AGRICULTURE.
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tion. Quand la ponte du terrain est assez forte pour que 1o.*tte circon.-tanco se pré.-cnte, on partage chaque con-duit en sections à faible déclivité raccordée.- par dos ;chutes. Dan» cette circonstance et dau* quelque? autres,on est donc obligé de faire communiquer entre ellesdeux lignes do conduit* établies à do» niveaux diffé-rents. Lo raccordement peut &'établir au moyen detuyaux inclinés a 45'*, et solidement fix<*.- à leurs ex-trémités dans un petit massif en pierrailles ou en ma-çonnerie. Quand la différence de niveau à racheter e-tun peu cou idérable, ou quand il s’agit de maîtres- idrains de-tinés à donner passage à un volume d'eau !considérable, la méthode précédente n'offrirait peut- !être pas assez de garantie. Le raccordement s’exécute Ialors en briques posées à redan* les unes sur les autres !et formant une sorte d'cscalier. Pour de très petitsdrains, ou pourrait se borner à faire un puisard remplide pierres cassées; le conduit supérieur communique-rait avec la partie supérieure et le conduit inférieuravec le fond du puisard.
Tr<u é et tHrertion des drnins. La pesanteur est la forcequi détermine l'écoulement de l’eau à travers les ca-naux capillaires naturels ou artificiels du massif det. rre sur lequel doit agir un drain. Le tracé des lignesde tranchées doit donc, avant tout, favoriser autant quepo.-sible l’action de cette force.
Lorsque le sol e»t semibiement horizontal, la direc-tion des drains est en elL-même assez peu importante.Il est indifférent qu'ils soient parallèles, perpendicu-laires ou obliques à la direction des sillons; hur dis-position dépend alors de la position des canaux de dé-charge et des moyens d’écoulement dont on di-po.*e.
Mais quand le terrain c.-t iucliné, d’autivs considé-rations influent sur la position des drains. Si la penteest très faible, on comprend que pour assurer l'écou-lement de l’eau dans les tuyaux il faut les diriger sui-vant la ligne de plus grande pente. Plusieurs raisonsconduisent, du re.-te, à adopter la meme règle pour |toutes les inclinaisons du sol. Le canal placé au fondd’une tranchée dirigée suivant la ligne de plus grandepente, se trouve en effet sv métriquement placé par rap-port à la surface, et fait sentir son action, dans unterrain homogène, ii égale distance à droite et à gauche.
Il n’en est pas de même quand le tracé s’écarte de laligne de plu* grande pente. Le drain agit alors entiè-rement du côté où le terrain s'élève, mais son action ise trouve plus ou moins réduite du côté ou le terraindescend, et peut même s'arrêter presque complètement, Icomme il est facile de s’en convaincre à l’aide d'un !dessin très simple, quand le drain e.-t perpendiculaire ,à la ligne de plus grande pente et que le sol présenteune déclivité très prononcée. Dans ce cas extrême,pour que les drains de deux svstèines, l'un perpendi- Iculaire et 1 autre parallèle à la ligue de plu* grande ■pente, pussent produire le même effet d’a-sainissement, il ifaudrait doneque les premierssoieLtmoitié plus rappro-chés que les ?econds. Si, par exemple, dans un terraindonné, un drain fait sentir son action à une distancede 5 mètres, il faudra poser à cette distance les unes desautres les lignes de drains perpendiculaires à la lignede plus grande pente, qui n’agissent que par une ueleurs faces, tandis qu’on pourra laisser un intervalle de10 mètres entre les drains parallèles à cette ligne,puisque chacun d’eux assainit une largeur de o métréssur chacune de ses rives.
