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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TEINTURE.

TEINTURE.

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bon teint, les bains blancs, les sels, la décoction desumac, etc., l’eau de chaux, le phosphate de soude etde chaux ( sel àbouser ), la craie, etc. D’autres sont plusspécialement alTectés aux petits teints, tels que : 1° lebain faible du teint; 2° l’eau tiède; 3° le son; 4° l’eaude savon légère, etc.

Disborder , c’est enlever la soie d’un bain de teintureou d’eau de savon pour la laver; on donne le nom dedisbordure à la petite quantité l’eau dont on se sert poureffectuer le lavage.

Donner un brevet , c’est ajouter au bain des matièresnouvelles.

Donner tm bouillon, c’est amener par une passol’étoffe h l’état de tissu mordancé. Dans les opérationsde garançage, on appelle bouillon le bain de mor-dant, alumineux ou ferrugineux; on nomme rougie lebain de garance.

Donner une passe , c’est immerger une étoffe, unécheveau, un fil même, dans un bain de teinture ou dans

faisant glisser sur les lissoirs pour mettre alternative-ment toute la longueur des fils en contact avec lesbains ou les bouillons.

Mordancer , c’est préparer en les immergeant dansun bain convenablement composé les tissus qui ne sochargeraient pas de couleur lorsque cette couleur exigepour se fixer le concours d’un intermédiaire. Nous nereviendrons pas sur la signification de cette expressionqui, comme nous l’avons déjà dit, ne peint pas à l’espritd'une manière exacte les phénomènes qui se passentpendant l’immersion ou l’acte de la teinture.

Pallier , c’est remuer avec le râble le dépôt quise forme quand on ajoute au bain un nouveau dosagepour former un tout homogène; on pallie souvent unbain dans lequel on n’a rien ajouté pour éviter que lemarc ne s’attache à la cuve et n’occasionne des sou-bresauts.

Ronger , c’est enlever au moyen d’une compositionalcaline, acide, dégageant du chlore ou cédant de

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une préparation métallique, lorsque la teinture exigepour être complète deux ou plusieurs immersions ; onobtient ainsi les bleus, les noirs etc., par deux, troisou quatre passes.

Donner un pied , c’est donner une première tein-ture à des étoffes ou des fils qui doivent être rechargésd’une autre nuanco pour obtenir une couleur composéebinaire. Les noirs grand teint reçoivent ainsi généra-lement un premier j.ied de bleu de cuve.

Eventer la mise , c’est battre la mise, la mettre encontact avec l’air atmosphérique, en l’agitant le pluspossible pour renouveler les surfaces et développer lesréactions dans lesquelles l’oxygène doit intervenir.

Lisser , c’est faire tournoi* les fils à teindre en les

l’oxygène une couleur déposée sur un tissu. C’est agitavec beaucoup plusd’énergie qu’on ne le fait pour tarer,ou pour débouillir. Bien que cette expression do ron-geant, synonyme d’altérant, d’enlc\qige, soit plus usitéedans l’impression sur étoffes, on s’en sert souvent pourla teinture proprement dite; elle devient synonymealors de débouillir. On enlève par les altérants les cou-leurs des tissus qu’on reporte à la teinture pour en mo-difier la nuance. Les bains de chaux pour quelquescouleurs métalliques, les chlorures de potasse, desoude et d’ammoniaque, les acides oxalique, tartrique,citrique, acétique, etc., sont employés comme rongeants.Leur degré de concentration est proportionnel à leurforce, et tel rongeant étendu ne sort que pour blanchir