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AGRICULTURE.
a leur partie supérieure, avec le canal d’arrosage, et àleur partie inférieure avec les rigoles d’égouttement.La forme du terrain ne permet pas toujours de mettretous les compartiments en communication directe,comme on vient de le dire, avec les canaux d’égont-t ment et d’arrosage. Dans ce cas, les différents coinpartiments communiquent les uus avec les autres parles petits fossés creusés au pied des bourrelets de terre;leau arrive dans le compartiment le plus élevé et s’é-chappe par le plus bas. On interrompt les communi-cations entre les différents compartiments au moyend’une ardoise, d’une tuile ou d’une planche mince én-oncée dans les petits canaux de communication, auxpoints où ils traversent les digues.
Irrigations par déversement sttr les terrains eti p-ntc.Ce mode d’irrigation est le plus répandu en Franco;il est très économique et convient parfaitement dansles pays montagneux et dans les petites vallées à co-teaux fortement inclinés; il peut également, avecdu soin, s’appliquer aux prairies à laible pente. Ilconsiste, en principe, en une série de rigoles tracéessuivant les lignes de niveau du terrain, répandantl’eau sur le sol par déversement du côté de la pente etalimentées par des rigoles communiquant avec un ca-nal de prise d’eau. On introduit successivement l’eaudans les différentes rigoles horizontales en barrant im-médiatement au-dessous d’elles la rigole alimentaire,au moyen d’un gazor ou meme d'une pelle en bois ouen tôle. L’eau déversée par chaque rigole horizontales’écoule à la surface du sol en pente ; la partie nonabsorbée par la terre, les plantes ou l’évaporation,tombe dans la rigolo suis ante, qui la reverse, à sontour, sur le terrain inférieur avec l’eau qu’elle reçoitdirectement de la rigole alimentaire.
L’écartement des rigoles horizontales dépend de laplus ou moins forte inclinaison du sol, de sa formeparticulière et de son degré de perméabilité. Cet écar-tement varie, dans le plus grand nombre des cas, de-10 à 20 mètres. Pour que l’eau arrise facilement danstoute l’étendue de la rigole de déversement, et se répandc avec régularité, il faut que ces rigoles aient,au plus, une cinquantaine de mètres de longueur.
L’exécution des rigoles horizontales ne présente au-cune difficulté. On détermine, avec un niveau et unemire, des points plus ou moins rapprochés appartenantaux lignes horizontales du sol. On trace à la bêche ouà la charrue, entre les points ainsi déterminés, et ensuivant les ondulations du terrain, les rigoles à ouvrir.On donne quelquefois au fond de ces rigoles, en lesapprofondissant de leur origine à leur extrémité, unepente de (ré,002 à O" 1 ,005 pur mètre ; mais leurs arêtesdoivent être parfaitement horizontales, ce que Ton ob-tient toujours sans difficulté au moyen de légers écrête-ments et de quelques remblais. On peut, du reste, enintroduisant l'eau dans les rigoles, obtenir une ligneparfaitement horizontale pour diriger cette partie dutravail. Les rigoles horizontales ont de 0"‘,08 à 0 m ,025de profondeur, O", 05 à 0"’,18 de largeur au fond, etdes talus plus ou moins inclinés selon le degré de con-sistance de la terre. Les rigoles qui amènent l’eau dela partie la plus élevée du champ alimentent en géné-ral les rigoles horizontales qui s'embranchent sur ellesà droite et à gauche de son cours. Il convient, par con-séquent, pour que l’introduction de l’eau se fasse par-tout avec la même facilité, que la rigole alimentairesoit à peu près perpendiculaire au système des rigoleshorizontales.
La disposition des ouvrages que l'on vient d'indiquerdoit évidemment varier avec la forme du terrain, laposition des canaux de prise d’eau, etc.; de sorte qu’ilest impossible de donner un plan applicable à toutesles localités ; mais les règles générales que l’on vientde poser permettent toujours de tracer les ouvrages
i dans chaque pré donné. Cette méthode d’arrosage s’ap-plique à tous les terrains dont la pente générale dé-passe 0"',0i à 0 w ,0o par mètre.
