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ALAMBIC.

ALAMBIC.

des tablettes, a une action réfrigérante bien supérieureh la chaleur produite par la distillation de l’aicool qu’il |renferme. Il est à remarquer que l’on obtientainsi, sans la moindre pression de vapeurdans l’alambic, le résultat distillatoire-le pluscomplet; c’est-à-dire qu’en fort peu de temps,avec très peu de main-d’œuvre et de com-bustible, on produit une quantité considéra-ble d’alcool pur. La vapeur ne rencontre derésistance sur aucun point de l’appareil, tan-dis que, dans presque tous les alambics rcc-tilicateurs inventés auparavant, les vapeursavaientàpercer plusieurs couches du liquide,ce qui ralentissait le travail et nécessitaitune augmentation de température ordinaire-ment préjudiciable. On peut, avec le régu-lateur que nous avons décrit, refroidir au-tant qu’on le veut les vapeurs qui traversentle reotificateur.

On peut adapter ce procédé à un alambicordinaire ; il suffit pour cela de placer, entrele serpentin et l’alambic, l’appareil rectifi-cateur de la fig. 67. La nouveauté de cetteinvention consiste dans l’emploi du régula-teur h k et dans celui des tablettes mobiles,qui sont enfermées dans des cases métalli-ques entourées d’eau. Par cette combinaison,on peut obtenir l’alcool de la qualité désiréeen une seule opération et avec un appareilsimple, solide et facile à diriger.

On peut éviter l’odeur empyreumatiqueque les spiritueux sont sujets à prendre lors-qu’on les distille à feu nu, en faisant plon-

a, dont le col c plonge dans un second alambiccol d de ce dernier alambic communique avec le71.

b; letube

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ger l’alambic dans un bain de lessive de potasse pp(fig. 70); on pourra encore, de cette manière, porterl’intérieur de la cucurbite à une température de 150”,ce qui est bien plus que suffisant. Du reste, on se sertle plus souvent de l’alambic à feu nu.

M. Shears de Southwark a pris, au mois de mars del’année 1830, un brevet pour certains perfectionnementsjngénieux apportés à une disposition particulière d’a-lambics, pour laquelle Joseph Corty avait précédem-ment pris un brevet en 1818, et que la fig. 71 repré-sente. Ces deux appareils du reste ont, parleur dis-position générale, la plus grande ressemblance avecl’appareil à distillation continue de Laugier, sur lequeliis semblent en partie calqués, et que nous nous dispen-serons de décrire ici, pour ne pas surcharger cct articleL’appareil de Corty consiste dans un premier alambic

recourbé ee , qui débouche au fond de l’appareil decondensation ff, qui est un véritable rectificateur; c’est♦cet appareil qui constitue, à proprement parler, le brevetde Corty. Des plaques convexes « ii, placées horizonta-lement dans chacun des compartiments qui le compo-sent, servent à condenser les matières aqueuses quiretombent dans l’alambic b, tandis que l’alcool, trèspur et très concentré, se rend par le tuyau g h dans leréfrigérant qui n’est autre qu’un serpentin ordinaire.Un robinet k permet de faire arriver un filet continud’eau sur le rectificateur pour le rafraîchir.

Les perfectionnements apportés par M. Shears sontindiqués dans les fig. 72, 73 et 74. Au-dessus de l’a-lambic. est placé l’appareil rectifiant ou série de boîtesde condensation dont nous avons déjà parlé. Les vapeursformées dans la cucurbite circulent successivement le