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AGRICULTURE.

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suffisante. Ces clapets fonctionnent ainsi d'eux mêmes,mais ils sont sujets à se déranger, et ne se fermentquelquefois pas en temps utile, par suite de l'interpo-sition de corps étrangers. On leur préféré donc, pourles travaux d’une importance moyenne, des vannes àtreuil ou à crémaillères, semblables à celles qui serontdécrites plus loin (3 e section)), et que manœuvrentaux heures con enatdes des agents responsables et spé-cialement chargés de ce service. Quant aux portes deflot, elles ne diffèrent pas de celle- des canaux ordi-naires, et leur installation ne peut être confiée qu’à desconstructeurs expérimentés.

Les canaux terminés comme nous venons de l’in-diquer, n* peuvent verser leuis eaux que pendant letemps où leur niveau est supérieur à celui des eauxextérieures. La première recherche à faire, dans ce cas,consiste à dresser des tables, ou plutôt à tracer descourbes, indiquant d’une manière précise les diffé-rentes hauteurs des eaux extérieures pour chaque in-stant d’une marée déterminée, tes tables ou courbes,résultats d’expériences répétées et de calculs assez dé-licats, indiquent le temps que les portes, vannes ouclapets peuvent rester ouverts chaque jour, et les dif-férences successives de niveau qui existeront entre leplan d’eau du canal de dessèchement et celui des eauxextérieures. On possède alors les cléments nécessairesà la détermination, à peu près exacte, du volume d'eauqui pourra s’écouler du canal de dessèchement pen-dant chaque mar 'e, par une ouverture déterminée. Cevolume d’eau doit être égal à celui qui >’est accumulédans le marais pendant le temps réuni de l’ouvertureet de la fermeture des orifices, que l’on peut alorscalculer en conséquence.

Le débouché des canaux émissaires du dessèche-ment n’est point la seule considération à faire entreren l ; gae de compte dans leur établissement. Non-seu-lement il faut qu'ils puissent débiter pendant le tempsde l'ouverture des portes le volume total d’eau à écou-ler, mais il faut encore que la capacité des derniersbiefs soit telle que l'eau qui s’y réunit pendant le tempsde la fermeture des portes puisse y être entièrementcontenue et ne déborde pas sur les terrains voisins. Onest souvent obligé de construire, près de l'extrémité ducanal, un réservoir spécial, pour remplir cette dernièrecondition ; les eaux se réunissent dans ce bassin et ensortent pendant l’ouverture des portes. Ces bassins deréserve permettent, jusqu’à uncertain point, de réduireles orifices, parce qu'ils donnent le moyen d’évacuer,aubu-oin, en plusieurs marées les eaux dont il auraitsans eux fallu se débarrasser en une seule. La capacitéde ces bassins régulateurs, si l’on peut s’exprimerainsi, se détermine toujours assez facilement, danschaque cas particulier, en tenant compte du volumed’eau qu’ils peuvent accidentellement recevoir.

Les marais dont la surface e.->t comprise entre le ni-veau des hautes et basses mers sont en France lesplus nombreux et les plus importants. Ils s’étendentsur une grande partie du littoral de la Manche et del’Océan, et occupent quelquefois d’immenses surfaces.Les départements maritimes du sud-ouest ne contien-nent pas, à eux seuls, moins de 2u(),UO0 hectares demarais de cette espèce. Le département de la Manche ,aux environs de Carentan, renferme aussi de vastespâturages appartenant à cetto catégorie de terrains, etjustement célèbres par leur valeur absolue et la qualitéde leurs produits.

U. Dessèchements à l’aide de machines. Lorsque lasurface des marais est inférieure au niveau de toutesles eaux environnantes, on ne peut parvenir à les des-sécher qu’en élevant les eaux, à l’aide do machines, àun niveau supérieur à celui des mers, lacs ou rivièresqui peuvent les recevoir. Les perfectionnements con-tinuels des roues et machines à éleyer l’eau et l’accrois-

sement progressif de la valeur des terres, donnent àce genre d’opérations un intérêt de plus en plus grand,qui nous oblige à l’étudier avec soin. Un seul ingé-ifeur anglais , M. Glyn, a établi en quelques annéesdix-sept machines, représentant ensemble une forcede 87ü chevaux, et des.inées au dessèchement de plusde 50,000 hectares de marais.

