouveau produit possède une saveurdouceâtre, astringente, amère, bien plus faible que celledu morin ; il a moins d’action sur la colle de poisson ;il devient d’un jaune plus foncé par les alcalis ; la ba-ryte ne le précipite pas ; il précipite immédiatement parl’acétate de cuivre. Sa solution devient rouge-grenatpar le protosulfatc de fer ; celle du morin jaune devientverdâtre.
L'acide sulfurique le fait passerau jaune roux; à ladistillation, il donne de l’eau, des gaz et un liquide quise condense en cristaux plus clairs que ceux fournis parle morin jaune.
S’il était prouvé que le morin jaune dérive du morin