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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TISSAGE.

Tinoins équilibués.

cylindrique percé dans la longueur ilu tiroir; l'isole-ment des différentes chambres est obtenu par le frotte •ment du tiroir lui-même confie les parois de la boîte.

Dans les machines de Watt, ee contact est assuré pardeux garnitures en chanvre, épousant la forme detni-cvlindrique du tiroir; dans la disposition actuelle, ilrésulte de la juxtaposition des parois fixes de la boîteet des parois mobiles des bandes du tiroir, dont laforme générale est celle d’un prisme triangulaire ûsection équilatérale.

La disposition représentée figure 37*0 réalise doncces deux conditions particulières :

1° Suppression de la garniture, et frottement direct

K

f/ -

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des surfaces métalliques dans les machines ù hautepression.

2 U Section triangulaire de la pièce mobile des tiroirs.

En ce qui concerne la suppression de toute garni-ture, l’expérience a prouvé qu’elle était possible puis-que ces nouveaux tiroirs sc sont maintenus, au cheminde fer de l’Est. pendant cinq, six ou huit mois, dans unexcellent état d’entretien, durée que les tiroirs ordi-naires sont loin d’atteindre en service courant.

Quant à la forme de la section, le constructeur pa-raît y avoir été conduit par le désir de n’employerque des surfaces planes bien dressées, qui lui permet-tent de régler facilement le degré de serrage et, parconséquent, d’éviter l’usure qui serait la conséquenceinévitable d'un ajustage trop serré.

Le tiroir do Watt, comme celui-ci, était équilibrépar rapport aux pressions qui pouvaient s’exercer toutautour du tiroir, à l’intérieur et à l’extérieur; il nol’était pas par rapport à la pression exercée à travers*des lumières sur les bandes du tiroir, puisque aucunepression ne venait la contre-balancer; ccUe pressionétait supportée par les garnitures du dedans au dehors.M. Jobin l’a également éliminée d’une manière simpleau moyen d’une rainure transversale, faite dans toutle pourtour intérieur de la boîte, en face des lumièresd’introduction. Cette rainure est toujours une commu-nication avec les lumières, parce que celles-ci dépas-sent légèrement les limites latérales des bandes dutiroir, et de cette disposition il résulte que la compen -sation a toujours lieu, même pendant la période dedétente.

Quelques personnes ont pu craindre que les tiroirs,maintenus comme dans des glissières au contact duplan des lumières, n’amenassent, dans certaines cir-constances, des ruptures : on comprend, en effet, que lesoulèvement des tiroirs peut être nécessaire toutes leslois qu’on oublie de purger les cylindres, parce qu’a-lors 1 eau condensée, ne pouvant s’échapper par les lu-C.

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mières, devra faire bélier contre les fonds des cylin-dres lorsque les pLtons viendront en contact. L’expé-rience a prouvé qu’aucun accident de cette nature nos’est produit; il est moins à craindre sur les locomo-tives que sur toute autre machine, par cela seul que latempérature est plus élevée et que l’on purge souvent..Mais, à supposer que, dans d’autres cas, cette prévisions’accomplît, ou y échapperait certainement, comme lofaisait Watt dans ses premières machines, en plaçantsur les cylindres eux- mêmes des soupapes de sûreté.

Ajoutons enlin que le déchargement des tiroirs per-met au constructeur l'éloignement des lumières et, parsuite, la diminution des espaces nuisibles, et une meil-leure utilisation du travail de la vapeur.

TISSAGE DES ÉTOFFES FAÇONNÉES. Lo sa-vant général Piobert, qui connaît aussi bien les procé-dés des industries qui s’exercent dans la ville de Lvon,dont il est originaire, que les théories de l'artillerieauxquelles il a fait faire tant de progrès,-a consigné,dans le rapport du jury «le l’Exposition universelle de1855, le résumé suivant, «l’une netteté parfaite, des dé-couvertes successives accomplies dans les movens defabrication des étoffes façonnées; découvertes qui ontsingulicremeut contribué à l’admirable dé\eloppementde notre belle industrie des soies.

Dès le milieu du siècle dernier, on avait générale-ment reconnu tout ce que la perfection des étoile* desoie devait à l'incessante activité, aux soins infati-gables des fabricants de Lyon : goût exquis, éléganceet richesse dans les dessins, légèreté, délicatesse eîvariété dans les compositions, fraîcheur et harmoniedans les couleurs, tout était répandu avec profusiondans leurs admirables productions. Cet état brillant estencore celui de nos jours. Si cette partie importante dela fabrication, objet constant de tant de soins, obtientdepuis si longtemps un tel succès, il n’en a pas tou-jours été «le même pour les moyens mécaniques em-ployés au tissage, que la routine a souvent fait négli-ger. En effet; pendant plus de deux siècles, nousvoyons mettre en usage, pour tisser les plus bellesétoffes, le métier connu des Chinois depuis des mil-liers d’années, modifié seulement dans une de ses par-ties. La modification apportée vers 1606 consistait àramener horizontalement, au moyen «les poulies «l’uneassin, les cordes de rame qui primitivement étaientverticales et soulevé ; s par un deuxième ouvrier placéau-dessus du métier; par suite, cet ouvrier, nommé tireurdes lacs et placé sur le coté du métier, dut agir au con-traire de haut en bas sur lo rame, soit directement aumoyen des cordes de lisage, soit par l'intermédiaired’un ou de plusieurs samples, systèmes de cordes des-cendant verticalement dans un même plan jusqu’ausol où elles étaient fixées. Cette dernière disposition,dite grande-tire, permit d’augmenter presque indéfini-ment le nombre de lacs ou la hauteur et les couleursdu dessin. Avec la première disposition, dite petite-tire, on put bien accélérer le travail en facilitant letirage par l’emploi de boutons agissant sur les cordesde lisage et placés sous une planche à portée du tireur(1620-1623); mais la confusion des cordes dans lecorps de lisage, diminuée, il est vrai, par les disposi-tions ingénieuses de Galantier, Me Blache et de Talan-dier frères, n’en subsistait pas moins encore pour lesgrands dessins. Aussi l’emploi de ce système fut tou-jours assez restreint; il le fut davantage lorsque lespetites mécaniques, comme celles de Ponson et doYcrzier, qui dispensaient d’un tireur do lacs, prirent unpeu d’extension et qu’on parvint, nu moyen de coitedernière, à exécuter avec la plusgrande facilité des des-sins qui avaient cent vingt cordes ou ligatures, et deuxcent quatre-vingt-huit coups de hauteur. Quant auxautres mécanismes inventés pour remplacer le tireur,ils ne purent jamais entrer dans la pratique : tels furent

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