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argiles compactes, qui ne conviennent qu'à un très petitnombre de plantes. Les fèves exigent à peu près lesmêmes soins que les haricots ; seulement, on peut as-sez espacer les plants, pour donner les façons avec lesinstruments à cheval. La fig. 154 représente quelquesvariétés de fèves.
Fig. loi.
La récolte se fait à la faux ou à la'faucille. Les amen-dements les plus convenables pour les fèves doiventcontenir une forte proportion de sels alcalins et dephosphates. Les fèves reçoivent habituellement la fu-mure de la rotation ; mais elles aie la consomment pas etaugmentent même sa fertilité par les racines et lespailles qu’elles abandonnent. La propriété des fèves,de puiser dans l'atmosphère une forte proportion deproduits ammoniacaux, en fait une des plantes les plusutiles à cultiver comme engrais vert.
On recueille, en moyenne, par hectare, 26 hcetol. defèves pesant 88 kilog. chacun, et un poids de fanes àpeu près égal à celui du grain
111. rois.
La paille et le grain des pois fournissent une nour-riture également recherchée par les animaux. Oncultive plusieurs espèces de pois; nous distingueronsseulement :
Le pois de champs ou pois gris. XiCS fleurs sont roses,violacées; sa graine est grisâtre; elle sert particulière-ment à la nourriture des animaux. Il y a des pois grisde printemps et d’hiver; cette dernière variété nepeut être cultivée que dans le Midi.
Le pois cultivé. Les fleurs sont généralement blan-ches; son grain est jaunâtre ou verdâtre; destiné àl’alimentation, ses variétés sont nombreuses. On peutciter, parmi les meilleures espèces, les pois de .Uarhj ,de Clamai t, gros verl normand , les pois mnglais, -etc.
Le pois doit, en général, être placé à la lin des as-solements, et ne jamais se succédera lui-même; si onle semait après lu fumure on obtiendrait, au détrimentdu grain, un trop grand développement herbacé.
Le nombre de labours nécessaires au sol qui doitfournir des pois varie avec la place de cette récolte dansla rotation. Les pois se plaisent dans un sol profondé-ment ameubli, mais qui ne soit pas trop finement pul-vérisé ; il convient donc d’éviter, ou de n’employerqu’avec réserve, la herse et le rouleau. Dans le Midi, onsème à l’automne ; dans le Nord, on préféré générale-ment attendre le printemps. Les semis se font à lavolée ou en lignes. 1 Quand les pois ont atteint U 1 ”,05 à0 m ,06 de hauteur, on donne un léger coup de hersepour ameublir la couche superficielle du sol durcie parles eaux. Les pois cultivés exigent un binage et unfort buttage, pour diminuer leur tendance à s’élever, aupoint d’exiger des rames, qu'on ne peut leur four-nir dans la grande culture.
Le rendement des pois est très variable; le rapportdu grain à la paille est surtout extrêmement différentd'une année ou d’un terrain a l’autre. En moyenne, on
obtient, par hectare, 15 licctol. de graine pesant 70 ki-log. chacun.
IV. VESOES, LENTILLES, etc.
La vesce présente un certain intérêt pour la nour-riture des animaux domestiques. On distingue lavesre voire y qui se sème en automne, la resce Hanche.que l’on sème au printemps; enfin, la vrsre value oude Russie , introduite depuis un certain nombred’années dans la grande culture, qui fournit, dansles terrains convenables, un produit abondant. Cetteplante est peu difficile, n’exige qu’une préparationtrès simple du sol, et vient dans le plupart des ter-rains, pourvu qu’ils ne soient pas trop épuisés.
La vesce produit environ 15 hectol. par hectare,pesant 80 kilogTun, et 3,000 kilog.de paille, qui formeun bon fourrage.
La lentille forme une bonne nourriture pourl'homme et les animaux. Sa farine, introduite dans lepain en proportion convenable, lui enlève sa blan-cheur, mais lui communique une saveur agréable.Cette plante prospère dans les terres légères et grave-leuses; les terres compactes ne lui conviennent pas;on emploie 1 hectol. à 1 hectol. 1/2 de semence parhectare; le produit varie de 10 à 21 hectol. du poidsde 85 kilog.
Le pois clvrhe et la gesse sont deux plantes qui scrapprochent des précédentes, mais dont la culture estréserrée dans un trop petit nombre de départementsméridionaux pour qu’il soit utile de s’en occuper ici.
Troisième section. — Plantes fourragères.
On peut dire, sans paradoxe, que l’état d’un paysdépend du rapport de sa production en plantes four-ragères à l’ensemble de ses autres cultures. De ce rap-port, en effet, résulte celui de la population au nombredes animaux domestiques, qui fournissent au cultiva-teur les forces motrices qu’il emploie, et, au commerce,l’un des éléments les plus précieux de l'alimentationpublique, ainsi que les matières premières des indus-tries les plus importantes. On développera plus loincet aperçu, véritable point de départ de l’économieagricole. Pour le moment, on se bornera, comme^dansles sections précédentes, à faire connaître les faits pra-tiques les plus essentiels do chacune des cultures quel’on examinera.
I. PRAIRIES PERMANENTES.
Presque tous les terrains abandonnés à eux-mêmesse recouvrent d'un gazon formé par la réunion d’unplus ou moins grand nombre d’herbes différentes.Cette végétation, pour ainsi dire spontanée, est sus-pendue dans le Nord par le froid rigoureux des hivers,et ne reprend son activité que pendant le printempset l'été. Dans le Midi, au contraire, elle se continuependant l’hiver, et s’arrête seulement pendant les sé-cheresses des étés brûlants de ces contrées. Enfin, en-tre ces deux climats extrêmes, sur les côtes occiden-tales de notre continent, en Hollande, en Normandie ,en Irlande , etc., l’humidité constante de l’atmosphèreet la douceur des hivers permettent aux herbes de sedévelopper à peu près en toute saison, et de conserversans cesse leur verdure naturelle. Ce sont les paysd'herbages proprement dits, dont l’art des irrigationset une culture avancée permettent de retrouver lesavantages dans des contrées plus favorisées qu’euxsous le rapport de la température.
La nature des plantes qui composent une prairienaturelle dépend du climat, de la nature du sol, dessoinsqu’on lui donne etdu mode d’exploitation. Quellesque soient les herbes existantes à l’origine, la propor-