Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
686
JPEG-Download
 

686

VENTS

VENTS.

40 ii 50 kilomètres, et qu’avec un fardeau de 40 kilo-grammes, charge ordinaire des porte-balles, il peutfaire environ 20 kilomètres. La charge de 40 kilog.peut, d’ailleurs, être difficilement dépassée quand ils’agit d’une distance un peu grande. C’est le double dela charge du soldat en marche.

De l’ensemble des chiffres ci-dessus résultent immé-diatement les conséquences suivantes :

1<> Malgré l’influence du poids mort du véhicule, lesystème dont nous nous occupons présente un avan-tage énorme pour le transport d’un homme sans chargesur un chemin de fer, et l’expérience est d’accord surce point avec la théorie. De petits appareils mus avecdes manivelles sont employés avec succès sur plusieurschemins pour le transport d’une ou deux personnes.Cet avantage est encore très-notable sur une route très-bien entretenue, abstraction faite, toutefois, de la ques-tion des pentes que présente souvent la circulation surdes routes ordinaires. Il se réduit h peu de chose surune route en état ordinaire d’entretien. Enfin, il estnul et même négatif sur une route en état médiocre, età plus forte raison sur une chaussée nouvellement re-chargée.

2'* Les mêmes circonstances à peu près se reprodui-sent lorsque l’homme doit transporter avec lui unecharge d’une quarantaine de kilogrammes.

3° Enfin le système dont il s’agit permet le transportd’une charge notablement supérieure à 40 kilog.,nombre qui est à peu près la limite lorsqu’il s’agit detransport à dos à une distance notable.

VENTS. Les vents sont dus aux variations de tem-pérature occasionnées par la présence plus ou moinsprolongée du soleil au-dessus de l’horizon et de sa dis-tance à la terre suivant la saison; sans doute aussiles attractions solaires et lunaires sont une cause desmouvements atmosphériques, comme nous l’avonsindiqué à l’article uaromètjus; mais la science îv est pasencore parvenue à mettre en lumière cet élément duphénomène, tandis que le premier rend déjà compted’un fait capital.

Dans la zone torride, où l’action calorifique du soleilsur la surface de la terre est à son maximum d’in-tensité , réchauffement continuel de. l’atmosphèredonne lieu à des vents réguliers connus sous lê nomde vent* alisés .

Il est aisé, dit M. Delaunay dans son Cours élémen-taire d'astronomie , de sc rendre compte de la produc-tion de ces vents, ainsi que des circonstances qu’ilsprésentent.

L’air qui se trouve près de la surface de la terre,dans le voisinage de l'équateur, acquiert une tempé-rature assez élevée ; il se dilate, et tend à monter dansles régions supérieures de l’atmosphère, en raison dela diminution de sa densité. L’air échauffé ne peutpas s’ëlevei ainsi sans qu’il soit remplace constam-ment par de l’air plus frais, venant de contrées placéesà une certaine distance de l’équateur, de part et d’autrede cette ligne ; d’ailleurs, l’air qui s’est élevé à l’équa-teur meme se refroidit dans les régions supérieures deTntmosphère, et se déverse de là sur les zones tempé-rées pour y combler le vide provenant de ce que l’airqui s’y trouvait s’est porté vers l’équateur. Il en résultequ'il sc produit dans l’atmosphère et tout autour de laterre un double mouvement de circulation, qui est cons-tamment entretenu par la chaleur solaire.

Jusque-là, il semble que faction calorifique du soleildoit déterminer, près de la terre, un vent venant dunord pour les contrées situées à une certaine distancede l’équateur, dans l’hémisphère boréal, et un vent dusud pour les contrées situées de l'autre coté de l’équa-teur. Mais il faut observer que le mouvement derotation de la terre doit avoir une certaine influencesur le phénomène. L’atmosphère tourne en même temps

que la terre : et, dans ce mouvement, ses diverses par-ties sont animées de vitesses plus ou moins grandes,suivant qu’elles correspondent à telle ou telle portionde la surface de la terre, puisque les rayons des cerclesdécrits par les différents points de cette surface, dansl’espace de 24 heures sidérales, varient avec les lati-tudes de ccs points.

