TEINTURE.
à se louer, après quelque temps de pratique, d’une granderégularité dans les manœuvres, et d’une économie no-table sous le rapport du combustible.
Outillage.
Les bains de teinture, les diverses préparations quimettent 1’étofFe en état d’ubsorber les principes colo-rants des bains de teinture, les bouillons, etc., doi-vent être conservés à des températures déterminéespendant le temps de l’opération ; on les y maintient dansdes chaudières dont la disposition, la grandeur et lanature dépendent des opérations auxquelles elles sontdestinées.
Chaudières. — Les chaudières sont généralement decuivre rouge ou de cuivre jaune; il est urgent d’enavoir au moins une en étain destinée principalement àl’écarlate, et subsidiairement aux couleurs délicatesdans la préparation desquelles la dissolution d'étaindoit intervenir. Le cuivre jaune vaut toujours mieuxque le cuivre rouge.
On peut substituer aux chaudières métalliques lescuviers de bois qui n’ont d’autre inconvénient que dene pouvoir être parfaitement nettoyés npœs chaqueopération. Cette observation perd sa valeur si la mêmechaudière, dans une teinturerie importante, ne sert qu’àla meme couleur. Une cuve d’une grande dimension,qu’on ne peut sans pjrte de temps vider à la poche, doitêtre munie dans sa partie la plus déclive d’une ouver-ture qu’on ferme à volonté pour écouler le bain lorsqu’ilest épuisé.
11 est à noter en passant qu’une grande cause deperte pour les teinturiers qui ne travaillent qu’à façonrésulte généralement d’un outillage insuffisant, qui nepermet pas de réserver les bains incomplètement épui-sés ; lorsque la quantité de pièces à teindre n’est pasassez grande pour enlever la totalité de la matière co-lorante, il faut bien perdre ce qui reste, si l’on n’est pasoutillé pour réserver les bains appauvris pour des opé-rations subséquentes. quand elles se présenteront. Cetteobservation a sa valeur lorsqu'on traite des couleursqui coûtent cher.
Les abords des chaudières doivent être faciles ; lors-qu’elles sont en métal, on peut les chauffer eu dessousà feu nu ou par un double fond ; on les chauffe, lors-qu’elles sont en bois, par une circulation de vapeur. Pourplus de commodité, lorsqu’on chauffe directement, lesfoycri des chaudières sont placés sous un même man-teau de cheminée.
Si les chaudières sont chauffées par un bouilleur, ilconvient de le placer dans la partie de l’atelier la pluscommode pour éviter une trop longue conduite de lavapeur. Cette disposition permet de régler facilementla température des bains en plaçant au plus loin leschaudières destinées à la confection des nuances quine doivent pas être portées à l’ébullition. Le matérieldes chaudières doit Gt r c assez considérable pour qu’onn’ait pas sans cesse à vider, nettoyer et rincer cellesqui viennent de servir et qu’on destine à la teinturedans une nouvelle couleur. Il faut autant de cuvesqu’on emploie de mélanges différents pour que le tra-vail ne soit pas interrompu par un outillage insuffi-sant.
On dispose au-dessus de chaque chaudière, à di-verses hauteurs suivant les circonstances, des perchespour faire égoutter les étoffes ou les échevcaûx de laineet de soie, lorsqu’on n’en a que de petites parties àteindre; par cette disposition le liquide qui s’écouleretombe dans la chaudière ; on passe des luttons danstous les écheveaux, et ces bâtons sont mis en travers surles perches.
On doit à M. F. Deshayes un appareil ingénieux aumoyen duquel on peut opérer mécaniquement la tein-ture en écheveaux. Nous allons le faire connaître, d’a-
C.
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près le Bulletin de la société d'encouragement , t. VIIil* série, p. 323.
Une caisse rectangulaire, en bois, en briques, enmétal contient le liquide colorant ; il peut être chauffé,soit directement, soit par une circulation de vapeurplacée dans le fond de la caisse. Dans cette caisse des-cend à volonté, par le moyen d’un système de crémail-lères, un châssis qui reçoit dans une position transver-sale le3 bâtons sur lesquels on passe les écheveaux. Cesbâtons ont une section triangulaire, une des faces lé-gèrement courbe. Une chaîne de Vaucanson rencon-trant les roues dentées qu’ils portent à leur extrémitéles entraîne dans un mouvement de rotation continucirculaire, qui remplace le lissage à la main.
Deux bâtons voisins reçoivent un mouvement en sensinverse pour éviter que leséchcvcanxue s’arrêtent et nese mêlent pendant le travail. On obtient cette conditionpar une disposition très-simple qui consiste en deuxchaînes engrenant avec les roues des bâtons alternants.Après que les écheveaux sont mis en place et les lissoirsfixés 6ur les tourillons réservés sur le châssis, on abatau moyen des crémaillères, et on mène plus ou moinsvivement suivant la nature da la nuance qu’on désireobtenir, au moyen d’une manivelle qui commande lesdeux chaînes de Vaucanson.
Lorsque l’immersion est suffisante on relève le châs-sis, toujours au moyen des crémaillères; onlaisse égout-ter, puis on procède à l’essorage.
A cet effet, la partie postérieure de l’appareil porteun bâti dans lequel sont engagés deux cylindres, l'unen bois, l’autre en caoutchouc ou en bois à surface re-couverte d’une toile de fil enroulée six à sept fois, quifrottent l’un sur l’autre, en vertu d’une pression qu’onpeut régler à volonté. Le cylindre inférieur porte uneéchancrure dans laquelle on engage successivementchacun des bâtons chargé des écheveaux qn’il porte. Lapartie arrondie du bâton se met en dehors, et terminela surface du cylindre; par la rotation des deux cy-lindres, les fils sont comprimés, et l’excédant du li-quide dont ils étaient chargés s’écoule dans une ri-gole pour être ramené dans le bain sans aucune perte.
Après s’être dégagés des cylindres, les écheveauxrestent disposés pour recevoir une nouvelle passe.
On répète les opérations de l’immersion, du lissageet de l’essorage sans remaniement, autant de fois qu’onle juge nécessaire pour arriver à l'échantillonnage dé-finitif.
Cet appareil est représenté en vue, fig. 3728. A re-présente le châssis mobile qui descend dans la cuve 13 ;les lissoirs C et D supportent les écheveaux ; ils portentl’un une rosette, l’autre une lige unie; E est la cré-maillère qui, au moyeu de la roue F, fait monter lechâssis; G est le cylindre de l’essoreuse; II le levierqui, avec le poids J, règle la pression pour chasser leliquide des fils dans le réservoir K, en agissant sur lecylindre supérieur L ; M est la manivelle qui inet enmouvement les crémaillères, N un ressort qui soulèvoles cliquets 00 quand on veut, en mettant le piedsur le bras du levier P, faire descendre le châssis parson propre poids.
Q est une armature en fer sur laquelle glisse le lis-soir, après qu’il se dégage du cylindre, lorsque les éclic •veaux qu’il porte ont été suffisamment essorés®
La fig. 3729 est l’essoreuse vue par derrière, déga-gée de la caisse sur laquelle ou la fixe ordinairement.
L’appareil de M. Deshayes conduit à des économiesnotables, par suite de la suppression des nombreusesmanœuvres auxquelles on soumet les écheveaux dans lateinture par les procédés ordinaires. On supprime l’in-tervention des ouvriers dont l’apprentissage est long,souvent délicat, toujours coûteux; enfin on donne àchaque brin, d’une manière régulière et rapide, lanuance demandée, quelle qu’elle soit ; enfin, on con*
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