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A-F.
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ALÈSOIR.

ALGÉRIE .

redescendre l’arbre, on régie lu position du cylindre aumoyen des vis », et on serre fortement les écrous et leschaînes.

Pendant la marche, l’arbre creux tourne, mais il estimmobile dans le sens de sa longueur, c’est le plateau Xoù sont fixés les burins qui descend peu à peu au moyende la disposition suivante :

Une pièce Q circulaire que l’on peut envisagercomme un grand écrou, porte intérieurement un filettrès peu incliné qui ne fait que deux ou trois fois letour; une roue 1*, dont les dents sont taillées convena-blement pour s’engager dans les filets de l’écrou etdont l’axe est horizontal, est entraînée par l'arbre Y‘auquel clic est fixée par des supports, dans son mouve-ment de rotation ; il est facile de comprendre que cetteroue tourne autour de son axe avec une vitesse trèsfaible; son mouvement de rotation est communiquépar l’intermédiaire d’un pignon S, à une roue O, aussitixée sur l'arbre vertical, et dont l’arbre porte un se-cond pignon engrenant avec une crémaillère q.

Cette crémaillère pénètre dans l’intérieur de l’arbrevertical, et est assemblée à sa partie supérieure avecune traverse p aux deux extrémités de laquelle setrouvent deux tringles méplates ?» qui soutiennent leporte-outils N. On conçoit qu'à mesure qu • la crémail-lère descend, les tiges m qui sont liées avec elle, déter-minent le mouvement descensionnel du porte-outils X.

Le plateau X porte à son pourtour deux outils ouburins en acier, qui attaquent simultanément la matière.

< es outils sont serrés dans des trous pratiqués dans b*plateau au moyen de vis o. Quelques cnn.-tructour.-'emploient une seconde \ is qui pousse le lmriu dans lesens de sa longueur, et qui, tout en l’empêoliant de re-culer permet de le fixer à la distance convenable ducentre de rotation.

Quel que soit le nombre d’outils placés à la circonfé-rence du plateau, il faut les disposer de manière «à leurfaire partager le travail afin d’éviter leur éelnmffe-ment, et des vibrations nuisibles à la perfection de l’a-lésage. Les outils qui décroûtent sont situés plus bas etmoins avaucés vers la circonférence, ce sont eux quifatiguent le plus, mais ils laissent moins à faire auxautres et l'alésage est plus parfait. Ledernicr outil à laforme d’une plane de tourneur, c'est-à-dire, qu'il a sonarête tranchante parallèle à l’axe de rotation, et qu’ilne fait, pour ainsi dire, que polir la matière. Aussi,quand on prend les précautions convenables, le cylin-dre est poli à l’intérieur comme une glace, sans qu’onsoit obligé de donner une seconde passe. On a diffé-rents plateaux, porte-outils suivant le diamètre descylindres à aléser.

Ordinairement on rode les cylindres qui sortent del’alésoir; on les place alors horizontalement ou incli-nes, on tait marcher dans le sens de la longueur unemasse de plomb, et on jette dans le cylindre, que l’onfait tourner peu à peu, de l’eau et de l’émeri ; on ob-tient ainsi une surface striée dans le sens de la lon-gueur, ce qui facilite beaucoup la marche du piston etdiminue les chances d'usé.

Quelques grands alésoirs verticaux établis dans dif-férents ateliers, présentent une disposition un peu dif-férente de celle que nous usons décrite. Le mouvementdescensionnel est communiqué au porte-outils par unevis placée dans l'intérieur de l’arbre, ou par deux visplacées de chaque côté. Lnfin, l’alésoir tout entier estsouvent établi dans une fosse placée dans le sol, où1 ou descend le cylindre. Cette fosse est recouverte parun plateau situé au niveau du sol de l’atelier.

