AORieu/ruitK.
AliÜICULTUlîK
plus élevé que les tuyaux cylindriques qui conserventainsi sur ces derniers une véritablo supériorité. Nouseu dirons autant des tuyaux à section de fer à chevalet de pluslîurs autres formes plus ou moins analoguesaux précédentes, et dont il est inutile de donner lescroquis.
Pour éviter l’emploi des manchons et rendre pluscomplètement solidaires les uns des autres les conduitsde drains, on a proposé de terminer leurs extrémitéscontiguës, quelle que soit d’ailleurs leur section, par deslignes courbes s’cnchcvëtrantl’imedans l’autre (fig. 31 ).
C" " C
Fig. 31.
La fabrication de ces tuyaux ne présente pas de diffi-culté particulière et n’exige qu’une légère modificationdans la partie des machines destinées au coupage destubes; mais cette disposition, évidemment inutile quandon emploie des manchons de raccordement, ne sauraitles remplacer et ne doit dès lors être signalée que pourmontrer ses inconvénients. Nous en dirons autant destuyaux garnis de languettes à leurs extrémités, et, engénéral, de toutes les tentatives faites pour modifier ladisposition indiquée en premier lieu, qui paraît êtrele dernier degré de simplicité qu'il soit possible d’ob-tenir. Les tuyaux coniques, s’emboîtant les uns dansles autres, ne peuvent se fabriquer que par des procédéscoûteux et ne mériteraient dès lors aucune attention,quand bien même ils présenteraient quelques avantagesque la pratique des ingénieurs anglais n’a nullementfhit reconnaître.
Fabrication des tuyaux de drainage. Les tuyaux dedrainage se fabriquent à la machine. Un volume ne suf-firait assurément pas pour expliquer les nombreux ap-pareils destinés à cet usage et inventés depuis que ledrainage a pris en Angleterre un si grand développe-ment. Nous nous bornerons à signaler seulementquelques-uns de ces appareils.
La fabrication des tuyauxde drainage est une annexede l’art du briquetier, traitédans le dictionnaire; quel-ques mots suffiront par con-séquent pour faire compren-dre la question à ceux denos lecteurs qui auront prisconnaissance de l’article Rriçue (voyez ce mot).
Choix etpréparationde Far -gile. Toutes les bonnes ar-giles à tuiles, bien purgéesde pierres et de corps étran-gers, conviennent à la fabrication des tuyaux de drai-nage. Les meilleures sontcelles qui se déforment lemoins au feu et fournissentaprès la cuisson les matièresles plus dures et les plus so-nores. La préparation de laterre pour les tuyaux dedrainage est la même, enprincipe, que pour les tuiles;elle doit seulement être faiteavec plus de soin encore;l’expulsion des pierres doitêtre surtout l’objet, d’une at-tention particulière. On em-ploie habituellement pourcette première opération un
tonneau broyeur (voyez Brigue et Mortier ) mis en mou-vement par un ou deux chevaux. Cet appareil donnedes résultats très bons et beaucoup plus économiquesque la préparation à bras ; il est à peu près exclusive-ment employé dans les fabriques de tuyaux de drai-j liage en Angleterre. La préparation de la terre a lieu! d’une manière un peu différente dans les machines deI Claytou dont on parlera plus loin ; mais cette machine,
1 qui a été importée en France , est peu répandue enAngleterre et ne paraît pas de nature à se vulgariser,son prix élevé n’étant nullement justifié par ses avan-tages.
Machines à fabriquer les tuyaux de drainage. Toutesles machiues à tuyaux de drainage peuvent se partageren deux classes : les machines à action continue etles machines à action intermittente ou à pistons. Nousdécrirons avec quelques détails une machine de cha-cun do ces systèmes, et nous nous bornerons à indi-quer quelques-unes de celles qui se rapportent à cesdeux types principaux.
(A). Ma -bines à action continue. Nous nous occuponsd’abord des machines de cette espèce, parce qu’ellessont maintenant les plus connues en France , et qu’ilsuffit d’y apporter encore quelques perfectionnementspour leur donner sur toutes les autres une véritable su-périorité.
La machine d’Ainslie appartient à la catégorie dontil s'agit. Elle est maintenant parfaitement exécutéedans les ateliers do M. Laurent et a figuré dan£ tou-tes nos expositions; elle est employée par quelquesfabricants de tuyaux de drainage de Paris , mais nesemble pas jouir parmi les praticiens anglais de la ré-putation qu’on a cherché à lui faire dans notre pays.
Cette machine (fig. 32) se compose de deux cylindresen fonte tournant en sens contraire. Ces deux cylindresforment l’un des côtés d’un coffre prismatique, dans laface opposée duquel sont ménagées des ouvertures an-nulaires présentant la section des tuyaux que l’onveut fabriquer. Nous appellerons ces ouvertures les fi-lières. La pute argileu&e est déposée sur une toile sansfin placée en avant des deux cylindres et poussée eutro