AGRICULTURE.
AGUICULTUKi:.
tour d’un axe vertical tic manièreà mettre en a\nnt le soc et Je\ersoir propres à rejeter la terredu coté voulu, indépendammentdu sens de la marche de la char-rue. Le mécanisme est d’ailleursdisposé de manière à relever lesoc placé en arrière et à fairemordre au contraire celui qui setrouve en avant. M. de Valcourtavait imaginé une charrue ana-logue à la précédente; mais lesystème des versoirs et des socsétait fixe de sorte qu’il fallait at-teler les chevaux tantôt à uneextrémité de la machine, tantôta l’autre, pour faire fonctionner
Fig. 114.
est très solide et d’un prix modéré. Le plus grandmodèle ne coûte qu’une centaine de francs.
Quand on veut atteindre une grande profondeur, onse sert quelquefois d’une charrue à deux socs, placés àdes hauteurs différentes, de sorte que le premier ouvrele sillon et que le second achève de l'approfondir. Lescharrues ainsi construites laissent beaucoup à désirerjusqu'à présent; de sorte que l’on préfère, en général,effectuer le défoncement à l’aide de deux charrues dif-férentes ; la première ouvre le sillon que la secondeapprofondit. La charrue de Bonnet est spécialementappropriée à cette seconde opération. Son versoir pré-sente d’abord un plan incliné, qui élève la terre assezhaut pour que la surface du versoir, proprement dit,puisse la jeter sur la bande de terre soulevée par lapremière charrue.
Dans ce qui précède, on a supposé que le défonce-ment avait pour but, non-seulement de remuer lesous-sol, mais encore de le ramener à la surface et dele mélanger avec le sol arable. Quand on no veut paseffectuer ce mélange et qu'il s’agit seulement de briseret d’ameublirlacouche inférieure, il faut procédcrd’unemanière différente. On commence par faire passer unecharrue ordinaire, et ensuite on emploie un instrumentdésigné sous le nom de charme sous-sol. C’est une char-rue très forte, mais sans versoir; de sorte que la terrequ’elle remue au fond des raies n’est point ramenée àla surface.
Le versoir étant fixe dans toutes les charrues donton vient de parler, renverse toujours la terre du memecôté, par rapport au sens de leur mouvement, de sortequ’elle se trouve retournée à droite, quand la charruemarche dans un sens, et à gauche, quand elle revientsur elle-même pour former la raie suivante. Cette dis-position présente un grand inconvénient dans uncertain nombre de circonstances, et, pour y remédier,on a imaginé un assez grand nombre d'instrumentsdifférents. Dans les uns, tels que la charrue tourne -son-oreille de Rosé, une pièce mobile, formant à la foiscoutre-soc et versoir, peut tourner autour d'un axedirigé dans le sens de l’âge, et venir à volonté se pla-cer à droite ou à gauche de la machine, de manière àverser le sol fouillé toujours du meme côté, quelle quesoit la direction du mouvement. Dans d’autres appa-reils, tels que la charrue à double soc de M. Dufour,on a réuni deux versoirs, deux coutres et deux socsdirigés en sens opposé. Cet assemblage peut tournerai*-
successivement les deux socs.
On a souvent essayé d’employerà la mise en jeu de charrues trèspuissantes des treuils ou cabes-tans mus par des hommes ou desanimaux ; mais la complication de(tes appareils, les pertes de tempsrésultant des changements île dircctions et leur prix élevé les ontempêchés de se généraliser jusqu'à présent. Il seraittrop long de développer notre opinion a cet égard;mais nous croyons pouvoir avancer que l’applicationdo treuils et autres engins analogues au mouvementdes charrues ne peut conduire qu’à d’assez mauvaisrésultats. Nous avons déjà dit que les charrues-taupes,ainsi employées jusqu’à présent, n'avaient pu com-plètement réussir.
L'application de la vapeur nu labourage a préoccupéun grand nombre de mécaniciens. On a beaucoupparlé, il y a quelques années, de machines à défricher,dans lesquelles la vapeur mettait en mouvement ungrand nombre de pioches, en imitant, d’une manièreassez ingénieuse, comme transformations de mouve-vement, le travail de l’homme. Cette machine, on de-vait s’y attendre, ne s'est point répandue. Le moteuret l’instrument qui exécutent un certain travail sontfaits l’un pour l’autre, et constituent un système plusou moins parfait. Quand on change le moteur, il fautchanger l’outil, et réciproquement. L’auteur de l’ins-trument dont nous parlons s’était donc engagé dansune voie fausse, en cherchant à faire travailler unemachine à vapeur avec des instruments appropriés auservice de l’homme.
On n’a pas mieux réussi en essayant de sub-stituer la vapeur aux chevaux on aux bœufs, enfaisant remorquer par une locomotive, ou tirer parun treuil à vapeur, des charrues plus ou moinspuissantes, mais construites sur les principes ordi-naires. Le seul essai, à notre connaissance, qui pa-raisse dirigé dans un sens convenable, et dont, onpuisse attendre des résultats avantageux, est celui deM. U.'her. La fig. 1 ]*j fera comprendre la dispositiongénérale de cette machine. La partie essentielle del’appareil consiste en cinq disques montés sar unmême arbre horizontal a. Chacun do ccs disques estgarni, comme celui que l’on aperçoit sur la figure, detrois coutrcs è, suivis d’un soc et d’un versoir circu-laires d. L’arbre a, qui porte ce système, reçoit sonmouvement, par l’intermédiaire d’engrenages, du pi-gnon de l’arbre coudé sur lequel agit la bielle du pistondu cylindre à vapeur placé, comme de coutume, surle côté de la chaudière. On règle l’entrurc des coutreset des socs en soulevant plus ou moins, au moyen dela crémaillère < 7 , le levier h. La roue motrice, quandla charrue travaille, reçoit son mouvement du mêmeengrenage que l’arbre n, de sorte que la machine
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