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]Xti;oi)Uction.
êtres oryanisés dans le but d arriver par la con-naissance des organes ou des modifications orga-niques à connaître les fonctions ou actes et réci-proquement.
Ainsi prévoir comment agira dans des circou-slances.données tel être organisé, ou quel estl'organe qui a pu produire tel acte et récipro-quement, tel est le but que doit toujours se pro-poser le biologiste.
Il est inutile d’insister sur la nécessité de com-prendre dans cette définition, il la fois, la phy-siologie cl l’anatomie, sans distinction de l’uneavec l’autre; car il ne peut exister de physiolo-gie sans anatomie, comme aussi, sans la physio-logie, l’anatomie n’aurait aucun caractère scien-tifique, e’est-a-dire d’utilité et serait toujoursaride et ordinairement inintelligible.
Celle définition ajoute à l’anatomie et à la phy-siologie une autre branche essentielle, peu con-nue, et encore imparfaite. C’est la science quitraite de l'étude des milieux, ou modificateursexternes généraux et spéciaux, et de leur actionsur l’organisme.
Nous avons vu, en effet, que si l’idée de vieest inséparable de celle d’organisation, elle l’estau même degré de celle du milieu en relation dé-terminée avec l’organisme.
Après ces généralités que nous empruntons augrand ouvrage du docteur Robin, et qui s’appli-quent en même temps aux végétaux et aux ani-maux, nous pouvons établir, d’après le mêmeauteur, les définitions des deux genres d’êtres or-ganisés, définitions qu’expliquera et compléterace qui va suivre.
1° Les végétaux sont des êtres organisés, for-més de cellules proprement dites, ou de fibreset tubes celluleux cloisonnés, ayant la cellulose,substance très oxygénée, pour principe immédiatfondamental de leurs éléments anatomiques dé-finitifs, lesq mis se forment par simple métamor-phose des cellules embryonnaires du germe.
2° Les animaux sont des corps organisés ayantla faculté de se contracter volontairement, forméssoit de substances homogènes et granuleusesseulement, soit en même temps de fibres plei-nes, ou de tubes non cloisonnés et de cellules;ayant l’albumine et ses congénères, substancestrès azotées, pour principes immédiats de leurséléments anatomiques définitifs, lesquels se for-ment par substitution de toutes pièces aux cel-lules embryonnaires du germe.
NUmlTiOiN.
La biologie doit d’abord, avec le secours de lachimie, étudier les phénomènes de nutrition, devie, relativement au milieu dans lequel viventtous les êtres organisés.
Les fondions vitales se manifestent chez tousles animaux par un dégagement de chaleur, une
absorption d’oxygène et l'expulsion du diversproduits parmi lesquels figurent principalementl’eau, l’acide carbonique et l’azote contenu dansles urines U l’état d’urée.
Ces phénomènes établissent d’une manièrebien frappante l’analogie qui existe entre les pro-duits de la vie chez les animaux et ceux de lacombustion de nos foyers; des deux côtés, ab-sorption d’oxygène et production d’acide carbo-nique et de chaleur. Les organes des animauxsont donc des appareils de combustion lente,qui transforment en produits oxydés, à l’aide del’oxygène de l’air qu’ils respirent, les alimentsqu’ils absorbent chaque jour.
Si les animaux sont des appareils d’oxyda-tion, les végétaux sont, au contraire, dans lescirconstances les plus ordinaires, des appareilsde réduction. Au lieu d’absorber l’oxygène pourbrûler du carbone, ils décomposent l’acide car-bonique , s’assimilent le carbone et mettent enliberté l’oxygène, Il suffit, en effet, d’exposer àla lumière une branche garnie de feuilles dansun vase rempli d’acide carbonique, pour voir aubout de quelques heures cet acide carboniquecomplètement absorbé et remplacé par un vo-lume égal au sien d’oxygène pur.
Quant h l’azote que les végétaux renferment,ils le [misent en grande partie dans les fumiers,et ces fumiers eux-mêmes doivent principale-ment leur richesse aux matières azotées excré-tées par les animaux.
Ainsi donc, les animaux se nourrissent ou devégétaux, ou de la chair d’autres animaux ; ilstransforment ces aliments, à l’aide de l’oxygènede l’air, en eau, acide carbonique et produitsazotés; les végétaux, au contraire, se développentet se nourrissent, en décomposant l’acide carbo-nique et les produits azotés rejetés par les ani-maux. Ils les rencontrent dans l’air ou dans lesol qui les porte, et présentent de nouveau auxanimaux, sous une forme appropriée à leurs be-soins, les aliments qu’ils consomment. Tel est,d’une manière générale, l’admirable mécanismeque la nature emploie pour fournir sans cesse,avec une quantité limitée de matière, aux be-soins des plantes et des animaux et leur procurerles matériaux nécessaires à leur entretien et àleur développement.
Après les phénomènes de nutrition, au pointde vue de l’ensemble de la statique chimiquedes êtres organisés, phénomènes les plus impor-tants de tous au point de vue de l’utilité, puis-que c’est h aider a leur développement, il assurerleur existence que se réduit en général le tra-vail de l’homme, résumons les principes fon-daihentaux des sciences physiologiques dontquelques applications rentrent dans le domaineindustriel, tandis que les plus importantes ren-trent dans celui des sciences médicales dont nousn’avons pas à nous occuper ici.