L’air qui se trouvait dans le voisinage d’un paral-lèle quelconque dans l’hémisphère boréal ou dansl’hémisphère austral, et qui avance vers l’équateur,possède une vitesse de rotation plus petite que celledes points de la terre dont il se rapproche ; arrivéprès de l’équateur, il marche moins vite qu’il ne de-vrait le faire pour suivre la terre dans son mouvement ;il est en retard par rapport à elle, et pour un observa-teur qui est emporté par la terre dans sa rotation, ildoit paraître se mouvoir en sens contraire de ce mouve-ment, c’est-à-dire de l’est vers l’ouest.

C’est ce qui arrive en effet. Les vents alisés dans levoisinage de l’équateur soufflent de l’est. Au nord del’équateur, l’excès de la vitesse de la terre sur la vitessede l’air se combine avec le mouvement en vertu du-quel l’air se transporte vers l’équateur, et il en résulteun vent soufflant du nord-est. De mC-me, au sud de l’é-quateur, les causes que nous venons de signaler en-gendrent un vent soufflant du sud-est.

Arrivé à l’équateur, l’air s’élève dans les hautesrégions de l’atmosphère, pour retourner dans les zonestempérées. Mais le séjour plus ou moins long qu’il afait dans le voisinage de l’équateur lui a fait prendrepeu à peu un mouvement de rotation plus rapide quecelui qu’il possédait d'abord; lorsqu’il retombe sur lasurface de la terre dans les zones tempérées, il marcheplus vite que les continents avec lesquels il se met encontact ; cet excès de vitesse et le mouvement en vertuduquel l'air s’éloigne de l’équateur se combinent pourdonner lieu à un vent qui souffle du sud-ouest dans lazone tempérée boréale, et du nord-ouest dans l’autrezone tempérée. Ce retour des vents alisés n’est sensiblequ’à d’assez grandes distances de l’équateur. Dans filede Ténériffe , dont la latitude est de 28 degrés, on nepeut en reconnaître l’existence qu’en s’élevant à unegrande hauteur sur le pic de ce nom ; plus loin de l’é-quateur il devient sensible au niveau de la mer.

C’est au retour des vents alisés qu’est due cette cir-constance, que le vent, à Paris , souffle plus souvent dusud-ouest que de toute autre direction. Mais, dans leszones tempérées, les vents réguliers dont nous nousoccupons sont bien moins sensibles que près de l'équa-teur; ils sont en grande partie masqués par les ventsirréguliers qui existent dans ces contrées.

Ce sont les lois les plus générales de ces vents secon-daires. dus surtout à faction locale du soleil, en raisonde l'étendue des terres, des mers, de l’élévation desmontagnes, du voisinage du pôle, etc., pour chaque con-trée et par suite d’un échaufiement variable, qu’il fau-drait analyser aujourd’hui. 11 serait temps que la mé-téorologie fît quelque chose de plus que l’analyse desi \cnts alisés, et c’e&t à peu près tout ce que l’on saitfaire aujourd’hui avec celles des brises de la côte qui.soufflent le jour de la mer vers la terre et le soir de laterre vers la mer, par suite du moins rapide éehauffe-ment ou refroidissement de l’air placé sur l’eau que decelui qui est au-dessus de la terre. Un ardent hydro-graphe américain, M. le lieutenant Maury, s’est lancécourageusement dans la voie de f étude simultanée desvents et des courants, et à cet effet a entrepris de rele-ver les marches de tous les navires qui traversentl’Océan. A attaquer le problème dans son ensemble, lerendant même encore plus complexe en y ajoutantmême les qualités propres à chaque navire, il est dou-teux que l’on puisse arriver à un autre résultatqu’à A in-dication d’une faible probabilité des meilleures routes