Band 
A-F.
JPEG-Download
 

AQUICULTURE.

AGRICULTURE,

(6) Eau élevée par machines. Le prix de l'eau obtenueau moyen de machines varie avec le moteur, la ma-chine employée et une foule de circonstances locales.On a donné quelques renseignements à ce sujet enparlant des dessèchements; on va les compléter parquelques autres indications spécialement applicablesaux irrigations.

Le travail de l’homme est trop cher en France pourêtre appliqué aux irrigations proprement dites. II nesaurait comenir que pour l’arrosage des cultures po-tagères. Examinons donc les machines mues par d’au-tres moteurs : j

4° Machines mues par les animaux. Les bêtes de Itrait peuvent, dans certains cas, être appliquées avecavantage à l’élévation de l'eau pour les irrigations. !En admettant que la machine élévatoire employée soit |mue par un manège et fournisse U,6 de travail utile, 1les nombres de mètres cubes d’eau élevés à 1 mètre dehauteur par jour seront environ :

ra.cub.

Pour un cheval de. 669,0

— bœuf de.622,0

— fine de. 193,5

Ces chiffres permettent de calculer facilement leprix du mètre cube d’eau élevé à une hauteur donnée,quand on connaît le prix de la journée des animaux,la valeur de la machine et sa durée approximative.

2° Moulins à vent. Les moulins à vent sont, en gé-néral, peu convenables pour fournir de l’eau aux irri-gations. L’irrégularité de leur marche oblige presquetoujours à construire des réservoirs d’une grand;capacité , dont les frais d’érablissôment augmententbeaucoup le prix de revient de l’eau. Cependant ilspeuvent rendre des services dans certaines localités, etl’on peut citer d’utiles applications des petits moulins,se régularisant eux-mêmes, établis par M. Durant.

3° Moteurs hydrauliques. Le prix du travail des mo-teurs hydrauliques est très variable; cependant en gé-néral il est assez bas, et toutes les fois que la disposi-tion des lieux le permet on doit l’utiliser pour lesirrigations.

4 U Machines à vapeur. Les machines à vapeur pré-sentent, sous beaucoup de rapports, de grands avan-tages comme moteurs des appareils à élever l’eau poul-ies irrigations; à prix égal il convient toujours deleur donner la préférence. Les nombres suivants ontété généralement adoptés comme éléments de prix pourdifférents projets d’irrigation dans le midi, notam-ment pour les travaux de la Camargue. Ces prix, dureste, paraissent supérieurs à la vérité. On a admisque les machines élévatoires ne donneraient que 0,5d’effet utile, et on a établi les calculs des machines àvapeur sur cette base, ce qui revient à doubler leurforce. Dans cette hypothèse, les prix des machines ontété évalués de la manière suivants :

do 20

à 40 chevaux

40 4 60

60 a 80

80 à 100

Achat par cheval.

1200

1100

1000

900

Transport —

))

»

»

»

Pose —

1-20

100

80

60

Batiments —

500

410

330

230

Le prix des machines élévatoires, dans les meil-leures conditions d’établissement, ne doit pas dépasser450 fr. par cheval. Nous croyons même qu’avec plu-sieurs appareils ce prix serait trop élevé.

Nous allons indiquer maintenant quelques chiffresobtenus par expérience. M. Peyret Lallier, avec unemachine de cinq chevaux seulement, fait un arrosagequi ne revient qu’à 1 2 fr. par hectare, en élevant l'eauil 2 mètres. M. Taylor, de Marseille , a construit pourla Camargue des machines dans le système de Cor-nouailles . qui ne consomment que très peu de charbon et

qui pourraient irriguer, en élevant l'eau à 2 mètres, àraison de 5 à 6 fr. par hectare.

(r) Eau det réservoirs. L’eau de pluie ou de petitscours d’eau, réunie à l’aide de réservoirs, revient ordi-nairement à très bas prix. Le mètre cube coûte :

Au réservoir de Grosbois, canal do Bourgogne . 0,025

— de Chazilly, — — 0,017

— de Cercey, — — 0,007

— de Couzon, canal de Givors . . . . 0,012

t — de M. d’Angeville, à Lauprès. . . 0,0094

A l’étang de Bréviande. 0,0026

(d) Puits artésiens. On cite, aux environs de Tours ,six puits artésiens qui ont coûté ensemble 18,600 fr.,et qui fournissent 80 litres par seconde.

III EMPLOI DES EAUX D’iRRIGATION .

Après avoir indiqué les ouvrages à exécuter pour ob-tenir les eaux et les amener jusqu’aux terres à arroser,il nous reste à faire connaître comment on les emploie,à exposer en un mot la pratique des irrigations.

On distingue trois espèces principales d’irrigations :les irrigations par submersion t les irrigations par dé-versement sur les terrains inclinés, et enfin les irriga-tions sur les terrains disposés en ados. Nous allons in-diquer en quoi consistent ces méthodes d’irrigation,auxquelles se rapportent plus ou moins directementquelques autres systèmes particuliers d’arrosage, né-cessaires à certaines cultures spéciales ou à quelquesopérations particulières.

Eyoutlement. Quelle que soit du reste la méthodeadoptée, il faut que l’irrigateur ait toujours présent àl’esprit ce principe élémentaire de toute irrigation bienfaite : l'eau doit pouvoir arriver partout et ne séjournernulle part. La nécessité de l’égouttement des terresarrosées oblige à créer à côté de toutes les rigoles d’ar-rosage des rigoles d’égouttement, quand la dispositiondu sol ne l’assure pas naturellement. Ces rigoles d’é-gouttement, que l’on désigne sous le nom général decolateurs , ont une très grande importance et formentun réseau aussi étendu que celui qui sert à l’arro-sage. Les rigoles d’égouttement deviennent, en seréunissant, de véritables canaux d’assainissement,dont les pentes et les sections sont réglées de ma-nière à sufîire très largement au débit de toutes leseaux qu’ils doivent recevoir. On peut admettre commerègle pratique que les rigoles ou canaux colateursont a peu près les mêmes'sections que les rigoles etcanaux d’arrosage correspondants et des pentes lïn peuplus fortes que ceux-ci. Cette règle approximative con-duit évidemment à des dimensions qui seraient exa-gérées dans de grands ouvrages,mais qui peuvent con-venir pour des entreprises d’importance moyenne.

Jrriyations par submersion dans les terrains à peuprès horizontaux. Les irrigations des terrains très peuinclinés se font souvent par submersion, en recouvranttoute l’étendue du sol d'une couche d’eau plus ou moinsépaisse, que l’on renouvelle à des intervalles déterminés.La disposition du terrain, pour le3 irrigations de cette| espèce, se rapproche beaucoup de celle qui a été dé-! crite en parlant des colmatages. Seulement les diguesqui forment les bassins partiels se réduisent à de sim-ples bourrelets de 0 ,n ,2ü à U n, ,25 de hauteur environ.Ces bourrelets sont établis horizontalement, formés| avec les terres extraites de petits fossés, ouverts à: leur pied, et servant à l’assainissement du terrainquand on enlève les eaux. L’écartement, des bourreletsde terre dont ou vient de parler dépend de la pentenaturel!; du sol, mais il ne doit en aucun cas dépasser3 f à 4U mètres. Les différents bassins communiquent.