Xous avons dit (pi’on employait encore dans les ate-liers de construction, de petits alésoirs destinés à tra-vailler des coussinets, des moyeux de roues d’engre-nage, des trous de manivelles, etc. Leur dispositionest en général assez simple ; l’arbre est vertical et passe

dans un coussinet fixé au plateau horizontal sur lequelon place la pièce à aléser; l’outil, ou burin, entre dansune mortaise pratiquée dans cet arbre, et on l’y serrepar une clavette; outre son mouvement de rotation,l'arbre possède un mouvement lent dans le sens de salongueur. Quelquefois l’arbre ne descend pas, il nefait que tourner, et on fait marcher l’outil horizontale-ment ; on exécute alors une surface plane, et la ma-chine se transforme en machine à raboter.

On emploie cette disposition sur l’alésoir verticalpour dresser les parties planes par lesquelles le cylin-dre s’ajuste à son fond et à son couvercle, on fixe surl’arbre une pièce horizontale, portant une coulisse oùmarche une petite pièce dansJaquelle on place l’outil,cette pièce forme l’écrou d’une vis située dans la cou-lisse et qui se termine, par une étoile en dehors de lapièce horizontale; à chaque, tour de l’arbre, une desbranches de l’étoile rencontre un arrêt, l’étoile et lavis tournent d’une petite quantité, l’outil avance dan3sa coulisse, et une nouvelle portion de la matière estattaquée. * dubîkd.

ALGERIE. L’avenir industriel de l’Algérie , la seulequestion que nous puissions traiter ici, et son impor-tance relativement à la richesse de la France , sont en-core trop incertains pour qu’il soit possible de rien éta-blir de positif à eet égard. La possibilité des culturestropicales, et particulièrement du coton, ne paraît pasêtre encore démontrée, au moins à un prix de revientavantageux, surtout avec les efforts que fait le gou-vernement pour organiser la petite propriété, si néces-saire au point de vue politique, mais qui ne peut guèreproduire que les objets nécessaires à la nourriture descolons, devenus le but et non le moyeu de la coloni-sation.

Mais si le littoral et les jilaincs fertiles de l’Algérie doivent être occupés par une nombreuse population eu-ropéenne, les parties plus reculées, les immenses éten-dues qui bordent le désert , et le Sahara lui-même, oùla végétation pousse encore quelques toufFcsd’hcrbcs, nepeuvent être utilisés qu’au parcage et à l’alimentationdes bestiaux. Au veste il n’v a pas à créer sous ce rap-port ; la population arabe, presque tout entière pasto-rale, élève d’immenses troupeaux qui constituent toutesa richesse.

On pourra cependant, nous le croyons du moins,régulariser et augmenter cette production. Que l’onétudie ce que les Hollandais ont fait à Java, où le sol,comme dans l’Algérie , est presque entièrement propriétéde l’Etat, pour développer la culture du café, qui estpour la métropole la source d’énormes revenus, tant enfaisant payer l<*s impôts <*n nature qu’en assurant lajouissance paisible du sol, les moyens de production etsurtout d’échange aux populations malaises, et nous nedoutons pas qu’il ne soit possible de développer dansl’Algérie, au grand profit de la France , une immenseproduction de bestiaux, de cuirs, mais surtout de lai-nes, la matière première de l’industrielaplus importantepeut-être de la France , celle qui est le plus en avancesur les industries étrangères, et dont les progrès ne sontlimités que par le prix élevé de la matière première.

La question à résoudre à cet égard sc réduit à ceci :suffît-il de compter sur le commerce, sur l'intérêt de larace arabe pour le développement de son industrie, oufamlrait-il, comme l’ont fait les Hollandais à Java pourla race malaise, forcer cette production par les institu-tions, et faire du gouvernement de l’Algérie , non seu-lement un commandement militaire, mais encore uneexploitation industrielle V Four qui connaît les merveil-leux résultats du système hollandais, et l’apathie desArabes , nous croyons que la réponse ne saurait êtredouteuse. Les faits rapportés ci-dessus, ceux de la pro-duction de l’indigo et de la soie, dans l’Inde anglaise,au profit- de l’Angleterre, prouvent qu'il ne suffît plus