Une autre observation, moins générale que la pré-cédente, mais cependant d'une application assez fré-quente, indique qu’il convient de diriger les lignes dedrains suivant la plus grande pente du terrain à assai-nir. Il existe, en effet, dans beaucoup de terrains, desveines plus perméables que l’ensemble de la terre, etqui, sans fournir de véritables sources, dénotent leurprésence par de petits suintements. Ces couches aqui-
fères affleurent généralement la surface du sol, snLautde* ligne- à peu pr s horizontale*, changent *on a-pectet lui donnent sou eut les plu&mau ai es qua.ites. Or,il arri en* n'ccs.-uirement que de* drains perpendicu-laires à la ligne de plu- grande pente, quel que soitd’ailleurs !e soin apporté dan- le choix de leur empla-cement, ou ne rencontreront : as, comme en n 'voyezci-de*.-us fig. 1 I ), cette ligne d’eau, qui viendra de* lorspercer le sol en ', ou bien, pous és à la profim le ir nor-male comme en ils ne couperont qu'en partie la veined eau, et alors la plus grande partie de cj liquide paierason- le drain it viendra atHcurer le sol en >1. Si au con-traire on trac- les drains parallèlement à la ligne deplu* grande pente, comme on le voit de r en ils ren-contreront toute? les veine* d’eau à un niveau inférieurà celui de* anciens affleurements, et recueilleront suc-cessivement leurs produits, pour les conduire vers locanal de déchar e.
Quelques tranchées d'essai ouvertes en différentspoint* de la t<‘ire à drainer, comme on l’a déjà re-commandé, permettront de déterminer facilement, entenant compte des observations précédente.-, la profon-deur et l'écartement des drains; il ne re.-tjra plus qu’àfixer la position des canaux do décharge et celle desdrains principaux.
Les nivellements généraux effectués sur le champtout entier et sur les fossés et rigoles qui peuvent ser-vir à l'écoulement do ses eaux, feront connaître espoints m'i I on devra amener les bouches des drainsprincipaux.
Lo- petits drains pcuvcilt se tracer d'une manièretrè* simple, en général, et qui ne j»ré*ente quelquesdifficultés que dans certains cas particulier.-. Cette mé-thode consiste à décomposer le champ à drainer enplusieurs parties planes et à tracer parallèlement b suns aux autres, à la distance reconnue nécessaire etsuivant la ligne de pins grande pente de chacun 1 : dece* parties plane?, le* drains de dernier ordre. Quandlu direction des sillons coïncide avec celle que nous ve-nons d'indiquer, il convient de profiter des dépressionsdu terrain pour y établir les tranchées On diminueainsi un peu le cube de* torra-sements à exécuter;mais cette considération ne doit pas on faire uéglig rde plus importantes.
Les drains de dernier ordre ayant 0 m .03û à 0 n, ,035de diamètre ne doivent pas avoir plus de 2‘)0 à3Ô0 mè'res de longu' ur. On les fait déboucher dansle* drains principaux ou sous-principaux, et non pusdirectement dans le canal de décharge. Les mauvaisesherbes, bs impuretés de toutes sortes et les animauxpeuvent en effet obstruer facilement quelques une* desextrémités des drains; il convient donc de les réduireà un petit nombre, plus facile à entretenir et à sur-veiller. Ces drains principaux sont établis à 0 ",0‘> ou0"\07 plus bas que les drains dont ils reçoivent leseaux; ceux-ci doivent se raccorder à angle aigu avecles premiers an mo en de petites courbe* dirigées dansle sens dti canal. Il convient d éviter la rencontre dedeux ligne* de drain*, vis-à-vis l'une de l’autre, danslo même drain principal. Il est nécessaire d'établir undrain principal de 0 ,n ,0i à 0 m ,08 de diamètre pour re-cevoir le produit des petits drains de 2 ou i hectare?,sauf à réunir plusieurs de ces drnins principaux dansun maître-drain, qui fait alors fonction de conduite et.mène les eaux dans le canal de décharge. Les drain?principaux et les maîtres-drains sont établis dans lesthalwegs du terrain.
Quelques exemples rendront parfaitement claires le:indications précédentes relatives au tracé des drains.
Les fig. 62 et 63 représentent les plans des drain.-établis sur des terrains de différentes formes. Les li-gnes ponctuées, sur la première figure, sont le horizontales du terrain ; on voit que les drain» de demie 1 .