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AGRICULTURE.
avauce précisément avec la môme \itcsse que le labou-rage lui-même. Les voues de devant sont d’ailleursmontées sur une espèce d’avant-train qui permet de
La charrue, comme ou l'a déjà dit, coupe la terrepar bandes verticales au moyen du (‘outre, détachaces bandes avec lo soc, et les retourne à Laide du
Fig. Mo.
les placer obliquement, et de faire tourner la machinesur elle-même, comme une voiture ordinaire.
Formes et direction des labours. La forme donnée auterrain par le labour et la direction des raies ont unegrande influence sur les résultats de la culture, et doi-vent faire l'objet d’un examen attentif dans chaquelocalité donnée. On laboure en biilons, en planches, ouà plat.
Trois labours, aumoins, sont nécessaires pour donnerau sol la forme bombée des biilons. Ce mode de la-bour, qui est très répandu., présente cependant denombreux et graves inconvénients qui devraient lefaire proscrire dans un très grand nombre de cas : lesommet des biilons est trop sec en général, et le fonddes rigoles qui les séparent î-ouffre., presque toujours,d’un excès d’humidité ; les semences et les fumiers ysont mal répartis; l'emploi de beaucoup d’instrumentsperfectionnés y est impossible; enfin, les travaux deculture et de récoltes y sont fort difficiles. Toutefois.,dans des sols peu profonds, ce mode de labour aug-mente, par places,.la profondeur de la terre végétale, etpermet les cultures sarclées, et dans les sols très hu-mides il assure un égouttement assez complet; il peutdonc, exceptionnellement, rendre des services.
Xe labour en planches consiste à partager le champen bandes plus ou moins larges, à surface unie, sépa-rées par des rigoles moins profondes que celles établiesentre des biilons.
Le laboura plat consiste à amener toute la surfacedu sol à être parfaitement unie. Ce labour exige quela terre soit toujours rejetée du même côté, et néces-site, par conséquent, l’emploi des charrues tourne-oreille, ou double soc. Les deux autres espèces de la-bour peuvent s’exécuter avec les charrues ordinaires.
Nous ne décrirons pas la marche à suivre pour for-mer des biilons ou des planches avec la charrue. Uninstant d’observation en apprendra plus à cet égardqu’une longue explication.
versoir. Plusieurs autres instruments, employés en agriculture, sont formés de parties agissant seulement parle principe do l’un des organes de la charrue. Nous al-lons indiquer les principaux d’entre eux.
Les scaitficateurs ou griffons sont des instrumentsessentiellement composés de plusieurs coutres réunis.La forme des ccutrcs et leur modo d’ajustement varientbeaucoup d’un instrument à l’autre. Ces appareils con -viennent pour donner des labours légers, se débar-rasser des mauvaises herbes, etc. ; ils divisent assezbien le sol, à une petite profondeur, mais ils ne leretournent pas, et dès lors concourent très peu àl’aérer.
Le scarificateur le plus répandu en Angleterre estcelui de Biddle, que l’inspection seule de la fig. M6suffit pour faire comprendre. L’cntrurc est réglée aumoyen de leviers. La fig. M7 indique le détail de laforme et de l’ajustage d’un coutre. Cet instrument,tout en fer, coûte 450 à 525 fr. en Angleterre. Sonprix élevé réduit malheureusement beaucoup son em-ploi dans notre pays.
Dans le Midi, on emploie un instrument nommégriffon ; c’est une forte herse à trois ou à cinq coutres,conduite par un homme et un ou deux chevaux; ilest très convenable pour les seconds labours.
Le scarificateur le plus simple est formé d’un triangleen bois dans lequel sont montés trois ou un plus grandnombre de coutres. La petite base du triangle portedeux mancherons comme ceux d’une charrue, et lesommet opposé est garni d’une petite roue que l’onélève plus ou moins pour régler l’entrure.
La fig. 118 représente le griffon ou cultivateurd’Uley, et la fig. 119 le détail de Lun des coutres. Cetinstrument offre une bonne disposition générale, etparaîtrait susceptible de sc répandre beaucoup enFrance , si les constructeurs parvenaient, par des sim-plifications convenables, à le livrer à uu prix moinsélevé.