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AGRICULTURE,

AGRICULTURE.

du terrain fixe du reste la longueur qu’il convient deleur assigner, au-dessous de cette limite, pour que lesterrassements nécessaires à l’établissement du niveaude leurs crêtes soient les plus faibles possible. On peutd'ailleurs, quand la pente du terrain le rend néces-saire, partager l’ados en sections horizontales plus oumoins longues, établies à des hauteurs différentes etséparées par do petites chutes égales, en hauteur, à ladifférence du niveau des deux parties de la rigoled’irubibition.

La ianjeur de3 ailes des ados doit être un multiplede la portée du coup de faux dans le pays où on lesétablit, pour que la récolte des foins se fasse avec plusdo facilité. Cette largeur, du reste, ne doit pas êtretrop considérable pour que l’oau n’arrive pas au basde l’aile épuisée de principes fertilisants. Toutes choseségales d’ailleurs, on peut faire des ailes d’autant pluslarges que l'eau est plus abondante et de meilleurequalité et que l’inclinaison adoptée est plus forte.Dans les circonstances ordinaires, une largeur d’ailede G à 7 mètres paraît un maximum, et une largeurde 2 mètres un minimum. Le cube des terrassemeuts,nécessaire à l’établissement des ados sur un terraindonné, est d’ailleurs d’autant moins considérable queleur largeur est moindre. Mais l’économie qui résultede cette circonstance peut se trouver compensée parl’accroissement de sujétiou, d’entretien et de soins ré-sultant de l’accroissement du nombre de rigoles.

étaient rectilignes et parallèles, et où par conséquentles ados avaient des formes rectangulaires. Il n’euest pas toujours ainsi ; mais il faut autant que pos-sible se rapprocher de ces formes, et sacrifier plu-tôt complètement la régularité do quelques planches,pour donner aux autres la disposition la plus avanta-geuse- Il serait impossible de fournir à cet égard desrenseignements un peu complets sans multiplier outremesure les exemples de plans d’irrigations, et sans leurconsacrer une place dont nous ne pouvons disposer.

Fig. 103 (0,001).

Nous avons seulement montré (fig. 103) deux cas élé-mentaires auxquels peuvent se ramener la plupart de

Fig. 104.

La pente des ailes dépend d’une foule de circonstan-ces; en général, plus le terrain est poreux, plus elledoit être considérable ; mais jusqu’à présent il n’existepas d’expériences assez positives pour formuler unerègle générale. On peut dire seulement qu’elle ne doitpas être au-dessous de 0,'"0I ni au-dessus de 0,*”08 parmètre.

L'exposition la plus convenable des ados est du nordau sud, afin que les deux ailes reçoivent également l’ac-tion des influences atmosphériques.

La disposition générale de l’ensemble d’un systèmed’ados dépend nécessairement de la forme du terraindont on dispose. On a supposé, dans tout ce qui pré-cède, que l’on opérait sur un terrain régulier, oùles rigoles principales d’arrosage et d’assèchement

ceux que rencontre la pratique. Quand la rigole ali-mentaire présente une courbe brusque, comme on lavoit à droite de la figure, on dispose les rigolos d’arrosage des ados en éventail, et l’on donne à ceux-ci ladisposition indiquée ; quand, au contraire, la courbe dela rigole principaleest assez peu prononcée, on se borneà donner aux ados une forme trapézoïdale facile à dé-terminer dans chaque cas particulier.

La fig. 104 offre un exemple remarquable de l’en-semble d'un svstème d’irrigation établi dans un terrainde forme irrégulière, obtenu par le dessèchement del’étang Corian, en Bresse . Ne pouvant pas multiplierlesexemplesde plans généraux d’irrigation, nous avonschoisi celui dont il s’agit parce qu’on y trouve réuniesdes dispositions de rigoles et des formes assez variées.