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VERRERIES.
VERRERIES.
de kilcgrammes de bouteilles, dont lavalcur représente8 à 10 millions de francs; l'exportation des bouteillesvides et pleines a été :
En 1858, de 23,138,384 kilog.
En 1859, de 27,501,406 kilog.
Cette fabrication est également importante en An-gleterre pour les liquides gazeux ; elle est très-consi-dérable dans tous les pays vinicoles.
« Les verreries à bouteilles de la Belgique produi-sent annuellement 8 millions de bouteilles de toutesespèces, dont le prix de revient est en moyenne de■11 fr. le cent, d’après M. Îloutart-Koullier, et dont leprix de vente est de 13 fr.
<« La fabrication en France est soumise à la concur-rence la plus active. Elle tend à se concentrer sur lesbassins liouillers du Nord et de la Loire . Le prix derevient dans le Nord est de 14 fr. et le prix de vente de46 à 17 fr. le 400 de bouteilles prises en fabrique.
« A Rive-de-Gier , elles reviennent à 11 fr.; on les vendà raison de 13 fr.; le combustible, la main-d’œuvre etles matières premières entrent à peu près pour desparts égales dans les prix de revient. Dans les environsde Soissons les bouteilles dites forme champenoise re-viennent à 48 fr. 40 ; elles se vendent 22 fr. »
La fabrication du centre delà France semble ne rienavoir à redouter de la concurrence étrangère. Une forteagglomération des verreries du centre concentrées dansla meme administration peut lutter par suite de sa po-sition sur la houille et de la quantité considérable desproduits dont elle peut assurer le placement ; la memecompagnie compte en effet 30 fours de fusion en tra-
vail ou prêts à fonctionner, savoir :
A llive-de-Gier. 20
A Givors., . . 9
Ces 30 fours sont employés :
A la fabrication de bouteilles. 22
Aux verres à vitres ordinaires. 3
A la gobeleterie. 2
Aux verres à vitres de couleur .... 2
A la topetterie. 1
Cette meme compagnie a vendu pendant l’année4859-1860 pour 4,900,000 fr. répartis ainsi qu’il suit,d’après M. Raabe, successeur de MM. Ilutter et C‘ e :
en bouteilles. 3,273,000 fr.
en verres à vitres ordinaires. . . 927,000
en gobeleterie. 446,000
en verres à vitres de couleur. . 200,000
en topetterie. 34,000
4,900,000'
Les chiffres qui suivent, empruntés à la dépositionde M, Raabe, et pris dans ses comptes pour l’exercice4859-1860, complètent les documents qui conduisentaux details du prix de revient. On a employé pour fabri-quer les 4,900,000 francs de produits vendus :
Bois de chauffage reudu à rai-
le stère.
son de fr.
15,00
3,704
St.
Arsenic rendu à l’usine au prix
les
100 kil.
de fr.
38,20
3.900
kil.
2,35
124,750
kil.
Manganèse (Romanèehe). . .
16,15
38,860
kil.
Molasse (Seyssel).
1,30
1,110,860
kil.
Nitrate de soude (Havre). . .
47,55
8,000
kil.
Sable clair à bouteilles (Rhône ).
0,60
17,139,220
kil.
0,55
2,362,400
kii.
Sabie fondant (Santhenay). .
1,85
2,941,435
kii.
Sable verre à vitres(Vezeaux).
1,90
1,757,980
kil.
Sable à gobeleterie (Fontaine-
bleau).
2,50
659,830
kil
Sable à briques (Voreppe ). . .
3,50
590,730
kil.
4,50
178,840
kil.
les
100 kil.
Sulfate de soude (Lyon ).. . . 19,60 1,333,525 kil.Sel marin (Miramas ) .... 12,40 572,800 kil.
Sel de soude 80 n à 92° . . . . 48,50 219,856 kil.
Terre à creusets (Bollène ). . . 2,85 1,179,630 kil.
Houille de Yillurs. 1,35 72,000,000 kil.
Avec une consommation comme celle que nous ve-nons d’énumérer, on comprend toute l’importance dela fabrication et la sécurité que les fabricants du centrepeuvent avoir sur leur avenir.
En est-il de même pour la fabrication du Nord quise trouve à la porte de la Belgique? La Belgique pos-sède douze verreries à bouteilles admirablement pla-cées pour le combustible et la main-d’œuvre ; le prixmoyen du charbon, dans le nord en France , qui vaut1 fr. 70 les 100 kil., ne s’élève en Belgique qu’à 11 ou1 2 fr. 50 la tonne. On peut répartir le prix de revient
de la manière suivante :
Combustible .25
Main-d’œuvre. 45
Matières premières.25
Frais généraux. o
~JW
Le combustible et la main-d’œuvre affectent doncd’une manière notable le coût du verre façonné sousforme de bouteilles.
Verre à vitres. —De même que la fabrication des bou-teilles, la fabrication des verres à vitres, exigeant unegrande consommation de combustible se trouve dé-sormais concentrée sur les bassins liouillers. Elle ç’estdéveloppée d’une manière considérable dans le nord dela France, à Rive-de-Giev ; en Belgique , à Chai leroy;en Angleterre, à Birmingham , aux environs de Liver-pool, à Siuuîcrîand, etc.
Pour donner une idée de la puissance de productionque possède l’Angleterre, nous rappellerons qu’en1851 MM. Chance frères, de Birmingham , ont fondu,sans interrompre leur fabrication courante, pour lePalais de cristal , 5 à G millions de kilogrammes deverre pour couvrir une surface de 92,000 mètres carrés.
On admet que pour fabriquer 400 kilogrammes doverre à vitres, dans l’état actuel de la fabrication du
verre’,
il faut :
par toone.
En France
Fn
En
fr.
Angleterre.
600 k.
de houille!
16,86.
M ,00. .
. 10,11
6 60
a . .
.I
»
x
4,50
par 100 kil.
fr.
30 k.soude
sulfate de)
, à. . ,j
22,70. .13,00. .
; i o,oo.
6,81
. »>
3,90
»
3,00
par tonne.
fr.
30 k.
calcaire,|
19,50. .10,00, .
, 0,58
0,30
U
. 'O
»
o,co
réfrac-)
taires
, creusets,;
2,00
1,50
1,00
fours,
etc. . . . I
Main-d’œuvre et >emballage. .
20,50
20,50
20,50
40,00
32,80
29,60
La fabrication des verres à vitres de couleur a priaaujourd’hui chez nous nue extension considérable; oula pratique avec un égal succès en Angleterre cotnmoen Belgique . Tantôt les verres sont teints dans lamasse ; d’autres fois ils sont simplement doublés.Leurs prix sont variables; mais on peut admettre d’a-