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AGRICULTURE.

borne à ouvrir do distance en distance et à coté dudrain lui-même, creusé à la profondeur habituelle, despuits ou des trous de sondage que l’on pousse ju>qu’àla rencontre de la couche aquifère.

La disposition de ces puits est extrêmement simple;ils sont rectangulaires ou cylindriques, et d'une lar-geur seulement suffisante pour permettre à un ou-vrier d y travailler sans trop de gène. On les remplitde pierres cassées jusqu'à la hauteur de celles em-ployées à la construction du drain lui-même, ou bienjusqu’à quelques décimètres au-dessus du tuyau deterre qui sert de conduit, quand on adopte ce mode deconstruction. La fig. GO représente la coupe d'un puitssemblable à celui que l'on vient de décrire, faite per-pendiculairement à la direction du drain auquel il ap-partient.

w ; 4ï%à

w' : v

Fig. GO

Lorsque la profondeur du puits devrait excéderi‘ M ,0 à 4"',5, on le remplace par un simple forage exé-cuté avec la sonde à main (voyez sonda or.), placé à côtérlu drain, comme le représente la fig. G1. On a indiquédans cette figure un drain à pierres >èclies, destiné àconduire un volume d’eau considérable. Cette disposi-tion, rarement employée maintenant, méritait cepen-dant d'être indiquée. Il est bien entendu, d'ailleurs,que les trous de sonde s'appliquent également à touteautre espèce de drains.

L’espace ne nous permet pas d'entrer dans de pluslongs détails sur le drainage des sources. On voit quela méthode se réduit à fournir aux eaux de cette especeun écoulement régulier et assuré qui les empêche deprendre en différents points du sol, de se répandre à-a surface et d’imprégner sa masse entière.

Le drainage des sources, comme on 1 a déjà dit, ?cprésente moins souvent que celui des eaux de pluie;cependant les eaux de source entrent souvent pourune plus ou moins forte proportion dans la masse deseaux surabondantes d'un terrain, et il est peu d'opé-rations de drainage un peu étendues où on ne ren-contre pas l’occadon d’appliquer quelques-unes desméthodes précédentes. Le drainage d'Elkington, en unmot, est un auxiliaire souvent précieux des méthodesordinaires et méritait par conséquent d'être signalé.

b. Volume d'eau entraîné par les drains.

Nous ne pouvons donner aucune règle générale surla quantité d’eau de source à enlever d’un terraindonné. Ce volume d’eau varie d’un lieu à l'autre, etl’expérience seule peut le faire connaître dans chaquecas particulier. Mais l’eau de pluie, dont on a bien plussouvent à combattre les fâcheux effets dans les terreslourdes et compactes, a été l’objet d’études nombreuses

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qui fournissent déjà quelques renseignements intéres-sants.

On a donné précédemment (chap. II, 3 e section, II)des renseignements étendus sur la quantité annuellede pluie dans différentes localités ; il est inutile de rap-peler ces données, auxquelles le lecteur :C reportera.Mais toute l’eau de pluie n’est pas entraînée par lesdrains, une forte proportion disparaît par l'évapora-tion. l’action de la végétation, et quelquefois par l’é-coulement superficiel. Les expérience? directes per-mettent seules de déterminer la quantité d’eau quitraverse le sol pour atteindre les drains. M. Pickinsona fait, dans un autre but, une longue série d’observa-tions pour déterminer le rapport de l'eau enlevée parévaporation à l’eau qui s'infiltre dans le sol. Il s’estservi à cet effet d’un pluviomètre ordinaire, qui luifournissait la hauteur totale d’eau tombée, et d'unejauge de Daîton pour évaluer la quantité d’eau infiltrée.La différence entre ce- deux nombres était portée parl'auteur que nous citons au compte de l’évaporation.La jauge de Pulton, dont il s’agit, est un cylindre enmétal de O 1 ”, 30 de diamètre et de 0"',91 de profon-deur, fermé par nn crible fin à sa partie inférieure etterminé par un réservoir disposé de manière à mesurerl’eau qui s’y accumulait. Le cylindre, rempli de laterre môme du champ où l’on opérait, était enfoncédans le sol de manière que sa base supérieure affleurâtla surface.

Le tableau suivant résume les expériences de M. Pi-ckinson, faites au moyen de l'instrument précédent :

ANNÉES.

l’luio.

Kvaporatîon

Tiltration.

rapport

de la

filtrationà la pluie.

1836

0,787

0,339

m.

0,448

m.

0,37

1837

(1,330

0,339

0,177

0,33

1838

0,360

0,3»

0,216

0,39

1839

0,79 i

0,416

0.378

0,48

1840

0,317

0,337

0,210

0,38

18-il

0,813

0,433

0,360

0,44

1842

0.671

0,372

0,299

0,44

1843

0,672

0,407

0,203

0,30

Moyennes.

U,073

0,386

0,287

0,42

Les nombres obtenus par Palton lui-même sont as-sez différents des*précédents, comme on le voit ci-dcs-sous.

ANNÉES.

1

riuio.

Tvaporatioa

Filtration.

RAPPORT

de la

filtrationà la pluie.

1796

0,778

m.

0,603

m.

0,173

m.

0.22

1797

0,98.3

0,706

0,279

0,28

47JS

0,794

0,606

0,188

0,24

Moyennes.

0,832

0,638

0.214

0,2o

Mais les deux séries d’observations s'accordent sousun certain rapport, c’est que toute l’eau tombée pen-dant le mois de février est absorbée, ainsique l’indiquentles chiffres moyen- suivants :