AGRICULTURE.
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dans les rivières ou canaux, peuvent donc s'effectueravec ou sans barrage.
Prises d'eau sans barrage. L’introduction de l’eau,dans le canal de dérivation, peut avoir lieu sans aucunouvrage spécial, ou bien au moyen d’un déversoir, d’unaqueduc couvert traversant les digues de la rivière; ou,enfin, par des vannes ou autres moyens analogues.
Les canaux communiquant librement avecles rivièresou ruisseaux sont exposés, comme les cours d’eau na-turels, à tous les inconvénients des inondations et à defréquents ensablements. Lorsque les canaux débouchentdirectement dans une rivière, il faut, pour éviter qu’ilsne lui enlèvent plus ou moins d’eau qu’ils ne doiventle faire, régulariser parfaitement leur section sur unelongueur de quatre ou 500 mèties, et construire, deplace en place, quelques profils-types en maçonneriepour servir de points de repères invariables à l’époquedes curages.
Les déversoirs limitent le maximum du volumed’eau que le canal peut recevoir en étiage; ils s’oppo-sent jusqu’à un certain point à l’introduction, dansle canal, des sables et graviers, mais ne le protègentnullement contre les inondations.
Les aqueducs de prises d’eau couverts, quand ils nesont pas garnis de vannes, ont les mêmes inconvénients,bien qu’à un moindre degré, que les deux premièresdispositions.
Pour régler l’entrée de l’eau dans un canal, et la sup-primer au besoin, on emploie presque toujours, desmarte-lières. Lestig. 82et83 indiquent le mode de construction
Fig. 82.
d’un ouvrage de cette nature. Les vannes a se meuventdans dés cadres en charpente, formés d’un seuil hori-zontal et d’une série de montants verticaux g reliés parun chapeau r, qui supporte les crics destinés à souleverles vannes. De forts planchers, ou des enrochements,forment un avant et un arrière radier qui s’opposentaux affouillements. Dans les sols peu résistants et dansles ouvrages bien faits, on drague jusqu’au terrain so-lide à remplacement de l’ouvrage; on bat la ligne depieux et palplanchesd surlesquelsreposent les vannes,et, enfin, on coule de chaque côté de cette premièrecharpente de forts empattements en béton. Il est quel-quefois nécessaire de battre en avant de l’ouvrage uneseconde rangée de pieux et de palplanclies f, et de rem-plir de béton ou d’enrochements tout l’espace comprisentre l’aplomb des vannes et cette seconde ligne. Lavanne que représente la figure précédente, en augmen-
tant, au besoin, le nombre des vantaux, suffit pourles plus grands ouvrages de la nature do ceux qui nousoccupent.
Les fig. 84, 85 et 86 indiquent la disposition d’unepetite vanne beaucoup plus simple que celle que I onvient de décrire. Elle suffit parfaitement pour touteslesrigoles d’arrosage, et se place à leur embranchementavec les ruisseaux ou les rigoles d’un ordre plus élevé.Les montants d entre lesquels glissent les vantelles sonten bois ou en pierre. Une vanne à deux ouverturescoûte dans les Vosges environ üü fr.
Dans tous les canaux qui ne sont pas garnis devannes à leur embouchure, il faut toujours ménager, enun point convenable, une enclave en maçonnerie, avecrainures pour recevoir des poutrelles qui empêchentl’introduction de l’eau quand le canal a besoin de ré-parations.
La direction du canal, dans son point de raccorde-ment avec le cours d’eau naturel, fait, en général, aveccelui-ci un angle aussi aigu que possible. L’embou-chure de ces canaux doit offrir un certain évasementraccordé avec les rives du ruisseau par des courbes.Ces raccordements sont défendus des corrosions pardes revêtements en gazons, en clayonnages, en perrésou meme en maçonnerie, suivant l’importance de l’ou-vrage, la rapidité du cours d’eau et la valeur relaii\cdes différents matériaux dans le lieu de la construc-tion.
Prises d'eau avec barrage. Les barrages construits enlit de rivière pour élever l’eau au-dessus de son niveau
Fig. 83.
naturel et établir une prise d’eau ou un moteur hy-draulique sont jiares ou mobiles. On va dire quelquesmots de ces deux classes de constructions.
Le mode d’établissement des barrages f,xes varie avecleur importance, et dépend d’une foule de circontanceslocales. Quelques pieux, des branchages, des pierreset du gravier suffisent pour barrer un très petit coursd’eau et mettre ses eaux à la disposition du cultiva-teur; mais quand il s’agit de travaux plus solides, lesméthodes varient àTinfini.
Los barrages à paroi verticale du côté d’aval sont,en général, rapidement détruits par les affouillementsqui se produisent à leur pied. On les remplace presquetoujours par des barrages à plan incliné. L’une des mé-thodes les plus simples de construction de ces ouvragesconsiste àbattre deux files de pieux et palplanclies (fig. 87;réunis par des moises longitudinales et transversales)