AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
1er à travers les iissurcs naturelles du terrain, et devenir eusuite se faire jour à do plus ou moins grandesdistances de leur point de départ. Les dispositions re-latives des couches perméables et imperméables, quidonnent naissance aux sources et aux terrains mouillésou marécageux qu’elles produisent, varient à l'infini.C’est par une longue et attentive observation de cegenre de phénomène» que l'on peut arriver à la déter-mination des procédés d'assainissement les plus appro-priés à chaque ca» particulier. Une longue expérienceet un tact spécial ont conduit Elkington, comme onl’a déjà dit, à une habileté dans ce genre do travauxqui n’a pas été dépassée. Il serait impossible de poserdes règles générales et absolues à l’ég.ird des procédésà adopter pour combattre les oilets nuisibles des eauxde source. Quelques exemples suffiront pour faire com-prendre l’esprit de la méthode à suivre; sou ap-plication est du reste assez rare, ce qui la rend beau-coup moius importante que celle qui s’applique auxterrains simplement imbibés d’eau en excès.
Supposons, d’abord, qu’il s'agisse d’assainir un ter-
duites au-dessous do c par dos sotu-pressions tropconsidérables.
Prenons pour second exemple le cas suivant : ïefond des vallées, dans les pays ondulés, est souvent
a
h
Fig. 59.
formé de terre végétale peu perméable comprise entredeux collines de sable, comme l’indique la coupe fi-gure 59. L'eau déborde alors aux points a et 6 et
rnin formé par 'un sol imperméable g, sous lequel,comme l'indique la coupe (fig. 58), viennent s’engagerles couches d’un sol perméable/ - recouvert d'une terreabsorbante e. L'eau tombée sur ce dernier terrain péné-trera dans son intérieur et viendra s’accumuler dans lapartio perméable de la masse *ous le sol imperméable,à travers lequel se feront jour de place en place desrources permanentes c, qui transformeront le terrain(n marais sur une plus ou moins grande étendue.Puis, quand ces sources ne pourront point débitertoute l'eifu qui arrivera dans le sol poreux, le niveaus'élèvera et de fait-scs sources jailliront dans les pointsd. Il pourra meme arriver que, sous l’action d’une fortepression, d’autres fausses sources se fassent jour tem-porairement au-dessous meme des sources permanentesc. La distinction entre les sources permanentes c,qu’Elkington appelle maîtresses sources, et les sourcestemporaires est excessivement importante et doit êtrefaite avec le plus grand soin. On conçoit, en effet, quesi l’on pousse une tranchée de drainage au sein mêmedes sources permanentes, on obtiendra tout le résultatdésiré, tandis que l’on ferait des dépenses presque inu-tiles si on ne pénétrait que dans les sources passagères.Cela posé, dans le cas actuel, le meilleur mode d’as-sainissement consiste évidemment à tracer un drainprincipal en 6, à le mettre en communication pur unsondage ou un puits avec la couche perméable, et en-fin à conduire les eaux recueillies dans toute la lon-gueur de ce drain, par un conduit convenable, jusquedans la rigole de décharge a. Par ce moyen, l’eau nepouvant pas s’élever au delà du niveau du fond du drain6, les sources temporaires d, et permanentes c , seraientsupprimées, aussi bien que les sources passagères pro-
. 58.
transforme eu marécage tout l’espace compris entre cesdoux points. Ce qu’il y a de mieux à faire eu pareilcas est souvent d'ouvrir un drain daus le thalweg on cet do le mettre en communication avec le sous-sol per-méable. L’eau remonte, s’écoule par lo drain, et cessedo produire à la surface du sol les dégâts qu’elle ycausait.
Dans les deux exemples précédents, l’eau remontepar les trous de sonde ou les puits qui mettent eucommunication le sous-sol perméable avec le drain.Mais il arrive aus>i quelquefois que la couche imper-méable sur laquelle repose la veine aquifere elle-même ne présente qu’une assez faible épaisseur, etqu'elle s'étend a son tour sur des bancs absorbants.Dans ce dernier cas, on peut donner une issue natu-relle aux eaux nuisibles, sans avoir besoin de s’occuperde rétablissement de canaux de décharge, en perçantpar un sondage ou un puits cette seconde couche im-perméable, et mettant ainsi en communication la pre-mière couche aquifere avec une coucho absorbante.
On vient de donner quelques exemples d’applicationsdu principe des méthodes d’Elkington ; indiquonsmaintenant le mode d’établissement des communica-tions à ouvrir entre les drains et les parties poreuses.
Quand la profondeur de la couche perméable au-dessous du sol à assainir n’excède pas 3 mètres, ilconvient habituellement de pousser lo drain jusqu'àcette profondeur, soit qu’on le remplisse do pierres,soit qu’on emploie des tuyaux en poterie, et alors ourentre dans l’application des moyens ordinaires. Maislorsque la couche perméable se trouvo au-dessous dusol, à une profondeur telle qu’il serait impossible del’atteindre sans une dépense trop considérable, ou se