Band 
A-F.
JPEG-Download
 

AGRICULTURE

AGRICULTURE.

La superficie de cet étang est de 30 hectares. Lesparties qui présentaient une pente suffisante, de 0"’,Ü4environ par mètre, sont arrosées par déversement; lesparties plates sont disposées en billous. Dans les eauxmoyennes, les ruisseaux et les sources qui arrosent ceterrain débitent ensemble 133 litres par seconde. Covolume d’eau pourrait par conséquent servir à l'irriga-tion d une surface beaucoup plus considérable. La dé-pense totale s’est élevée à 670 fr. par hectare. L’étangrapportait avant les travaux moins de 25 fr. par hec-tare; il produit actuellement plus de 190 fr. par hec-tare.

Irrigations par reprises d’eau. Dans ce qui précède ona supposé que l’eau ne passait qu’une fois sur le sol, etque celle qui n’était point absorbée retournait immé-diatement dans les canaux d'égouttement. Dans lesméthodes d’irrigation par déversement, on a vu cepen-dant que l’eau en excès pouvait desçendre d’une plan-chesur l’autre, mais toujours plus ou moins mélangée avecde feau venue directement des rigoles d’alimentation.Lorsque l’eau est très peu abondante on est obligé del’employer avec une grande économie, et de faire re-passer sur le sol celle qui n’est pas immédiatement ab-sorbée. C’est ce qu’on appelle irrigation par reprised’eau. Cette méthode peut s’appliquer aux systèmes deplans inclinés et au billonnage. Dans les deux cas la dis-position des ouvrages varie avec l’inclinaison du sol.Nous nous bornerons encore ici à deux exemples, nopouvant pas entrer dans les nombreux détails que né-cessiterait l’examen complet de la question.

Considérons d’abord un pré disposé en plan incliné(fig. 105), sur un terrain présentant une certaine pente

I’ig. 103.

A A Uijfole jilimentîiire.

• ma iSijoles il arrosage de la première planche.i> b b — deuxième planche.

ce c lîienles dVjjmitlement de la première planche arro-sant la troisième.

d'I Uijjoles d éj’ouUement de la deuxième planche arro-sant la quatrième, et ainsi do suite.

générale. L’eau arrivant par la rigole d'alimenta-tion AA sc déversera sur les plans inclinés au moyendes rigoles horizontales a«. J»b. L’eau en excès du pre-mier compartiment sera recueillie par les rigoles d é-gouttement e,c, qui la porteront dans les rigoles do

déversement du troisième compartiment. De mêmel’eau en excès du deuxième compartiment sera répan-due sur le quatrième; celle du troisième sera reportéeau cinquième et ainsi de suite. On voit qu’il faut que lapente générale du terrain soit telle, dans l’excinple con-sidéré, que les rigoles d’égouttement d’un comparti-ment soient de niveau ou un peu plus élevées que lesrigoles de déversement du second compartiment aprèscelui que l’on considère. La longueur de chaque com-partiment doit être calculée en conséquence. Si la pentedu terrain était assez faible pour qu’on fût obligé dedonner trop de longueur à un compartiment, il faudraitfaire passer l’eau d'une série non plus à la seconde sérieaprès elle, mais à la troisième ou même à la quatrième.Dans ce cas il faudrait conduire l’eau du canal directe-ment jusqu’à la troisième série ou même jusqu’à la qua-trième, afin que la cinquième puisse être arrosée parl’eau surabondante de la première, et ainsi de suite.

Supposons maintenant qu’il s’agisse de séries d’ados(fig. 106j, l’échelle de la figure n’a pas permis de re *

A

Fig. 106.

A A Rigole d’alimentation principale arrosantdircrlcnier.ila première division, et par AC G la deuxième.

Il B, (".(dateurs de la première div ision, arrosant latroisième.

DDE. Colalcurs de la deuxième, pouvant arroser laquatrième, et ainsi de suite.

présenter les billons eux-mêmes parallèles aux ri-goles d’alimentation AA. Ainsique l’indique la lé-gende, les deux premières séries de billons reçoiventdirectement l’eau du canal d’alimentation AA. L’eauégouttée de la première série arrose la troisième,celle de la deuxième est conduite sur la quatrième, etainsi de suite. Il faut, pour que cette disjosition soitadmis ible, que le produit de la pente par mètre du ter-rain, multipliée par la longueur d'une série de billonna -ges, soit égal ou même un peu inférieur à la différencede niveau des rigoles alimentaires et d’égouttement dechaque série. Si la pente du terrain était moindre, il