AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
g? 1
Fig. 80.
Une bonde de 0 m ,45 de diamètre avec une chargede 3 mètres débite environ 750 litres par seconde.Quand la section des aqueducs est assez grande relati-vement à celle de la bonde, on peut approximativementcalculer le débit Q, par la formule : Q=0,62 . s >/^ghdans laquelle s est la section de Vouverture de la bonde,U la hauteur de l’eau au-dessus do cette ouverture, et3 = 9,81.
Dans les réservoirs un peu importants la prise d’eaupeut se faire au moyen d’un véritable aqueduc cons-truit sous la digue, et dont la tête d’amont est garnied’une vanne analogue à l’une de celles décrites plusloin. Cette vanne se manœuvre de l’extrémité d’unappontement léger disposé comme le montre la fig. 81,
moyen de tuyaux de fonte traversant les digues, enga-gés du côté de l’eau dans une tête en maçonnerie, et fer-més par des vannes en métal glissant dans uue rai-nure.
Quand la profondeur de l’eau atteint 2 ou 3 mètres,la formule de la dépense, pour un tuyau disposé commeon vient de l’indiquer, se ramène, sans erreur notable,à une forme assez simple : en appelant h la hauteurde l’eau au-dessus de l’extrémité d’aval du tuyau, l lalongueur et d le diamètre de ce tuyau, et Q la dé-pense par seconde, on a sensiblement
q=~. o,8o
^ïgh
{/1 + 0,02 i
En avant des vannes ou bondes de prise d’eau il fautmettre des grilles en fer ou en bois pour empêcher lepoisson de sortir de l’étang, ou les herbes d'obstruerles canaux.
Dans les réservoirs d’irrigation il y a souvent unebonde de vidange placée au point le plus bas, et uneprise d’eau plus élevée pour le service des arrosages.Chacune de ces ouvertures est desservie par un canaldo fuite particulier. L’eau est, en général, animéed’une grande vitesse en sortant des tuyaux de prised’eau ; il convient de lui faire perdre cet excès devitesse dans de petits bassins placés à l’entrée des ca-naux de fuite, ou au moins de garnir ceux-ci d’em-pierrements, sur une certaine longueur, pour qu’ils nesoient pas dégradés par des affouillements.
Il existe en Espagne et en Italie un grand nombrede réservoirs d'irrigation. On cite, entre autres, dansco dernier pays, le réservoir de Ternevasio, qui a23 hectares de superficie, une profondeur moyennede 5 mètres, et sert à l’irrigation de 57 hectares deterrain. En France , les grands réservoirs, exclusive-ment consacrés a l’arrosage, sont assez rares ; l’undes plus remarquables est celui de Caromb (Vaucluse ):
quiindique, en même temps,le profil de la digue. Cettedisposition no permet de visiter et de réparer la vannequ’en vidant complètement le réservoir. On peut évitercet inconvénient, pour les réservoirs d’une grande di-mension, en élevant les murs en aile de la figure pré-cédente, avec l’inclinaison de là digue, jusqu’au niveaude l’eau, et plaçant la tête de l’aqueduc à l'aplomb del’arête supérieure de la chaussée. On ménage dans lesmurs en aile, à 4 m ,50 environ en avant de la tête del’aqueduc, deux rainures, où l’on place des poutrellesquand on a besoin de réparer la vanne ou son aque-duc. Enfin, quand 2a profondeur d’eau est très con-sidérable, on fait quelquefois des prises à différenteshauteurs dans l’étang. Les ouvrages de cette espècesont un peu compliqués, et ne sont d’ailleurs néces-saires que pour des réservoirs beaucoup plus vastesque ceux que les simples particuliers peuvent avoir àconstruire. 11 est inutile de nous y arrêter.
On peut encore.faire d’excellentes prises d’eau au
il contient 400,000 mètres cubes d’eau. Sa digue esten maçonnerie, elle a 50 mètres de hauteur et 80 mè-tres de longueur. Les réservoirs moins importants sontassez nombreux \ il serait impossible de les signalertous.
5. Prises d!* eau dans les rivières et ruisseaux. La cons-truction des dérivations et des barrages établis sur lesfleuves et rivières navigables ou flottables appartient àl’Etat. On ne s’occupera donc ici que des travaux d’uneimportance secondaire que les particuliers peuventavoir à entreprendre sur de petits cours d’eau.
Quand 011 veut détourner entièrement l’eau d'unerivière ou d’un ruisseau, ou bien élever son niveau pouratteindre des terrains plus élevés que ceux que l’onpourrait naturellement arroser, on est obligé de re-courir à l’établissement d’un barrage en aval de l’entréede la rigole de prise d’eau. Dans le cas contraire, unesimple dérivation, avec épi plus ou moins long, maissans barrage, suffit parfaitement. Les prises d’eau,