Dan> les dessèchements par machines, l’établisse-ment des canaux de ceinture est, comme on l’a déjàdit, plus indispensable que dans toutes les autres es -pèces de travaux de ce genre. Ces canaux s’établissentdu reste en suivant les règles précédemment exposées,et sur lesquelles il est inutile de revenir en ce moment.

Le volume total des eaux à évacuer chaque année(abstraction faite des sources qui, du reste, sont trèsrares dans les marais de ce genre) est égal au produit dela surface du marais multipliée par l'épaisseur annuellede la couche d'eau de pluie diminuée de l’eau qui s’in-filtre dans le sol et de celle qui est enlevée par l'évapora-tion. La détermination de ces deux dernières quantitésest toujours assez incertaine et ne peut se faire que paranalogie ; mais comme il vaut toujours mieux se tenirau-dessus qu’au-dessous de la vérité, il convient d’es-timer aussi bas que possible ces deux chiffres et de por-ter ainsi un peu trop haut le volume d’eau à enleverEu désignant ce volume, exprimé en mètres cubes, parV, par h la hauteur moyenne à laquelle il faut éleverl’eau, la force, en nombre de chevaux nécessaire,au moteur, supposé constamment agissant, serait ;4000 V. h aV/t

* 75X3I5360ÔÔ* = 230Ü2ÛÜ - En a ™ ela " tBn m,tre

7. le rapport du travail moteur au travail utile pour lamachine élévatoiije que l’on se propose d'employer. Lesmoteurs n’agissant que périodiquement, il convientd’ailleurs, comme on l'a déjà dit, d'être toujours au-dessus de la vérité dans tous les calculs do cette na-ture; de sorte que l'on adopte généralement un nombredouble ou triple de celui que fournit la formule quel’on vient d'indiquer. Il est bien entendu d’ailleursque la capacité des canaux, ou des réservoirs y an-nexés, est suffisante ^four recevoir les eaux d’un grandorage et les conserver jusqu’à ce que la machine, paison travail régulier, ait pu les enlever.

La disposition des cariauxdedesséchement est du restetrès simple ; les eaux, réunies par des canaux, fossés ourigoles plus ou moins rapprochés, sont amenées dansunvaste bassin où la machine élévatoire les prend et lesélève à la hauteur convenable. La capacité de ces réser-voirs, ajoutée à celle des canaux, doit être assez grandepour recueillir toutes les eaux tombées pendant unesérie de jours pluvieux, en sus de ce que peut enleveià chaque instant la machine d’épuisement, afin que leseaux sortant des canaux n’inondent pas les partiesbasses des marais. La pente des canaux dans les des-sèchements de cette espèce peut être plus faible encoreque dans tous les autres; leur section se calcule d’ail-leurs d’après le volume d’eau qu'ils doivent écouler.

Lorsqu'il existe entre les différents points du ma-rais des différences notables de niveau, on partage lasurface en plusieurs zones dont on recueille les eauxdans des bassins situés à des hauteurs inégales, afinde réduire autant que possible, comme on le verradans les exemples suivants, la hauteur à laquelle ilfaut élever l’eau.

Les moteurs ordinairement employés pour les desséchements de marais sont les moulins à vent et lesmachines à vapeur (voyez ces mots). Les machinesélévatoires sont des roues à palettes emboîtées dans descoursiers, des vis d’Archimède , e: quelquefois diversesespèces de pompes (voyez hydraulique, vis, etc.).

En Hollande, on estime qu’un moulin à vent, avecquatre ailes de 12 à 14 mètres de lo ngueur et de 2 mètres