ABATTOIR.
ABEILLE.
leur place h l’article kcakkissaGk ; nous insiste/œisplus particulièrement sur la distribution de l’abattoirconstruit près de Paris, dans la plaine des Vertus ; cesrenseignements peu connus, sont par cela même inté-ressants.
Cet abattoir se compose : -1“ d’un grand batimentcentral do 10 mètres de largeur, et divisé dans sa lon-gueur en S compartiments destinés aux différents écar-risser.rs ; c’est dans ce batiment principal que s’exécutentles opérations de l’écarrissagc; entre autres appareils,chaque compartiment renferme une cuve chauffée à lavapeur qui sert à faire bouillir plusieurs chevaux à laibis. Au-dessus de l’atelier du rez-de-chaussée, à 4 mè-tres du sol, se trouve un plancher à claire-voie , qui fa-cilite le travail dans les cuves, et qui peut servir d’é-tendoir. Le toit qui recouvre le batiment est muni detabatières destinées à activer le renouvellement de Pairdans toutes ses parties; du reste le sol de l’atelier estdallé en pierres dures à joints mastiqués, et sufiisam-ment incliné pour rendre les lavages faciles;
2" 1 )c deux hangars, ouverts à tous les vents et placésparallèlement de chaque coté du batiment central, à3 mètres de distance de ce dernier. C’est sous le toit deces hangars que l’on abat et que l’on saigne les che-vaux; un dallage en pierres cimentées, et des rigolesprofondes creusées dans la pierre de taille permettentde recueillir tout le sang. Ces rigoles aboutissent à descuvettes hydrauliques qui déversent dans un égout d’é-coulement le sang non recueilli et les eaux de lavage;
3° De hangars couverts, qui régnent le long des mursde clôture, parallèlement au batiment central, et quiservent de remises, soit pour les voitures, soit pour lesmarchandises;
4” De 2 fondoirs, munis des chaudières, des presses,et en général de tous les appareils nécessaires à la fontedes suifs;
5" D'emplacements dallés et disposés convenable-ment pour recevoir momentanément les détritus quidoivent être enlevés chaque jour;
()° D’une machine à vapeur, pompes, grand réser-voir, etc., destinés à fournir l’eau nécessaire, à l'éta-blissement ; des tubes nombreux partent de ce réservoiret conduisent l’eau dans toutes les parties de l’abat-toir ;
7" De générateurs destinés à fournir la vapeur à lamachine et aux cuves que renferme le bâtiment prin-cipal ;
8° De deux bâtiments placés de chaque coté de l’en-trée de l’abattoir; l’un sert d’habitation à l’inspecteuret renferme les bureaux de l’administration : dans l’au-tre demeure le concierge de l’établissement.
Les murs d’enceinte de l'abattoir sont environnésd’une plantation d’arbres, destinés à rejeter, autant quepossible, dans les parties supérieures de l’atmosphère,les principes fétides dont les vents se seraient chargés ;ce rideau n’existe pas sur la face qui reçoit l’action desvents les plus constants.
Un bâtiment entièrement distinct, mais adossé àl’abattoir, e^t destiné à transformer les débris des che-vaux en produits faciles à transporter, tels que la chairdesséchée et le sang coagulé. Une porcherie attenanterenferme un très grand nombre de porcs que l’on en-graisse avec la chair bouillie des chevaux. (Pour com-plément de cet article, voyez le mot iscakuissage.)
ABEILLE. Une ruche d’abeilles constitue, commechacun sait, un immense atelier, dans lequel une mul-titude d’ouvrières industrieuses produisent la cire et lemiel que l’homme n’a plus qu’à récolter.
Il n’entre pas dans le cadre que nous nous sommestracé de nous étendre ici longuement sur la' physio-logie de ces insectes et les mœurs de cette république ;cette étude est plus spécialement du ressort de l’histoirenaturelle et de l’agriculture, et nous ne pouvons que
dirq^ici quelques mots do la création des deux produitsutiles que l’abeille fournit à l’industrie, la vire et le
mitl.
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L’abeille est mu-
nie d’une trompe, aumoyen de laquelle elle
puise dans le calice de>
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ileurs les sucs qui ysont déposés qui
sont, soit employés desuite à sa nourriturepropre, soit mis en ré-serve sous forme île
miel. La ch'c est laseule excrétion des
abeilles; elle se forme en rubans autour des anneauxde leur ventre.
Uéaumur admettait que l’abeille ne faisait que ré-colter la cire brute, et la purifier par l’élaboration deses organes digestifs. Conduits aussi à penser quel’origine des graisses animales devait se trouver dansle règne végétal, et qu’elles étaient fournies par lesparties grasses des végétaux, MM. Dumas et Milnc-Edwards se sont livrés vers 1840 à une série d’ex-périences qui ont démontré que cette théorie ne devaitpas être prise d’une manière trop absolue. Des abeillesnourries avec du sucre ont constamment produit de lacire. La production de cette substance, très voisine aupoint de vue chimique des substances grasses, a prouvé,que les organes des animaux pouvaient produire lescorps gras, et ne se bornaient pas à les accumuler.
L’insecte réunit et travaille la cire avec ses pattes.
Il en construit les gâteaux qui lui servent à emmaga-siner le miel-pour la saison d’hiver, et à fournir un asileaux œufs pondus par la reine, qui y accomplissenttoutes leurs métamorphoses avant d’en sortir abeilles.
La construction desgâteaux est un desplus admirables pro-duits de l’instinct dosanimaux, car cetteconstruction est orga-nisée de manière à em-ployer le moins de ma-tériaux possible, touten laissant le plusgrand vide disponible;et pour celales formesgéométriques les plus •convenables sont ob-servées avec une ad-mirable précision. Cesgâteaux forment desmurailles parallèlessuspendues au haut dela ruche, dont les axessont espacés de 3 à 4 centimètres, distance suffisantepour qu’il reste un passage entre ces gâteaux. Us sontformés d’alvéoles hexagonales disposées horizontale-ment et opposées par la base.
Il faut remarquer que la quantité de miel produitepar les abeilles est bien supérieure à celle qui est stric-tement nécessaire à leur entretien pendant la mauvaisesaison. Une partie de leur récolte en miel doit cepen-dant leur être conservée. Quant à la cire, il est inutiled’en laisser, etje travail des ouvrières a bientôt regarnila ruche. La cire a du reste plus de valeur que le miel.
La cire brute est jaune sale; elle sert en cct état aufrottage des appartements, à fabriquer l’encaustique.On la blanchit pour en faire desbougies, des figures, etc.,en l’exposant à l’air après l’avoir mise sous forme delongs rubans. Voir r.ouGJES.