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plis Je petites pierres jetées au busard, 4110 l’on pour-rait appeler drains à pierres perdues; fortement recom-mandés par Smith, ils ont été employés sur une im-mense échelle, ont rendu de très grands services etdoivent encore être préférés dans certaines circonstan-ces particulières quo nous indiquerons. Il convientd’étudier avec soin tous les détails de leur construc-tion.
Les tranchées remplies de pierres cassées, de grosgraviers ou de galets, doivent avoir environ 0"',18 delargeur au fond et présenter, à 0"',38 au-dessus de cefond, limite à laquelle s’arrête la couche de pierres,une ouverture de 0"',23. La profondeur de la tranchée,toutes choses égales d’ailleurs, doit être un peu plusconsidérable que celle qui est nécessaire pour les drainsà tuyaux. L’exécution de ces tranchées ne présente✓ d’ailleurs aucune particularité remarquable.
Quand on peut se procurer des cailloux bien propresou des galets d’une grosseur convenable ces matériauxdoivent être préférés. A défaut de cailloux de cette es-pèce on emploie des pierres parfaitement purgées deterre et cassées de manière que les plus grosses puis-sent passer dans un anneau de U'",076 de diamètre. Deplus gros matériaux pourraient tomber au fond de latranchée cty former, de place en place, de véritables bar-rages. Les petits matériaux d’ailleurs remplissent plus• gaiement l’espace, soutiennent mieux les parois de latranchée et s’opposent plus ellieaccment aux ravagesdes taupes et des rats d’eau. Le cassage des pierres nedoit pas so faire surles bords des drains, mais bien dansdes chantiers spéciaux d’où on apporte les pierres, aumoyen de charrettes, et mieux de camions A bras, quandla distance est assez peu considérable. Le derrière descharrettes ou camions qui servent au transport despierres doit être garni d’une planche à rebord, dispo-sée cou.me l’indique la tig. 44, pour arrêter les pierres
Fig. 44.
qui pourraient se répandre sur le sol quami on les ex-trait avec une pelle de l'intérieur de la voiture.
Dans les travaux soigneusement exécutés on ne scborne pas A jeter pêle-mêle les pierres dans le drain ; onleur fait subir un triage et un dernier nettoyage aumoyen d’un double crible d’une forme particulière, re-présenté par la fig. 4;>. Ce crible est supporté parquatre montants verticaux de 1 "',•)() do hauteur, envi-ron, fixés aux cotés d’une brouette ordinaire. On peutchanger l’inclinaison du crible au moyen des vis qui lefixent au châssis. Le plan du crible supérieur est pro-longé par le fond d’une auge en planche, assez longuepour arriver un pou au delà du bord de la tranchée Aremplir. La planche verticale n. fixée aux côtés pro-longés du crible, a pour but de forcer les pierres, quiroulent sur le plan incliné de l’appareil, A tomber ver-ticalement au fond de la tranchée sans aller choqueret dégrader la face latérale. Cette planche doit venirs’appuyer contre le bord de la tranchée opposé A celuioù sc trouve la brouette. Au-dessous du crible dont onvient de parler, existe un second crible plus fin débouchaut dans la brouette; il retient les petites pierresqui ont traversé le premier crible, les jette dans la
urouette et laisse passer la terre et les poussières mêléesaux pierres. Ces impuretés tombent sur le sol. L’écar-tement des fils du crible supérieur varie de ü u ',040 à0‘\050, et celui des fils du crible inférieur de U‘“,0l0à 0'**,015.
Fig. 45.
L’emploi de l'instrument précédent est extrêmementsimple. Les pierres prises A la pelle dans le camiondont on a déjà parlé sont ve/sées (et non jetées) sur lapartie supérieure de l’appareil, que l’on garnit de tôlepour éviter la trop prompte usure du bois par le chocréitéré dclapclleen fer. Les pierres les plus grosses tom-bent au fond du drain et les plus petites dans la brouette.Quand les pierres sont arrivées dans la tranchée A lahauteur voulue, on déplaceun peu la brouette et on con-tinue le remplissage. On ré-gularise alors sur une petitelongueur avec un ratcau lasurface de l’empierrement,on jette dessus les plus pe-tites pierres recueillies dansla brouette et ou continueainsi jusqu’à l’extrémité dela trandhéc. On pilonne l’em-pierrement a\ec une espècede dame en bois pour le tas-ser et rendre la surface aussicompacte que possible, etenfin on remplit le drain avecla terre qui en a\ait été ex-traite. La fig. 46 représente la coupe en travers d’undrain de 1"’, 10 de profondeur ainsi exécuté.
Deux hommes occupés, le premier, à décharger lestombereaux, le second, A manœuvrer le crible, à éga-liser l’empierrement et A le damer, emploient par heurede travail de 2 m - c,ll,e ,o0 A 3 m cube .00 de pierre. Ocrésultat, observé dans une expérience faite très en grand,n’a pu être obtenu qu’avec d’excellents ouvriers; ilpermet cependant d’apprécier approximativement ladépense de cette partie de l’opération.
On conseille quelquefois de mettre des gazons forte-ment tassés au-dessus de l’empierrement, disposé coninmon vient de le dire. Cette méthode parait vicieuse,puisque le gazon, en sc décomposant, amène un dé-tritus très fin qui s'introduit facilement dans les pierres,et produit ainsi l’effet auquel on voulait s’opposer. Ilvaut mieux couvrir seulement l’empierrement de gra-vier ou de sable et le pilonner avec soin, ainsi que lapremière couche de terre.
Considérés en eux-mêmes, les drains empierrés sont,sons beaucoup de rapports, inférieurs aux drains àtu vaux. Ils sont, en général, plus coûteux que ces
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Fig. 46.
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