Le mode d'irrigation dont on vient de parler s’ap-plique très facilement dans les petites vallées, en faisantdans le cours d’eau une dérivation à faible pente,tracée à flanc de coteau, et dans laquelle on fait lesprises d’eau pour les terrains arrosables situés entre larivière et la dérivation. Les eaux surabondantes s’é-coulent dans le lit du cours d'eau qui forme le colateurnaturel de l'irrigation.
Les parties du pré voisines des rigoles, du côté oùelles déversent, s'améliorent plus rapidement que lesautres. Il est bon de déplacer les rigoles tous les deuxou trois ans, en comblant les anciennes avec les terresextraites des nouvelles.
Irrigations sur les terrains disposés en planches incli-nées. On a cherché à obtenir sur les terrains à faiblespentes les avantages de l’irrigation par déversementdont il vient d’être question. On y parvient facilementen disposant le sol en planches présentant une incli-naison de 0”’,04 à (ré,08 par mètre, et séparées par desressauts brusques. On ménage une rigole d’égout-tement au bas de chaque planche et une rigole d ar-rosage au sommet. La longueur des planches estlimitée par celle des rigoles d’arrosage qui ne doiventpas avoir plus de 40 mètres, depuis leur embranche-ment sur la rigole alimentaire jusqu’à leur extrémité.Une longueur de 20 à 25 mètres est généralement pré-férable. La largeur des planches varie de 2 à 6 andins.Les rigoles d’arrosage et d’égouttement ne diffèrentpas d’ailleurs de celles qui vont être décrites eu par-lant des ados.
Irrigations sur les terrains disposés en ados. Ce derniergenre d’irrigation n’est avantageusement applicablequ’aux terrains en plaine ne présentant qu’une assezfaible pente. C’est le mode le plus perfectionné d’ar-rosage, celui qui permet le mieux d’économiser et d’u-tiliser les eaux. Les biffons ou ados sont, comme onsait, des planches de terre plus ou moins longues,présentant deux surfaces en pentes opposées, ou ailes.
Une rigole d’arrosage est ménagée au sommet dechaque billon et une rigole d’égouttement au fond dupli formé par la réunion des ailes de deux biffons con-tigus. La forme, les dimeusions et les dispositions desados varient, dans certaines limites, d'un pays à unautre. Deux exemples suffiront pour faire nettementconcevoir ce genre d’ouvrages.
Les fig. 96, 97 et 98 feront comprendre les disposi-tions le plus généralement adoptées pour l’établisse-ment des ados dans la campine belge(l), où < ette ques-tion a été l’objet de l’étude la plus attentive de la partdes ingénieurs. Le terrain est ordinairement divisé encompartiments de 67"',30 de largeur et d’une longueurvariable avec la distance des rigoles principales d'irri-gation et d’égouttement. Au milieu de chaque com-partiment, et dans le sens de sa longueur, est établiela rigole de distribution a, destinée à alimenter lesrigoles d’irrigation et de déversement b.
La rigole de distribution a s’embranche sur l’une desrigoles principales d’irrigation. La rigole d’égouttementc longe les ados du côté du pignon ; elle reçoit les eauxrecueillies par les petites rigoles d’égouttement d pra-tiquées à l’intersection des ailes qui forment les ados.
La rigole a communique avec la rigole d’alimenta-tion e au moyen d’une buse en bois de 0 m ,2Ü d’ouver-ture (fig. 99). Le plafond de la rigole a présente unepente de 0 ,n ,002 par mètre ; sa largeur est de 0 m ,70. Lacrête de cette rigole est établie à 0 ra ,20 en contre-hautdu plafoud, à son origine. Les talus sont inclinés à 3