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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

DÉSIGNATION PLANTES SAUVAGES

du terrain. caractéristiques.

/ Màcre.

/ Fétuque flottante.1 Laiches.

1 Scirpes.

Terrains

1 Souchets.

constamment

Nénuphars,i Roseau à balais.

submergés.

! Fléchièrc.

Terrains

J Plantin d’eau.

' Menthe poivrée.

\ Épilobes.

1

1 Spirée ulmaire.

| Menthe aquatique.

iion constamment

/ Joncs.

submergés.

1 Laiches.

f Prêles .

Les deux classifications des terrains agricoles quel'on vient d'exposer, assez différentes en apparence,présentent au fond une certaine analogie, et il ne se-rait pas difficile, pour les personnes qui désireraient lefaire, d'établir la synonymie à peu prèscxacte des prin-cipales dénominations employées. Mais on ne sauraits'empêcher de reconnaître que les noms adoptés par lesauteurs des differentes méthodes de classification desterrains, sont ou trop peu précis, ou trop peu répan-dus, pour qu’il soit possible de reconnaître avec cer-titude la nature d’un sol par l'énoncé du nom qui luiest attribué. Il c>t donc indispensable, toutes les foisque l’on veut faire connaître un terrain, d’en donnerune description complète, fournissant sommairement,comme le recommande M. de Gasparin, les indicationssuivantes :

4° La situation topographique du terrain;

2° Son altitude au-dessus de la mer;

3° La place que le terrain occupe dans la classifica-tion adoptée; »

4° La position géologique, le genre de formation desterrains agricoles dont il dépend;

5° Sa pesanteur spécifique;

0° Sa ténacité;

7° Son hygroscopicité ;

8° Sa fraîcheur;

9° Sa couleur à l’état sec ou humide;

40° Son analyse, précédée de la séparation par cri-blage et lévigation, et de l’examen microscopique desdifférents lots;

•11° L’épaisseur du sol, la nature du sous-sol, laprofondeur du réservoir inférieur des eaux;

-12° L’inclinaison de la surface, son exposition;

13° Scs abris, leur direction, leur hauteur;

14" Les circonstances accidentelles prévues, inonda-tions, gelées, etc. ;

4 5° Les plantes sauvages les plus communes ;

16° L’état de la végétation des arbres et des plantescultivées ;

17 e Le prix de l'hectare, du feimage, l’assolement,l'état des voies de communication et des débouchés,l’impôt, les charges, etc.

On vient de donner sur la classification des terrainstous les renseignements nécessaires, quant à présent.L’examen des cultures et des amendements les pluspropres à chaque espèce de sol se trouvera naturelle-ment dans les chapitres suivants. Quant à l’apprécia-tion de la valeur des terres, que beaucoup d’auteursplacent à la suite de la classification des terrains, nous

croyons devoir la renvoyer au chapitre IX, parce que: cette question ne saurait être convenablement traitéeavant l’exposé des considérations économiques et com-merciales qui se rattachent à l’estimation des produits.

Troisième section. — Météorologie agricole.

Après avoir étudié avec détails, comme on vient dolè faire, les terrains agricoles dans lesquels se déve-loppent les racines des végétaux, il convient de s’oc-cuper des propriétés de l’atmosphère au milieu de laquelle*ils étendent leurs rameaux et leurs feuilles, et d’exami-ner les principaux phénomènes météorologiques quiexercent sur la végétation une si puissante influence.

Nous devons dans cette partie de notre travail,comme dans les précédentes, renvoyer aux traitésspéciaux pour l’étude détaillée des phénomènes, ennous bornant à un résumé succinct des faits d'un inté-rêt pratique et à l'indication des méthodes d’observa-tions les plus simples et les plus usuelles.

La météorologie en général, et surtout l’applicationà l’agriculture de cette branche importante de la phy-sique, est encore fort peu avancée. L’absence d’obser-vations assez multipliées se fait sentir à chaque instantet ne permet pas, jusqu’à présent du moins, de formu-ler avec certitude les lois les plus fondamentales. Oncommence cependant à comprendre l'utilité des obser-vations météorologiques, et tout fait espérer que leslouables efforts do quelques physiciens, qui s’occupentspécialement de propager ce genre d’études, parviendront à le rendre plus général. Mais on doit recon -naître que les observations isolées, sans direction com-mune, faites par des méthodes différentes, ne peuventapporter à la science que dos données bien imparfaiteset souvent trompeuses, et que pour arriver à des no-tions positives il serait indispensable d’établir des ob-servatoires météorologiques plus ou moins nombreux,pourvus d’instruments comparables, établis et employéssous la direction de l’observatoire principal de chaquecontrée, avec le concours effectif de l’Etat. Cette idéesi souvent et, à notre avis, si justement soutenue, noprésenterait, du reste, aucune difficulté réelle d’exécu-tion et n’exigerait en France qu’une dépense insigni-fiante, puisque l'administration pourrait trouver, dansles différents corps savants qu’elle emploie, un grandnombre d’hommes qui se chargeraient avec empresse-ment d’observations de cette espèce, si on leur fournissaitseulement les appareils et l'emplacement nécessaires.Le plus grand nombre des observations udométriquesconnues jusqu’à présent sont dues à des ingénieurs del’État. Rien ne serait plus facile que de multiplier lesétudes de cette espèce, sans entraver en aucune façonles travaux habituels des services, et d’arriver ainsi, enfort peu de temps, à une connaissance exacte de cetélément important de notre climat.

La nature des éléments fixes et variables de l’air adéjà été indiquée. On ne reviendra point ici sur ce su-jet, et on se bornera à l’examen rapide des principauxphénomènes atmosphériques qui agissent directementsur la végétation.

I. CALORIQUE.

Le calorique exerce, comme tout le monde le sait,l’action la plus directe sur la végétation. Mais avantd’étudier les effets mêmes de cet agent sur les plantes,quelques explications sont nécessaires.

La température moyenne d’un jour est la somme destempératures observées à différentes époques équidis-tantes de la journée, divisée par le nombre des obser-vations. Plus les observations sont rapprochées, et plus! le quotient ainsi obtenu approche de la moyenne ab-; soluc.