ALAMBIC.
ALAMBIC.
simplicité, et tout à la fois de sa perfection; il est àdistillation continue ainsi que tous ceux que nous dé-crirons dans cet article. Cet appareil se compose detrois parties distinctes : l’alambic proprement dit, lerectificateur et le réfrigérant ou condensateur. Quandl’eau, les huiles et l'alcool passent à l’état de vapeurdans les oqnduits repliés sur eux-mêmes du rectificateuroù la température est maintenue à 77° centig., l’alcoolseul conserve sa forme élastique et se rend dans le ré-frigérant placé à la suite, tandis que l’eau et l’huile sonten grande partie condensées, et retombent dans le corpsde l’alambic, d’où on les retire avec les résidus.
deux lames de cuivre de chaque bras se regardent ; lesbras composés s’écartent quand la température s’élève,et se rapprochent quand elle baisse, par suite de l’in-égale dilatation des métaux qui les composent, et agis-sent par un levier sur le robinet l du bassin d’eau froidequi est en arrière. Ils sont disposés de telle sorte que,quand la température de l’eau du manchon g y s’élèveau-dessus du degré convenable, le robinet l s’ouvre,l’eau froide descend par le tuyau n au fond du rectifi-cateur, et déplace l’eau chaude qui s’écoule par le tuyaude décharge m. La température, de cette façon, esttoujours sensiblement uniforme, et les vapeurs alcoo-
66. 67. 68.
Le système représenté dans les fig. 66, 67 et 70 estcombiné de manière que les vapeurs de toute nature,qui s’élèvent de l’alambic a, soient eu contact intimeavec des surfaces métalliques chaudes, maintenues àune température constante par le moyen d’un manchonrempli d’eau qui les entoure, et dont la chaleur estréglée par un appareil que nous décrirons plus loin.
Le col de l’alambic è (fig. 70) se joint en <; (fig. 67)au fond du rectificateur e, f; des canaux rectangulairest, t,... servent à multiplier le contact de l’eau du man-chon gg, avec les diverses parties du rectificateur. Lescanaux d, d } ... de celui-ci, résultant de cette disposi-tion , sont garnis de nombreuses rangées de tablettesmétalliques munies de rebords sur leurs longs côtés,légèrement inclinées tantôt d’un côté, tantôt de l’autre,et dans le sens de leur longueur, de telle sorte (fig. 67et 68) que l’eau condensée dans une partie de l’ap-pareil soit ramenée à la partie inférieure, et de là dansl’alambic.
Les tablettes de chaque canal sont enfilées sur desbaguettes verticales, et y sont maintenues à l’aide deboulons ou de chevilles; de sorte qu’on peut, en ôtantle couvercle f, retirer les tablettes de l’appareil pour lesnettoyer.
La fig. 69 donne le plan du rectificateur, que l’on adéjà vu représenté de deux manières différentes dansles fig. 67 et 68. h, k, fig. 67 et 69, est l’appareil quisert à maintenir l’eau du manchon à une températureà peu près constante. Il ressemble un peu par la formeà une paire de pincettes. Chaque bras est une barreformée d’une feuille d’acier et d’une de cuivre, soudéesensemble et placées de champ, de telle sorte que les
liques qui arrivent au réfrigérant ont toutes la mêmetension.
La fig. 66 représente le réfrigérant ; sa constructionest celle du rectificateur, fig. 67, seulement les inter-valles i, »,... sont beaucoup plus larges par rapport auxcanaux de condensation d , d... Cet appareil est excel-lent, et il offre l’avantage de pouvoir être aisément vi-sité à l'intérieur et nettoyé. 11 est doublé avec de l’é-tain laminé dont on augmente la durée en y alliant unepetite quantité de cuivre.
Voici comme on opère avec cet appareil. On intro-duit dans l’alambic a la quantité de liqueur fermentéenécessaire pour empêcher le feu d’en endommager lefond. Quand l’ébullition de l’alambic a porté au pointconvenable la température de l’eau contenue dans lemanchon gg, soit à 78°, 80" ou 82", on y ajuste avec unevis l’instrument régulateur h, k; puis on ouvre le ro-binet o du réservoir d’alimentation, en se réglant, pourcela, sur son cadran. La liqueur fermentée coule alorsen mince filet par le tuyau o, f } dans le tube horizontalp, p, et se répand par les orifices de distribution qui laportent dans les différentes cases à tablettes, le long des-quelles elle descend en zig-zag en suivant le sens desflèches, fig. 68.
La liqueur froide, arrivant en minces filets sur dessurfaces aussi multipliées, détruit, sans dépense decombustible , la tendance continuelle qu’a l’eau dumanchon gg à s’échauffer. Elle s’échauffe elle-mêmependant ce parcours et s’évapore en abondance. Aveccette disposition, il suffit que le robinet l fournisse unefaible quantité d’eau froide pour que la chaleur du bainsoit aussitôt tempérée, car le vin, en descendant le long