ACIER.
ACIER.
(angulaire ayant 0",58 de long, 0 U ',34 de large et 0"',9lde profondeur; à la partie supérieure, l’ouverture se ré-trécit et u’a plus que 0"’,23 sur U‘",30. La grille se com-pose de cinq barreaux de 0“,023 à 0"',035 décote. Troisdes côtés du prisme se prolongent jusqu’au sol à 1 *",71au-dessous de la grille; le quatrième côté reste ouvertpour laisser un large accès a l’air atmosphérique né-cessaire à la combustion. Un rampant ou canal hori-zontal rectangulaire de 0' n ,38 de large, de hau-
teur, et long de 0“’,64, dont l’arête supérieure est à0"',11 en contrebas de l’orifice du fourneau, conduit lesgaz de la combustion dans une cheminée à section leplus ordinairement carrée, de 0“',30 de côté, et qui ade 10 à 12 mètres d’élévation. Les parois du fourneausont faites avec du grès quartzeux très compacte et ex-cessivement réfractaire. Ces fourneaux sont toujoursréunis sur une même file au nombre de 4 à 10. Pendantla fusion, on fermeleurs orifices supérieursavec un couvercle (fi-gure 25), formé de lar-ges briques réfractairesmaintenues par des visde pression dans un ca-dre en fer.
Pour la fabrication des creusets à fondre l’acier, onemploie de l’argile do Stourbridye que l’on mélange avecune certaine quantité d’argile de stannington. Voici
d’après M. Le Play la composition de cesd’argiles.
Stourbridgc.
deux sortes
Stannington.
Silice.
46,1
42,0
40,9
Alumine.
38,8
Magnésie.
«
0,l
Chaux.
1,3
Oxyde de fer.
((
trace
Perte au feu (eau, matièrescombustibles volatiles).
12,8
14,7
Carbone produit par la cal-cination en vase clos. .
1,3
«
90,2
99,0
25.
Le mélange qui sert à fabriquer chaque creuset est
composé comme il suit :
Argile de Stourbridgc sèche pulvérisée. . 5 k ,22
— de Stannington id. id. . . 5 k ,22
Fragments de vieux creusets pulvérisés. . 0 k ,43
Coke pulvérisé.0 k ,05
26. 10 k ,92
Ce mélange humecté avecune quantitéd’eausuffisante semoule par pression au moyende l’appareil fig. 26. NN estle moule extérieur ordinaire-ment en fonte et encastré dansun billot en bois MM.Lemouleintérieur P est un noyau enbois très dur traversé par unaxe en fer ofc; on frappe acoups de marteau surlatête o,et l’extrémité A*, venant s’in-troduire dans une mortaise'pratiquée dans le moule NN,sert à diriger et à faciliter l’opération ; après que celle-ci est terminée, on retire le creuset du moule, onbouche le, trou formé dans le fondpar l’extrémité k de l’axe en fer,puis on finit par lui donner à la mainla forme ci-jointe (fig. 27). Le plusgrand diamètre extérieur est 0 m ,19,la hauteur 0 ,n ,41 ; l’épaisseur varieprogressivement de 0'",030 (fond) à0 m ,()14 (bord supérieur). Les fro-mages surlesquels reposent lescreu-sets, sont de petits cylindres ayantde diamètre sur 0"',08 de hau-teur. Les couvercles, légèrementbombés au centre, ont pour épais-seur maximum 0”',0i.
Le coke employé dans les fonde-ries d’acier est dense, très dur, etpréalablement concassé en fragments dont le volume estcompris entre 60 et 190 centimètres cubes. L’essai d’uncoke réputé de très bonne qualité pour la fusion de l’a-cier a donné :
Carbone fixe.83/7
Substances combustibles volatiles. . . 3,9
Eau hygrométrique. 1 fi
Cendres argileuses, très réfractaires. . . 10,9
100,0 ~
iO
La durée des campagnes varie de trois à cinq jours,et encore, bien qu’ils restent allumés, les fourneaux netravaillent que dix heures sur vingt-quatre.
On commence par chauffer le fourneau pendantdouze heures environ, très graduellement, jusqu’aurouge sombre, puis on y introduit les creusets vides,préalablement séchés à l’air, et portés ensuite au rougedans un four à recuire particulier. On place le couver-cle sur les creusets vides, on remplit les fourneaux decoke frais, on débouche les rampants, fermés jusqu’a-lors par une brique, et l'on ferme l’orifice supérieur. Ilse produit immédiatement un très fort tirage, et dansl’intervalle d’une demi-heure le fourneau atteint unotempérature fort élevée.
On procède alors au chargement en découvrant le»creusets et en se servant d’un entonnoir en tôle, de ma-nière à faire tenir dans chaque creuset la plus grandecharge possible; elle est ordinairement de 13 à 14 kiiog.par creuset. La charge faite, on replace le couvercle descreusets, on remplit le fourneau de coke frais, on fermeau moyen du couvercle (fig. -■'>) l’orifice supérieur, etl’on commence la fusion. Ordinairement on charged’heure en heure 20 à 23 kilogr. de coke à la fois dans