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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

la plus délicate et la plus pénible des dessèchements.On l’entreprend aussitôt que les eaux sont à peu prèsenlevées et que le sol, encore vaseux, peut supporterdes ouvrier!* dont lus pied» sont garni? de planche' quiles empêchent d'enfoncer dans la terre molle. On sèmeen même temp? du colza qui pousse bien sur les ter-rains de cette espèce et concourt énergiquement à laconsolidation du sol.

Dans les dessèchements de l’espèce qui nous occupe,les iW'és et canaux de dessèchement occupant prè» de0,1 de la surface totale.

La surface de Zuid-Plas est de 4,600 hectares en-viron. La dépense du dessèchement s’est élevée à3 millions. #

Dessérliemenf * ngleterre. Depuis vingt ans les ma-chines a vapeur ont presque complètement remplacé lesmoulins à vent dans les nuirais de l’Angleterre. EntreLincoln et Cambridge , il y avait autrefois 700 moulinsà vent; il n’en reste pas plus de 200 aujourd’hui. Lesmachines à vapeur, dans le Lincolnshire , sont aunombre de 70 environ ; leur force varie de 10 à 80 che-vaux chacune. Elles font, en général, mouvoir desécopes et élèvent l’eau de 1 m ,83 à l m ,87 et même à6 m ,09. L'étendue ainsi desséchée u’estpas de moins de89,688 hectares.

Parmi les marais desséchés par la vapeur, on peutciter les suivants :

III. Puilx forêx et puisar Is l.vo banft. Dans tout ce quiprécède, on a supposé que l'eau du marais à dessécherpou.ait s’écoul.r par sa pente naturelle à travers uncanal, ou devait être enlevée par des procédés mé-caniques. Dans certains cas particuliers, quand lacouche imperméable du marais repose sur un sol per-méable et absorbant, on peut se débarrasser des eaux,sans avoir recours à l'ouverture de canaux ou à l'éta-blissement de machines, en perçant la couche im-perméable par un trou de sonde (voyez puits arté-siens, sondage), ou par un véritable puits que l’onremplit ensuite de grosses pierres, et dont on recouvrel’ouverture par uu lit de branchages ou autres sub-stances analogues, formant une espèce de filtre, pourretenir les matières terreuses qui obstrueraieut rapide-

DÉSIGNATION DES MARAIS.

M1CWXES EMPLOYÉES.

Nombre

Foreo.

Deeping-Fen, près Spnlding, Lincolnshire .

hect.

4M 00,00

2

80 et 60

Marsh-West-Fen, Cambridgeshire .

4 454,40

1

40

2424,00

41312,00

1

40

Littleport-Fen, près d’Ely (soixante-quinze moulins à veut étaientautrefois employés dans ce district).

2

30 et 40

2828,00

I

1

60

j Waterbeach-Level, entre Ely et Cambridge .

2020,00

60

Magdalen-Fmi, près Lynn, Norfolk .

1616,00

1

40

March-Fen-District, Cambridge .

11190, SO

1

30

| Feltwell-Fen, près de Brandon.

869,60

1

20

1 Soham-Mere, Cambridgeshire (ancien lac).

643,40

1

40

Quand tontes les eaux étrangères sont détournées 1par un canal de ceinmre, il ne reste à la machine àenlever que l’eau de pluie. Dans ces parties de l’An-gleterre il en tombe souvent O 1 ",66 par an. Mais unepartie est enlevée par l’évaporation, et les ingénieursanglais estiment qu’il suffit de pouvoir ?e débarrasserpar mois d'une quantité d’eau répondant à une couchede piuie de O'",0508, c'est-à-dire de 308 mètres cubespar hectare. Une machine de dix chevaux élèverait cettemasse d’eau à 3“',0i de hauteur en 34 minutes 19 se-condes, c'est-à-dire qu’uno machine de cette force,en faisant seulement vingt journées de douze heurespar mois, pourrait de?sécher 415 hectares environ, Cesont à peu près les données pratiques admises dansle Lincolnshire .

La fig. 77 peut donner une idée de9 écopes à va-peur dont on vient de parler. Elles s’adaptent trèsbien aux machines à sinijle effet de Cornouailles , etleur simplicité nous engage à les faire connaître L’é-cope a 7’",60 de longueur et 9'",14 de largeur diviséepar une cloison verticale et longitudinale en deuxparties égalés. Une machine de soixante chevaux peutélever dix-sept tonnes d'eau à chaque oscillation ; elledépense 1 l ,36 par heure et par force de cheval. 1

ment le puisard ou boiiout» Le marais de 1 Avchaut,en Gatinais, est un des dessèchements les plus impor-tants effectués par cette méthode.

Un puits foré absorbant, ét.-biî à Bondy , a débitéjusqu'à 133 mètres cubes de liquid • eu vingt-quatreheures- Plusieurs résultats analogues ont été obtenuspar différents sondeurs.

Il existe dans quelques localités, à Ctijes par exem-ple, des rm -ae.s naturels qui donnent isaue aux eauxsurabondantes d’un bassiu fermé.

Les puLurds absorbants doivent être ouverts aupoint le plus bas du terrain à dessécher, pour quel'eau puisse y arriver au moyen de rigoles disposéesà cet effet. Ces puisards ont de 4 à 8 mètres de pro-fondeur et 2 ou 3 mètres de diamètre. On leur donneune forme conique, si le sol n’est pas assez résistantpour se tenir suivant des lignes verticales. Si on nopeut pas pousser assez profondément le nuits pour ren-contrer la couche absorbante, on fait au centre untrou de >onde dont le tuyau s’élève à une certainehauteur. L'intervalle compris entre ce tuyau et les pa-rois du trou est rempli de pierres brutes, pour éviterles éboulements, et le tout est recouvert, comme onl’a déjà dit, de pierres plates et de fagots.