AGRICULTURE.
AGUICULTUKI-:.
pignon de douze dents. La crémaillère, la roue et les •deux pignons dont nous venons de parler sont cachéspar une boîte enbois mince qui recouvre ces parties delàmachine. Le dernier pignon dont il vient d’être ques-tion est monté sur l’arbre de la grande roue exté-rieure de quatre-vingts dents que montre la figure ; |cette roue elle-même engrène avec le pignon de quinzedents monté sur l’arbre de la manivelle. La longueurde la crémaillère qui porte les deux pistons est telleque l’un d'eux se trouve à l’entrée de l’une des boîtesquand l’autre arrive au fond de la seconde boîte.Lorsque la crémaillère s’avance, l’un des pistons com-prime, par conséquent, l’argile dans une des boîtes,tandis que le second piston sort de l’autre boîte. Unhomme et deux enfants suffisent, à la rigueur, pourmanœuvrer cette machine. L’homme tourne la mani-velle, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, selon lepiston qu’il faut faire avancer, tandis que les enfantscoupent les tuyaux et remplissent les coffres de terreargileuse. Le remplissage de ccs coffres se fait trèsfacilement en soulevant le couvercle et en introduisantla terre peudant que le piston se retire; de sorte quechaque boîte est complètement remplie et prête à don-ner des tuyaux au moment même où l’autre achève dese vider. Avec une boune machine de cette espèce acti-»vement servie, on peut faire, dit-on, jusqu'à 20,000tuyaux par jour. Les tuyaux, en sortant de la filière,sont reçus, comme dans la machine d’Ainslie, par unesérie de rouleaux.
La machine que l’on vient de décrire est peu pesanteet portative. Hile se vend 750 fr. en Angleterre; maison pourrait facilement l'établir en France , où jusqu’àprésentclle n’ost point brevetée, pour 400 ou 450 fr. auplus.
La machine de Clayton, qui a été importée en France depuis plusieurs années, et qui a figuré aux exposi-tions de Versailles , est fondée sur le même principeque la précédente. Mais elle est d'un poids extrême,d’un prix fort élevé et d’une complication mécaniquequi rendrait sou emploi peu avantageux dans une pe-tite fabrique. Cette machine se compose de deux cylin-dres verticaux en fonte, dans chacun desquels se meutun piston métallique. Ccs pistons s’abaissent et s’élè-vent alternativement dans chaque cylindre, et forcentl’argile à s’échapper sous forme de tuyaux ou de bri-ques à travers les filières disposées dans le fond infé-rieur de chaque cylindre. Les tuyaux sortent alorsverticalement, ils sont coupés de longueur et recueilliscomme dans toutes les machines où l’on adopte ce modede sortie, qui présente, du reste, comme on l’a déjàremarqué, plus d’un genre d'inconvénient.
L’un des cylindres de la machine de Clayton serthabituellement à préparer la terre que l’autre cylindrefaçonne en tuyaux ou en tuiles. A cet effet, le fond dece tuyau, au lieu d’être garni d’une filière ordinaire, estremplacé par une forte grille en fer criblée de trousd'un faible diamètre. L’argile comprimée sort en filetsà travers cette espèce de crible, tandis que les pierreset les autres impuretés restent dans le cylindre d’oùon les extrait avant d’introduire une nouvelle propor-tion d’argile. Ce modedepréparation de la terre fournitévidemment de l’argile très pure, mais ne mélangepeut-être pas assez les différentes parties de la masse,et entraîne d’ailleurs à une dépense considérable.Toutes les machines àpiston peuvent, du reste, recevoirau besoin un crible de cette espèee.
Parmi les autres machines à piston, nous signaleronsencore celle de Webster. Elle est entièrement en métal,et pèse huit tonnes Cette machine présente la plusgrande analogie avec celle de Scragg. La fig. 34 per-mettra d’en saisir facilement les dispositions essentiel-les. Cette machine est bien établie, et l’emploi d’uneroue à levier permet de réduire un peu les engrenages ;
mais le prix de la fonte, en France , la rendrait tropcoûteuse pour que son emploi s’étendît beaucoup.
Fig. 3i.
Les machines se prêtent difficilement à la fabricationdes tuyaux do plus de 0 ,n ,09 à ü n, , H) de diamètre.Quand les calibres supérieurs sont nécessaires, on lesfabrique à la main, à l’aide de mandrins, pur les mé-thodes ordinaires.
Sêchaye des tuyaux. Quelle que soit la machine em-ployée, les tuyaux, en sortant de l’appareil qui lesmoule et les coupe de longueur, sont enlevés par desenfants qui les soulèvent en introduisant, dans leurintérieur, des baguettes de diamètre convenable réu-nies en forme de râtelier, au nombre de deux, troisou quatre sur une même machine, et les transportentaux séchoirs. Ces séchoirs sont de véritables étuves oiil’on élève la température jusqu’à 70 degrés, ou desimples hangars semblables à ceux de nos tuileries, etsous lesquels on dispose les tuyaux à plat sur des éta-gères en planches horizontales.
On retourne de temps eu temps les tuyaux en leschangeant de place, et lorsque la dessiccation est forte-ment avancée, on les fait rouler un à un, par des en-fants, sur une pierre unie pour les régulariser et fairedisparaître les déformations qui seproduisent quelquefoispendant le séchage, sur-tout quand l’argile étaitun peu trop molle. Ceroulement des tuyaux,a\ant le dernier séchageet la mise au feu, est re-gardé comme fort im-portant par les praticiensanglais .
Fabrication des collierset tuyaux de raccorde-ment. Les colliers se fa-briquent d’une manièretrès simple : on préparedes tubes d’un diamètreconvenable, et à peu prèsde la longueurordinaire,et, quandilssont en par-tie sécliés, on les roulesur une planche rectan-gulaire (fig. 35) garniede trois lamesd’acier fai-sant une saillie égale àla moitié environ de l’épaisseur du tuyau, et espacéesentre elles de la longueur que l'on veut donner au
Fig. 35 (écli. 0,01).