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ACIDE ACÉTIQUE .

produits; il sc dégage de l’acide carbonique, niais enpetite quantité, beaucoup d’hydrogène carboné, et vers)a fin une proportion considérable d’oxyde de carbone.L’excédant de charbon qui n’est point entraîné dans cesdiverses combinaisons, sc retrouve dans la cornue, yconservant ordinairement la forme du ^*gétal qui l’afourni. Depuis qu’on a commencé à se rendre raison desdifférentes opérations pratiquées dans les arts, et qu’onen a fuit le but de recherches scientifiques, on a intro-duit dans plusieurs branches de l’industrie une multi-tude d’améliorations, dont elles ne paraissaient pas sus-ceptibles. C’est ainsi, par exemple, que les procédés decarbonisation du bois sc sont singulièrement améliorés,et que par suite des observations qui précèdent, on atiré profit de plusieurs produits, qui auparavant n’é-taient pas meme recueillis.

L’appareil employé pour obtenir le vinaigre de boisbrut, par l’action de la chaleur, se compose de plusieursgrands cylindres de fer. En Angleterre, ces cylindressont en fonte, et posés horizontalement sur le foyer. EnFrance , ils sont en feuilles de tfde rivées ensemble, et po-sés debout surlefcu. Lalig. 5 donne uncidéeexacte de ladisposition adoptée en An-gleterre, elle est presquela meme que celle adoptéepour la décomposition dola houille dans les usines àgaz; seulement les cylin-dres des fabriques d’acidepyroligneux sont générale-ment plus grands ; ils ontfréquemment 1 "‘,33 de dia-mètre, sur 2"‘ à 2"',00 delongueur, et ils reposenthorizontalement sur lubri-que, de, manière qu’il y enait deux dans chaque four-neau. 11 y aurait probable-ment de l’avantage à leur donner des dimensions ap-prochant de celles des cornues à gaz pour l’éclairage,et à assimiler tout le système des opérations, à celui decette dernière industrie.

On a adopté la disposition suivante, dans un des pre-miers établissements de Glasgow : les cylindres aussigrands que ceux dont nous avons parlé d’abord, y ont2 mètres de long, et les deux extrémités dépassent tantsoit peu la maçonnerie en briques. L’une de cos extré-mités est garnie d’un disque de fonte, bien ajusté etfortement boulonné; il part du centre de ce disque untube de fer, d’environ 30 ccntim.de diamètre, qui entreà angle droit dans le tube principal du réfrigérant. Lediamètre de ce dernier peut avoir de 24 à 36 centimè-tres, suivant le nombre de cylindres. L’autre extrémitéde chaque cylindre s’appelle la bouche de la cornue ;elle est également fermée par un disque eu fonte re-couvert, tout autour de scs bords, avec un lut d’argilegrasse, et maintenu dans sa position, à l’aide de coinsde sapin. La charge de bois pour un cylindre de cettedimension est d’environ 406 kilog. Les bois durs, telsque le chêne, le frêne, le bouleau et le hêtre, sont seulsemployés ; le sapin ne convient pas. On entretient lefeu pendant le jour, et on laisse refroidir lo fourneaupendant la nuit ; le lendemain matin, on ouvre les cy-lindres, on en retire le charbon, et on y introduit unenouvelle charge de bois. Lo rendement en vinaigrebrut, appelé acide •pyroligneux , est de 163 litres parcharge. Il est très souillé de goudron, et d’une couleurbrun foncé; sa pesanteur spécifique est de 1,025, lepoids total du produit est donc d’environ 136 kilogr.;mais comme le résidu en charbon ne pèse plus guère quele cinquième du bois employé, il s’ensuit que près de lamoitié de la matière pondérable du bois, s’est transfor-mée en gaz non condensés. Le comte de Kumford a

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avancé que le charbon obtenu forme en poids plus dequatre dixièmes du bois employé. Cette erreur grossièretient à la faible température du four, dans lequel il avaitplacé le cylindre de verre qui renfermait le bois sur loquel il expérimentait. Les résultats que nous donnonsici ressortent de l’expérience d’un éminent chimiste manufacturier.

Ou rectifie l’acide pyroligneux brut, par une secondedistillation dans un alambic en cuivre, dans i’intéi'ieurduquel il reste environ 20 p. 100 d’une espèce de gou-dron visqueux. Le vinaigre présente alors une couleurbrune mais transparente, et une odeur fortement empy-reumatique. Sa pesanteur spécifique n’est plus que de1,013. Son acidité est supérieur à celle des meilleurs vi-naigres de ménage, dans la proportion de trois à deux.En le redistillant de nouveau, saturant par la chauxvive, faisant évaporer l’acétate liquide jusqu’à siccité,et convertissant en acétate de soude par le sulfate desoude, on le dépouille si complètement de la matièreempyreumatique à laquelle il était mélangé, qu’en dé-composant l’acétate de soude pur par l’acide sulfurique,on obtient à la distillation un vinaigre tout à fait sanscouleur et tiès agréable au goût, dont la force est pro-portionnelle au degré de concentration de l’acide dé-composant.

Dans un des principaux établissements de Manches-ter, on se sert de cornues en fonte de 2 mètres de longsur 1 '",20 de diamètre. Il y a deux cornues par fourneau,disposées de telle sorte que la flamme les enveloppe detoutes parts. Leur fond seul est protégé par des briquesréfractaires contre l’action directe du feu. Un quintalmétrique de houille suffit pour effectuer la distillationd’une seule charge do bois, qui produit 168 litres d’a-cide pyroligneux brut, d’une pesanteur spécifique de1,025. Après vingt-quatre heures, .qui est la durée d’uneopération, on relire le charbon de bois resté dans lacornue, et après l’avoir jeté dans un étouffoir que l’onferme aussitôt, on procède à un nouveau chargement.

On purifie l’acide pyroligneux en le faisant bouillirdans une grande chaudière, sur le bord de laquelle estpratiqué un bec ou échancrure inclinée, par laquelles’écoule la plus grande partie du goudron, à mesurequ’il monte sous forme d’écume à la surface du bain,par‘faction de la chaleur. En saturant l’acide ainsi pu-rifié, par de la chaux éteinte, on obtient du pyrolignitede chaux, que l’on peut purifier par plusieurs cristalli-sations successives, ou mieux, en le torréfiant à 250 ou300° centigrades auplus, avec beaucoup deprécaution, entre deuxplaques de tôle ou defonte; puis, reprenantparl’eau et faisant cris-talliser. En décompo-sant le pyrolignite oul’acétate de chaux, parune dissolution d’alun,il se précipite du sul-fate de chaux, et la dis-sol uti on qu i surnage es tde l’acétate d’alumineimpur ou liqueur rouge,employée dans l’im-pression des calicots.

En général, on con-duit en France la fabri-cation de l’acide pyro-ligneux de la manièresuivante :

On introduit le boisà carboniser dans degrands cylindres entôle (fig. 6), au haut et

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