VIDANT,!'.?.
VIDANGES,
I-'leltaijc ou dcpontillatp\ — Enfin nous devons tenircompte de la dépense de flcttuge et de déj'ontillagc, quiest plus élevée en l'rance qu’en Angleterre, en raisondu p'us haut prix de l’outillage, des macl ines et ducombustible, qui représente au moins 15 fr. pour100 kilog., et pour laquelle on devrait comprendredans l’évaluation du droit protecteur *25 p. 400 de cos45 fr., c’est-à-dire 3 fr. 75.
Dans les considérations qui précèdent, nous n'a-vons pas fait mention du prix de la main-d’œuvredes verriers. Nous ne pensons pas que les Anglais lapayent sensiblement moins cher que nous; mais ils nela payent certainement pas plus cher. Nous nous re-gardons comme étant de part et d’autre, sous ce rap-port, sur le pied de l’égalité. M. Godard ne s’est attachéqu’aux causes de dépenses qui offrent des différencessensibles, les matières premières, le combustible, l’ou-tillage, les intérêts des capitaux engagés.
En récapitulant ces différences successives on peutfaire le résumé suivant :
Minium. I0,BC
Potasse. 2,80
Houille. 20,88
Amortissement et intérêt'*. ! 0,30
Dépontillage et usure du matériel. . 3,75
48,50
Ceschiffrcsseront certainement modifiés par suite desnouveaux tarifs, qui diminueront les prix des produitschimiques et des transports sur lu houille.
D’après M. Bossu, directeur do la fabrique de Saint-Louis, la moyenne du prix des 100 kilog. de cristalanglais serait de 200 francs, en faisant intervenir l’in -fluence des cristaux moulés.
D’après M. Macs, de Clichy , il faut augmenter luquantité de houille qui sert à fondre les HP kilog.de cristal; il ne peut l’estimer à moins de ! ^ 000 kilog.,en tenant compte du combustible employé pour le po-lissage et le douci des cristaux taillés.
Telles sont les données produites par l'enquête : onva voir que les chiffres introduits dans le tarif ne répon-dent pas aux demandes des fabricants. Nous estimonstoutefois que les droits que le gouvernement a fixés se-ront suffisamment protecteurs, et que les faits prouverontque nos fabricants s’étaient alarmés à tort en réintro-duisant pas dans leurs calculs les éléments compensa-teurs qui pouvaient diminuer les différences qu’ils ontcru devoir faire ressortir.
Le décret qui fixe les droits d’entrée des verreriesd'origine anglaise établit les distinctions et le tarifsuivants :
Miroirs ayant moins d’un mètre carré 10 p. 100 dela valeur
Glaces i ^ rutes .1 r ,50 1 par mètre carré de
* | étamées ou polies. 4,00) superficie.
Bouteilles de toutes formes. 4 ,30 les 100 kilog.Verres à vitres blancs ... 3 ,50Verres do couleur polis ou gravés. . 1
Gobelcterie et cristaux.| .« .,
Vitrifications de toutes sortes , . . > c a -
Kraaux.j valenr -
Objets en verre non dénommés. . . !
Groisil et verre cassé.exempt. •
Il faut ajouter aux droits de douane stipulés dans letarif les taxes supplémentaires restituées à la sortie desproduits français sous forme de drawbacks, savoir :
Pour les miroirs. 4 f. le m. carré.
Pour les verres à base de soude. 3 f. les 100 kil.
Salyltat.
^ IDANGES. La question des vidanges peut êtreconsidérée à deux points de vue fort importants tousdoux, de la salubrité publique et de la fabrication des
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engrais. Nous les passerons successivement en revue.
Salubrité publique. — Quant à la salubrité la ques-tion se confond avec celle de la désinfection, traitée sicomplètement dans un article spécial ; car si les ma-tières qui remplissent les fosses étaient complètementdésinfectées, leur transport n’offrirait pas plus d’incon-v-ùiients que celui de déblais ou de matériaux de cons-truction. Voyons ce qui a été* fait pour atteindre ce but.
Aujourd’hui, à Paris , on ne peut vider une fosse si elleu’a préalablement été désinfectée, et il dépend des ins-pecteurs que cette désinfection soit complète. Nécessai-rement, pour pratiquer cette opération, il faut que lesfosses ne soient pas entièrement pleines; aussi l’auto-r.té a-t-elle prescrit l’emploi d’indieateurs-flotteurs, etle propriétaire qui laisse remplir sa fosse au delà dupoint voulu est mis à l’amende.
Par le fait de la désinfection au moyen de dissolu-tions métalliques, les matières solides tenues en sus-pension dans la masse, suspension due très-probable-ment à l’alcalinité, sc déposent, et il reste àla partie su-périeure de la fosse un liquide clair et presque limpide.Moyennant une redevance de 1 fr. 25 par mètre cube,il est loisible à l’entrepreneur de vidanges de laissercouler sur la voie publique le liquide clair en question,‘•u d’en disposer à sa guise; les matières solides sontaussi à sa disposition au même prix.
Les matières que les vidangeurs n’ncliètent pas sonttransportées par eux au dépotoir sis à la Villette (Voy. ventilation), la voirie de Montfaueon ayantété transférée dans la foret de Bondv, à la grande satis-faction des habitants de Paris, la Villette , Belleville,Pantin , etc., mais au grand regret des habitants doBondy et des communes environnantes. Les tonneauxarrivés au dépotoir, on les vide, on les débarde dansdos citernes où les liquides sont aspirés par des pompesqni les refoulent dans une conduite souterraine qui lesdéverse dans les bassins de Bondy . Pour arrêter lesmatières solides toujours mélangées en plus ou moinsgrande quantité aux liquides, des tamis sont disposés,et on a soin d’ajouter une certaine quantité d’eau purepour délayer le plus possible de ces matières et leurpermettre de se prêter au jeu dos pompes. Les ma-tières solides enlevées dans les tinettes suivent la voiedu canal de l’Ourcq pour arriver à Bondy .
Les matières désinfectantes employées générale-»ment aujourd’hui sont le sulfate et le chlorure de zinc,en dissolutions titrant de 35 à 40 degrés; le chlorurepeut être employé à un degré bien plus élevé, puisqu’ilest incristallisable. Une proportion de 2 0,0 suffit enmoyenne pour produire le résultat voulu. On a reconnudans la pratique que le dépôt, “la clarification se pro-duisent plus facilement au moyen des chlorures quedes sulfates II paraîtrait que l’autorité tient essentiel -lernent à ce que les fosses dont on doit faire couler lesliquides sur la rue ne soient pas désinfectées avec dessels de fer, parce que le sulfure et le carbonate de 1erformés par la réaction du désinfectant, se déposant tou ■jours en certaine quantité dans les ruisseaux, y laisse-raient une couche de matière ocreuse par suite de latransformation du sulfure et du carbonate de fer enoxyde.
Nous ne savons pour quel motif on n’a point prescritl'anti-infection, c'est-à-dire la désinfection permanenteet préservative qui empêcherait les fosses d’exhalerjamais de mauvaises odeurs.
Quelquefois les vidangeurs mélangent aux matièresdésinfectantes des essences odorantes à bon marchépour masquer l’odeur spécifique de la matière que lossels métalliques ne peuvent faire disparaître.
Dans la pratique la désinfection ainsi produite est in-complète, et elle exigerait l’intervention du charbonpour absorber les gaz ; il est une autre cause d’infectionfacile à fairo disparaître. Nous croyons que personuo