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AGIUCULTUKL.

AGKICULTUKL.

surtout précieux pour poser les tuyaux a colliers. La |tige entre dans le tuyau qui \ieut s’appuyer contre :l’épaulcment. La longueur de cet épaulement est égaleà la moitié de celle du collier; son diamètre est su-périeur au diamètre intérieur du tuyau et inférieur àcelui du collier; de sorte qu’on maintient ainsi le tuyauet le collier dans la position relative qu’ils doivent occu-per, et qu’il est facile d’introduire l'extrémité libre dutuyau dans le collier précédent, déjà déposé de la mememanière au fond de la tranchée. La tige et son épau-lcment sont en fer dans l’appareil représenté par lafig. 37. Dans celui de la fig. 38, la tige est en boiset se termine, à son autre extrémité, par une espèce depetite pioche qui peut servir à enlever un gravier, ouune petite motte de terre tombée accidentellement aufond de la tranchée.

Les tuyaux sont déposés à l’avance, par des enfants,le long de la tranchée. On les y apporte sur des brouet-tes ou sur de petites civières garnies de deux planchesverticales pour empocher les tubes de rouler.

2. Des différents genres de drains non garnis de tuyauxde terre. Les drains avec tuyaux en terre cuite, garnisde colliers, sont aujourd’hui, nous ne saurions assez lerépéter, généralement adoptés. On ne les remplace quedans des circonstances spéciales et exceptionnelles pard’autres natures de conduits que nous devons décriremaintenant, ne serait-ce que pour éviter à quelquesagriculteurs de les employer sur la foi de certains ou-vrages, reproduction d’anciens livres, et qui les présen-tent à tort comme étant encore aujourd’hui d’un em-ploi étendu.

Drains avec tuiles courbes et solles plates. L’emploi detuiles creuses, posées au fond de la tranchée de drainagesur une solle plate (fig. 39), était déjà un véritable per-

Fig. 39.

fectionnement sur la plupart des méthodes antérieure-ment employées. Mais les tuyaux d’une seule pièceremplacent évidemment avec avantage ces pièces sépa-rées et beaucoup plus fragiles qu’eux. Cependant onpeut encore avoir l’occasion d’employer les tuiles creu-ses, soit pour épuiser d’anciens approvisionnements,soit pour faire des essais de drainage dans des localitésoù les tuiles seraient un objet de fabrication courante,et dès lors peu coûteuses, et où l’on ne voudrait pas,avant d’être éclairé sur les résultats du drainage, faireles frais d’établissement d’une fabrication de tuyaux. Ilest dès lors nécessaire d’entrer dans quelques détails au«ujet de l’emploi de cette nature de matériaux.

Les tranchées destinées à recevoir des conduits entuiles courbes ne different pas, quant à la profondeur,de celles qui doivent être garnies de tuyaux; seulementleur largeur au fond doit être un peu plus considéra-ble, pour que la tuile- plate y entre librement et yprenne complètement son assiette.

La longueur des tuiles plates est quelquefois égale àcelle des tuiles courbes; mais il vaut mieux que cesdernières ne soient que le tiers de la longueur de lasolle, comme l’indique la figure, afin que chaque solleporte deux tuiles entières. Dans tous les cas on placeles tuiles et les solles à joints croisés. Quand les sollessont soigneusement posées et mises en contact entreclloset avec le terrain, on place les tuiles courbes. Il con-vient de les entourer de manière à garnir le fond dudrain avec de la paille ou des gazons, ou toutes au-tres matières filamenteuses, pour empêcher la terre etle gravier de s’introduire dans le canal, à travers les

Fig. 40.

joints si nombreux et tou*jours imparfaits qui exis-tent entre les différentesparties du canal. On tassesoigneusement les premiè-res couches de terre sur letuyau et on achève de leremplir comme de cou-tume. La ligure 40 repré-sente la coupc d’un drainaillai garni.

Lerîiccordementde deuxlignes de drains a lieu aumoyen de tuiles échancrées(fig. 41), les drains prin-cipauxsont formésdedeux

Fig. il.

tuiles courbes, séparées par une solic plate, ou de troistuiles courbes placées l’ime près de l’autre (fig. 42).

La fabrication des tui-les courbes peut so faireau moyen des machinesà tuyaux, en remplaçantles filières circulaires parde simples plaques per-cées d’une ouverture en17, ou bien sans machi-nes, comme les tuiles faî-tières ordinaires. Toute

Fig. 42.

l’attention de l’ouvrier doit se porter sur la partiecourbe qui est sujette à se briser, par suite de la fati-gue qu’éprouve la terre courbée trop brusquement oudans un état de sécheresse trop avancée.

Quelques agriculteurs, trompés par l’apparence dedureté et de résistance de la terre du fond de la tran •chée, ou séduits par l’espoir d’une fausse économie, ontvoulu supprimer les solles plates sous les tuiles cour-bes, ou ne placer ces espèces de semelles que sous lesjoints des tuiles courbes. Ces différents modes d’opéra-tion ne donnent que de très mauvais résultats. Les ar-giles les plus dures, sous l’action de l’air et de l’eau,se délitent et se détrempent rapidement, la tuile courbes’enfonce dans le terrain et le tuyau est bientôt com-plètement détruit ou bouché.

Drains en pierre. Les drains de cette espèce sontformés de petits matériaux jetés pêle-mêle au fonddo la tranchée, ou bien présentent de véritables petitscanaux plus ou moins artistement disposés pour utili-ser les pierres dont on dispose. Cettedernière forme ne saurait en général• être recommandée. L’arrangementdes pierres présente de la difficulté,l’ouvrage se détériore rapidement etle canal sert de refuge aux taupes età d’autres animaux nuisibles qui ac-célèrent encore sa destruction. Lafig. 43 représente une des disposi-Fig. 4o. tions les plus ordinaires de ces sortesde pierréos, que nous ne signalons ici qu’en passant àcause de la rareté des circonstances où il convient deI les employer. Il en est tout autrement des drains rem-