AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
3'",806 à Senthwnite. Dans ccttc dcrnU*rc localité ona recueilli t u \ 107 de pluie dans les seuls mois de no-vembre et de décembre.
On voit, d’après tout ce qui précède, combien il estnécessaire do multiplier les observations pluviométri-ques, pour arriver à des résultats approchés sur laquan-tité totale d’eau qui tombe dans un bassin, puisquecotte quantité varie d'un point à un autre par une foulede circonstances locales. On comprend, à plus forteraison, l'impossibilité où l’on est, quant à présent, decalculer avec quelque exactitude la hauteur annuellemoyenne de la pluie tombée dans une contrée. Aussi,voyons-nous les auteurs donner à cet égard les chif-fres les plus discordants : M. lhivis admet que la hau-teur moyenne de la pluie qui tombe annuellement enFrance est de 1 ,n ,00 au moins; M. de Gasparin l’éva-lue à peu près à 0 m ,750 ; M. Martins évalue cettehauteur h. 0"‘,68l, répartis de la manière suivante parsaison et par climat :
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0,586
26
21
23
34
130
lUhôdanien.
0,946
20
21
23
34
107
jMéditerran.
0,651
26
24
11
41
63
jMoyenncs..
0,681
22
23
23
33
113
Sans aucun doute, les deux derniers nombres soutbeaucoup plus approchés de la vérité que le premier,mais il serait cependant impossible de leur accorder uneconfiance absolue.
Nous nous sommes arretés assez longuement à l’étudedo la pluie L’importance de ce phénomène rendait in-dispensables les développements dans lesquels noussommes entrés, et nous regrettons même que l’espacene nous permette pas ici une discussion approfondiedes faits que nous avons réunis.
Il resterait, pour compléter l’examen des météoresaqueux, à parler des brouillards, des nuages, de laneige, de la rosée, de la grêle, etc. Le cadre restreintdans lequel nous sommes renfermés ne nous permetpas de nous en occuper. Ces différents phénomènesexercent, il est vrai, sur l’agriculture une action trèspuissante, tantôt favorable, tantôt désastreuse ; maisleur étude est encore trop imparfaite, et les observa-tions recueillies jusqu’à présent sont trop peu nom-breuses pour fournir des conclusions un peu générales,ou d’un véritable intérêt pratique.
On a indiqué, en parlant des vents, de la pressionde l’air, etc., les projiostics que l’on peut tirer de cesphénomènes au sujet de la pluie. L’examen de plusieursordres de faits différents permet également de prévoir,avec plus ou moins de probabilité, le retour ou la ces-sation du beau temps. Ces divers pronostics, qu’il se-rait peu philosophique de dédaigner sans examen, neprésentent cependant pas de caractères assez positifs, niassez généraux pour que nous croyions utile de nous y ar-rêter. C’est aux hommes éclairés, dans chaque localité,de recueillir les opinions les plus accréditées parmi leshabitants de la campagne, de les soumettre à l’épreuved’observations prolongées, et de s’assurer ainsi du fon-dement qu’elles peuvent avoir et du degré de confiancequ’il convient de leur accorder. Il arrivera souvent que
l’on trouvera une origine sérieuse et une valeur réelleà des croyances qu’un examen superficiel ferait classerparmi les préjugés et rejeter avec dédain. Les travauxde Wells sur la rosée, la notice de M. Arago sur la lunerousse, et quelques autres écrits que nous pourrions ci-ter, suffisent pour encourager dans cette voie les agro-nomes observateurs.
CHAPITRE III.
AMENAGEMENT I)ES EAUX AU POINT DE VUEAGRICOLE.
Dessécher et assainir les terrains envahis par leseaux et dépourvus d'écoulement; préserver le sol desravages des inondations ; procurer, eu tout temps, auxterres cultivées, le degré d’humidité le plus convenableau développement des végétaux utiles; telles sont lesopérations comprises sous le titre général d’aménage-ment des eaux au point de vue agricole.
Tous les hommes éclairés reconnaissent aujourd'huil’importance pratique des travaux d’irrigation, dedessèchement ou d’assainissement; il serait superflud’insister sur ce point. Les faits particuliers que nousaurons occasion de citer dans les paragraphes sui-vants et les chiffres réunis dans le IX e chapitre, sontd’ailleurs les arguments les plus positifs à présenter àcet égard.
L’aménagement des eaux au point de vue agricole,considéré dans toute sa généralité, comprend l’exécu-tion de travaux très nombreux et très variés. On dé-crira minutieusement ceux que tous les cultivateurs,avec un peu de soin et d’attention, peuvent entre-prendre et diriger eux-mêmes avec succès. Mais onsera forcé par l’espace de passer plus rapidement surles grandes opérations qui exigent le concours de ca-pitaux considérables et de constructeurs expérimentés.
L’intérêt qui s’attache aujourd’hui à cette impor-tante partie de l’art agricole explique, du reste, l’é-tendue relativement considérable de l’espace que nouslui consacrons ici.
L’eau si utile, si indispensable même à l’agriculture,est souvent aussi l'un de ses plus terribles ennemis.Les eaux stagnantes qui imbibent ou submergent lesterres s’opposent plus ou moins complètement à leurmise en culture, et tout le monde connaît les ravagescausés par les inondations et les corrosions des rivesde la mer, des fleuves et des rivières. Avant de cher-cher à utiliser les eaux, il convient d’apprendre à se'défendre de leurs dangereux effets : les premières sec-tions de ce chapitre seront donc consacrées aux assai-nissements, aux dessèchements et aux travaux de dé-fense des rives, et les suivantes aux irrigations et àquelques remarques sur les questions générales quesoulève l’aménagement des eaux au point de vue agri-cole.
On trouvera d’ailleurs au mot hydraulique l’expli-cation de toutes les formules relatives au mouvementdes eaux dont nous devrons faire usage pour détermi-ner le tracé, les sections, etc., des canaux, vannes etautres ouvrages nécessaires aux irrigations et aux des-sèchements.
Première section. — drainage.
Le mot drainage est employé en Angleterre pourdésigner toutes les opérations dont le but est l’égout-tement, raissainissement et le dessèchement, dans unbut agricole ou autre, depuis la construction de touteespèce d’égouts de villes ou de maisons particulières,jusqu’aux plus vastes entreprises de dessèchements delacs et de marais. L’extension donnée et les perfec-