( 23 )
Dans l’édition du 1520 de l’Arithmétique d’Estienne de La Roche, on lit (i) :
K (f Plus partes .10. en deux parties telles que lugne multipliée par laultre la multipli//
» cation soit .10. Et adioustee lugne a laultre ladditiô soit .10. ou multipliée lugne par laul» tre face autât jme de les adiouster ensemble | ou multipliées lugne par laultre | et aussi les» adiouster ensemble laddition et la muttiplicaliô soyët égalés » (2).
C’est ainsi qu’Estienne de la Roche e'claircit et simplifie ce qu’il veut expliquer.
Il faut cependant reconnaître, pour être juste, qu’il a mentionne' Nicolas Chu-quet dans deux passages de son traité d’arithmétique et d’algèbre ci-dessusmentionné. Dans l’édition de 1520 de ce traité, on lit (3):
»
»
»
«
»
»
» lire»
»
»
A
« La table delarismethique.
» ([” Larismethique de Estienne de la Roche dict villefran/'
» ctae natif de lyon sur le Rosne
Rismethique qui vulgayrement est appellee argorisme est lune des .7.ars Iiberalz. Et est la première des mathématiques qui sont dictes quadriuiales : sans laquelle les aultres troys cstassauolr. Geumetrie Astronomie i Musique ne peuuent sortir leurs effeetz : t est de si grade néces-sité que sans le propre subiect dicelte qui est nûbre nulle chose peult auoirestre ainsi que dit ysidore en ses ethimologies au .4. chapitre du tiers li-Tolle numerîï in rebus otbus t ola pereunt. Adime a seculo calculi cûputü : ï cûctaignorantia ceca côplectit': nec differri possunt a ceteris aîalibus qui calculi nesciunt rônëEt boece au second chappitre de son premier liure dit: Omnia quecùq) a primeva rerumnatura côstructa sunt numerorü vident rône formata. Floc cnï fuit principale in alo con-» ditoris exemplar. Et pour ce quelle est de si grande nécessite t vtilite elle est cûuenable et» propice a toutes gens tant a elerez que a lays. Par quoy tout home de sain entendemët» doit estre a linquisition dicclle diligët pour les grantz secretz t haultz misteres qui sont es» propriétés des nombres: Car delle ont besoing toutes sciences: t de nulle a besoing: sans» laquelle tout home de grant entreprinse ne peult paruenir a ses fins: mais est en grant» dangier t péril de tomber en erreur t cofusion: ainsi doit estre preferee en voye de acquisi-» tion deuàt toutes aultres: de la quelle aut playsir t louage de dieu le créateur fc de la tres-» glorieuse vierge marie sa tressacree mere fc de mon seigneur saint esticne mon tresreuerëd» patron t de toute la court celeslielle de paradis ay collige t amasse la fleur de plusieurs» maistres expertz en cest art: côtne de maistre nicolas chuquct parisien: de philippe frisco» baldi florëlin: t de frere luques de burgo sancti sepulchri de lordre des freres mineurs auec» ques quelque petite addicion de ce que iay peu inuête fc experimëte en mon temps en la» pratique : et de tout ce ay fait vng petit tracte intitule Larismethique destiëne de la roche» contenant deux parties tant seulement en la pratique : donc la première est introductiue t» instructiue des rigles et canons de ceste sciëce : £ la secùde applicatiue des rigles t canons» dicelle ». (4)
(1) Larismethique nouellement composée par y maistre Estienne delà roche dict Villefrâche ,etc., Fo. 69, verso, lig. 22—25.
(2) Ce passage se trouve dans l’édition intitulée : « Larismetiquc & Géométrie de maistre||Estienne» de la Roche dict Ville Fran-||che », etc. (Fo. 48 , recto, lig. 50—52); ainsi:
* Plus partez .Id. en deux parties telles que lune multipliée par laultre la multiplication soit .10. et adiou-a ste l'une a l'aultre laddition soit .10. ou multipliée lune par laultrclace autant corne de les adiouster ensemble,a Ou multipliées lune par laultre et aussi les adiouster ensemble ladditiun t la multiplicatiô soyêt égalés. »
(3) Larismethique nouellement composée par || maistre Estienne de la roche dict Villefrâche ,etc., feuillet 2« non numéroté, recto , lig. 1—29.
(4) Ce passage se trouve dans l’édition intitulée: « Larismetique & Gcometrie de maistre 11» Estienne de la Roche dict Ville Fran-|[chc », etc. (feuillet l ,r non numéroté, verso, lig. 4—38) ainsi:
« nLsmetique qui vulgairemet est appelée
» argorisme est lune des .7. ars liberaulx. Et
> A est la première des mathématiques g sont
» dictes quadriuiales : Bans labile les aultres
* trois: ccstascauoir : Gcometrie: Astrono//-» mie; £ Musique ne peuuent sortir leurs eifects: et est» de si grande nécessite que sans le propre subiect dicelle
* qui est nôhrc nulle chose peult auoir estre: ainsi que dict» Ysidore en ses Etimologies au * *4. chapitre du tiers li/j» ure. Toile mimerü in rebus oîbus fc oîa pereût. Adime
* a seculo calculi côputu: £ cueta ignorantia ceca côplecti
* tur : nec possunt a ceteris aîalibus qui calculi ne
* * c îunt rationc. Et Boece au second chapitre de son pre-
* micr liure dicl. Ou quecütj fc primeua rerü natura con
■ strucla sunt nnmeru^ vidêtur ratione formata. Hoc em
* fuit principale in aîo conditoris exemplar. Et pour ce» quelle est de si grâd nécessite fc vtilie elle est côuenable fc
* propice a Loutesgens tant a clerc?, que a lays: parquoys tout borne de Sain nnlêdement doit estre a linquisition» dicelle diiigêt pour les grands secretz £ haultz myste-i steres (sic) qui soutes propriétés des nombres: car delle ont» besoing toutes sciêces : fc de nulle a besoing: sans laquel//» le tout home de grâd entreprise ne peult paruenir a ses
* Cas : mais est en grand dangier £ péril de toinberener//» reur £ cofusion : ainsi doit estre préférée en voyede acqui
> sition deuat toutes aultres: de laquelle au plaisir fc loue» ge de dieu le créateur et de la glorieuse vierge marie: ay
> collige fc amasse la fleur de plusieurs maistres expertz eu.