Band 
A-F.
JPEG-Download
 

AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

nïfuiœmrc, comme sous le nom de cordage, produittoujours de très bons effets.

Parmi les insectes les plus nuisibles aux céréales,on distingue les limaces, le» vers de terre, les larves dehanneton, etc. Il n’existe pas de moyens bien assurésde détruire ces divers insectes; l’un des procédés lesplus efficaces consiste à les étouffer par un roulageénergique au printemps, quand ils se rapprochent dela surface du sol. Le rouleau doCroskill, dontpn a déjàparlé (fig. 125), convient particulièrement à cet usage.

Les maladies produites par les plantes parasites etconnues sous les noms de rouille, d'ergot, charbon oumeilc , et carie, ont été très souvent étudiées. On aminutieusement décrit les diverses variétés de champi-gnons microscopiques qui les produisent. Mais, il fautle dire, ces recherches ont eu, jusqu’à présent un ca-ractère plutôt scientifique que pratique, et on n’estpoint parvenu à trouver de moyens préservatifs effi-caces, si ce n’est contre la carie, qu’un chaulage, exé-cuté comme on l’a expliqué ci-dessus, prévient d’unemanière presque infaillible. Nous ne nous arrêteronsdonc point à décrire ces différentes maladies : cetteétude exigerait de. longs développements et un grandnombre de figures que l*espace ne nous permet pas deplacer ici.

On a indiqué plus haut (chapitre IV) les instrumentsdestinés à la récolte des céréales; on trouvera dansle chapitre VIII l’indication des moyens de conserva-tion et d’enmagasinage des grains ou des pailles.

Dcunime section .— Légumineuses cultivées pour leursgraines.

Les légumineuses, à un petit nombre d’exceptionsprès, puisent dans l’atmosphère une forte proportionde principes azotés, et laissent au sol, par leurs racineset leur chaume, autant de principes organiques qu’elleslui en ont emprunté; de sorte que leur culture neconsomme pour ainsi dire pas de fumier. D’un autrecôté, les graines de cette espèce sont généralementplus riches en azote que celles des céréales ; ces plantesoffrent ainsi ce double avantage, dans les pays pau-vres en bestiaux, de fournir pour l’alimentation del’homme le supplément d’azote qu’il 11 e peut trouverdans la viande, et, eu même temps, de laisser toutle fumier disponible pour les récoltes épuisantes.

Les légumineuses cultivées en France sur une grandeéchelle sont assez peu nombreuses; nous allons signa-ler les plus importantes

I. haricots.

Cette plante est très répandue en France ; elle jouesurtout un rôle important dans le sud-est. Les ani-maux ne mangent cette graine que concassée; les mou-tons et les bêtes à cornes acceptent sa paille sèche.

O 11 cultive un assez grand nombre de variétés deharicots qui se partagent en deux classe* : les haricotsnain s et les haricots à ram^s. dont les tiges ont besoind’être soutenues. Parmi ces derniers, 011 distingue lesvariétés suivantes :

Haricot de Soissons. Graine blanche, plate et grosse,très cultivée dans les départements du Nord.

Haricot sabre. Graine blanche, plate, de grandeurmoyenne, gousse plate, contournée. On le mange vertou sec.

Haricot de Prague . Grain rond, rouge, violet ou pa-naché ; il est très tardif et 11 e mûrit pas toujours dansle Nord. Il a besoin de rames très hautes.

Haricot de Lima. Grain blanc sale, épais et très gros;gousse large, courte et chagrinée ; très productif,mais mûrissant fort tard. Il exige des rames élevées.

Haricot mange-tout. Très cultivé en Normandie .grain blanc arrondi; gousse plate contournée, trèsbonne à l’état frais. Cette variété dégénère rapidementdans les environs de Paris .

Parmi les haricots nains on peut citer les suivants :

Haricot de Soissons nain. Grain semblable au hari-cot de Soissons ramé.

Haricot nain blanc. Graine blanche, petite, aplatie.

Haricot nain sabre. Ne diffère de la \ariété raméeque par la forme de sa gousse.

Les deux variétés précédentes ne conviennent pasaux terrains humides.

Hari'Ot nain blanc d’Amérique. Grain petit, blanc,un peu allongé. Variété très productive.

Haricot solitaire. Grain rouge, violet, marbré deblanc, touffe très-forte. Egalement très productif.

Les haricots suisse et de Uagnolet, à grains mar-brés, sont peu estimés.

Les haricots s’accommodent de climats assez diffé-rents; cependant on est obligé, dans le Nord, de choi-sir les variétés les plus hâtives et de les mettre dansles terres sèches et légères; dans le Midi, au con-traire, il convient do choisir les sols substantiels etfrais.

La culture des haricots exige trois labours. Ondonne le premier, qui doit être très profond, avantPhiver; le second, moins profond, au printemps, suivide deux hersages, et enfin, le troisième, au momentdes semailles. On prend, en général, pour semence,des graines de deux ans, aussi bien choisies et con-formées que possible. On sème en juin dans le Centre,et beaucoup plus tôt dans le Midi ; il faut de 1 à 5 hec-tol. par hectare, selon le développement dos touffes del’espèce employée. Les lignes sont espacées de 0 m ,30à 0 m , J0, et les pieds de 0"‘,I5 à 0 n, ,'20, dans chaqueligne. L’espace réservé entre les lignes ne permet pasl’usage de la houe à cheval; toutes les façons se don-nent à la main. Voici en quoi elles consistent : Quandles plantes atteignent une hauteur de 0°',06 à 0 o, ,08,on donne un léger binage ; on en donne un second,en buttant un peu, quand les fleurs apparaissent, ettrois semaines après on en donne un dernier. On placeles rames de mètre en mètre, eu les réunissant ausommet aussitôt que les tiges tendent à s’entrelacer.

Daas le Midi, on arrose les haricots par infiltration,en introduisant l’eau dans les rigoles formées par lesbinages, toutes les fois que le sol est desséché à plusde 0 m ,05 de profondeur. La récolte des haricots sefait en arrachant les plantes lorsque la plupart desgousses sont mûres. On laisse sécher quelques joursen javelles, et on engrange ensuite. Le battage se faitultérieurement au fléau.

Les haricots, parmi les légumineuses que nous exa-minons, sont les seules plantes qui consomment uneforte proportion de fumier. Ou admet que 100 kîlog.de grain et de paille récoltés consomment 307 kilog.d’engrais normal, ce qui ferait 16,000 kilog. par hec-tare environ. Crud regarde les haricots comme peuépuisants; mais cette opinion manque évidemment deba<c.

L'hectolitre de haricots pèse 77 kilog. On obtient,en moyenne, 29 hectol. de grain et 2,200 à 2,300 ki-log. de paille.

II. FÈVES.

Les fèves présentent deux espèces différentes : lafève de marais et la fève de cheval ou féverolle. Cettedernière est moins grosse que la première; son écorceest plus dure; mais son produit est plus considérable.La fève est employée comme aliment pour l’homme etpour les animaux ; elle est cultivée dans toutes lesparties tempérées de l’Europe , et peut réussir dans les

<=>%