AGRICULTURE.
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les cylindres par un ouvrier. Les cylindres en tourrant entraînent la terre argileuse et la compriment as-êoz fortement, dans la boite dont on a parlé, pourla for-cer à passer à travers les filières et à se modeler entuyaux. Ces tuyaux, en sortant de la filière, sont reçuspar une toile sans fin très mobile, que Ton ^oit àdroite de la figure, et sur laquelle ils s’étendent sans sedéformer. Pour couper les tuyaux do longueur vou-lue on emploie un fil métallique porté par un châssisauquel on imprime un mouvement convenable, àl’aide d’une manivelle. Le mouvement du fil doit êtrecombiné de telle sorte que le tuyau, malgré son mou-vement de translation, soit coupé bien carrément. Cerésultat est d’ailleurs assez facile à obtenir, et lestuyaux bien fabriqués sont coupés avec une nettetéparfaite.
Quelques expériences ont été faites, au Conserva toire des arts et métiers de Paris , sur la force né-cessaire à la mise en jeu de la machine que l’on vientde décrire. La filière employée donnait des tuyauxde 0 n, ,030 de diamètre intérieur et de 0 D \04o de dia-mètre extérieur ; un seul homme tournant la manivellefournissait 225 mètres de tuyaux à l’heure. Les tuyauxde 0 ,n ,360 de longueur pesaient chacun, en sortant delàfilière, 0 k ,632; après 48 heures d’exposition à Pair ilsne pesaient plus que 0 k ,534, ce qui indique que l’ar-gile était assez fortement humide. On a reconnu, Al’aide du dynamomètre de M. Morin appliqué à l’ap-pareil, que dans ces circonstances le travail dépenséétait de 486 kilogrammètres par mètre courant detuyau ou de 106 kilogrammètres par kilogramme detuyau mou sortant de la machine. Ces chiffres établis-sent que l’ouvrier appliqué à la manivelle produisaitune quantité de travail de beaucoup supérieure à la forcemoyenne de l’homme et qu’il n’aurait pu, par consé-quent, continuer longtemps avec ce degré d’activité.
La machine d’Àinslie est habituellement servie parquatre hommes et trois ou quatre enfants. Deux ou-vriers tournent alternativement la manivelle, un autrefournit l’argile aux cylindres, et le dernier coupe lestuyaux et les enlève de la toile sans fin pour les dépo-ser à coté de lui. Les enfants apportent la terre quel’ouvrier dirige vers les cylindres, et portent au séchoirles tuyaux fabriqués.
La machine d’Ainslie peut fournir par jour 4,800 à2,200 mètres de tuyaux de la dimension indiquée.Elle coûte, prise chez M. Laurent, 750 fr.
Un fabricant français fort ingénieux, M. Champion,a proposé d’appliquer à la fabrication des tuyaux de
venonsde parler .J/mie des faces verticales de cette boite,dirigée à peu près suivant un rayon du disque, est sé-*parée de sa surface par un intervalle de quelques mil-limètres; toutes les autres faces latérales de la boîtefrottent sur le disque. L’argile, déposée en avant de laboîte, est entraînée par le mouvement de rotation dudisque et s’introduit dans cette boîte par l’intervalledont on vient de parler. Elle s’accumule dans cettecapacité, et pressée par la matière qui entre sanscesse, tend & en sortir en traversant des filières couvenablement disposées pour la fabrication des tuyaux oude pièces de tout autre profil.
Parmi les machines à tuyau? à action continue,nous citerons entre autres celle« de M. Franklin et deM. Ethevidge. Ces deux appareils consistent en ton-neaux broyeurs, avec couteaux héliçoïdaux, garnis, àleurs parties inférieures, de filières à tuyaux. Dans lapremière de ces machines, les filières, au nombre dedeux, sont disposées latéralement au tonneau auxextrémités d'un même diamètre; dans la seconde lesfilières sont placées dans le fond même du tonneau,élevé au-dessus du sol, et les tuyaux sortent vertica-lement de la machine. Cette seconde disposition nousparaît moins heureuse que la première, et du restel’inventeur lui-même y a renoncé dans ses dernièresmachines, qui sont garnies de quatre filières établiessur les faces latérales du cylindre, aux extrémités dedeux diamètres perpendiculaires. Les machines dontnous parlons paraissent assez bien appropriées à unegrande fabrication locale; mais elles donnent des pro-duits de qualité un peu inférieure. Ces appareils nesemblent pas devoir être recommandés en France .Leur prix est d’ailleurs assez élevé ? la machine deM. Franklin coûte 875 fr., et celle de M. Ethevidge1,050 fr. Leur manœuvre exige uu cheval, un ou deuxouvriers et six ou sept enfants.
(B) Machines à action discontinue. Toutes les machinesde cotte classe sont établies sur le même principe: lacompression, au moyen d’un piston, de l’argile mollerenfermée dans une capacité garnie de filières à tuyaux.
La figure 33 indique la forme générale de la ma-chine de Scragg, qui, en raison de sa simplicité, deson bas prix d’établissement et de l’excellente qualitéde ses produits, semble Tune des mieux appropriéesaux besoins actuels de la fabrication de nos potiers. Lebanc de la machine porte, à chacune de scs extrémités,une boîte rectangulaire en fonte de 0 U ',25 de profon-deur, de 0 m ,50-do longueur et de 0 n *,30 de largeur. Cesboîtes sont fermées à leur partie supérieure par un
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Fig.
drainage une machine fort curieuse qu’il avait imaginéeantérieurement pour un autre but. Le principe de cettemachine est trop remarquable pour que nous ne lefassions pas connaître. L’argile est déposée sur undisque horizontal en fonte, de 1 m ,20 à l m ,50 de dia-mètre, porté par un arbre vertical recevant, d’engre-nages convenablement disposés, un mouvement derotation plus ou moins rapide. Une espèce de boîte sansfond est fixée au-dessus du disque tournant dont nous
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couvercle à charnière, maintenu par un fort taquet, età leur extrémité antérieure elles sont garnies de fi-lières à tuyaux analogues à celles de la machine d’Ains-lie. Un piston rectangulaire en fonte pénètre danschaque boîte par l’extrémité opposée à celle des filiè-res. Ces deux pistons sont fixés aux deux bouts d’unemême crémaillère horizontale, couduitc par un pignonde vingt dents monté sur le même arbre qu’une rouede ouatre-vingts dents. Cette roue est conduite par un